Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2404011(TA38-2404011)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers était inopérant, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régissant déjà la situation des ressortissants marocains pour les titres de séjour liés à une activité salariée. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation personnelle et professionnelle de la requérante dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés.
N° TA38-2306597(TA38-2306597)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la requête de M. A, qui contestait un permis de construire accordé par le maire des Houches à M. et Mme B. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'affaire ne présentant plus de questions à juger, le tribunal a ordonné le classement sans suite. Les conclusions de M. et Mme B tendant à la condamnation de M. A au titre de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées, aucune circonstance ne justifiant une telle condamnation.
N° TA38-2306883(TA38-2306883)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Thonon-les-Bains. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas notifié son recours contentieux au bénéficiaire du permis et à la commune dans le délai de quinze jours francs suivant le dépôt de sa requête, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, cette formalité substantielle n'a pas été accomplie en temps utile. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2104265(TA38-2104265)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi de deux requêtes visant à engager la responsabilité de la société Enedis et de la commune de Val-Cenis suite au décès de M. G C, survenu le 1er juillet 2016 lors de travaux publics, après qu'une ligne haute tension soit entrée en contact avec son camion benne. Les requérants, sa compagne et ses enfants, demandaient réparation de leur préjudice d'affection à hauteur de 25 000 euros chacun, tandis que la CPAM réclamait le remboursement de ses débours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la prescription quadriennale était acquise pour la commune et qu'aucune faute de nature à engager sa responsabilité n'était établie, et que la responsabilité sans faute d'Enedis n'était pas engagée en l'absence de lien de causalité direct entre le défaut de hauteur réglementaire de la ligne et l'accident, ce dernier résultant d'une faute de la victime. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2405594(TA38-2405594)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble donne acte du désistement pur et simple de la requête introduite par la SCI 16 Chênes Verts et M. A, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du maire de Saint Michel sur Orge. Le tribunal constate que rien ne s'oppose à ce désistement, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2104218(TA38-2104218)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’une requête en plein contentieux par les enfants de M. F B, décédé par électrocution le 1er juillet 2016 après que la benne du camion sur lequel il travaillait est entrée en contact avec une ligne haute tension. La responsabilité sans faute de la société Enedis, concessionnaire de cet ouvrage public, a été retenue, le dommage présentant un caractère accidentel et la société n’ayant pas contesté sa responsabilité. Le tribunal a accordé 5 000 euros à chacun des deux enfants majeurs et 15 000 euros à la fille mineure en réparation de leur préjudice moral, rejetant le surplus des demandes. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
N° TA38-2201944(TA38-2201944)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant serbe, contestant le refus verbal d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint de Français. Le tribunal a constaté que, postérieurement à ce refus, M. B avait déposé une nouvelle demande qui a été rejetée puis annulée par un précédent jugement. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et accessoires, estimant que le litige initial était devenu sans objet. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2402264(TA38-2402264)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 4 septembre 2024, du désistement pur et simple du préfet de la Haute-Savoie de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait à obtenir l'annulation d'un arrêté du maire de Cervens accordant un permis de construire trois maisons à la société Groupe Meynet Immo. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2307475(TA38-2307475)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint Gervais les Bains. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2206747(TA38-2206747)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 22 août 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile ivoirien. Le tribunal estime que l'OFII a méconnu l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'absence unique de M. A à un entretien, après huit présences antérieures et un changement de date, ne constitue pas un manquement aux exigences des autorités. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. A à compter du 22 août 2022.
N° TA38-2202876(TA38-2202876)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du préfet de l'Isère du 15 septembre 2021 refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante angolaise, et de lui délivrer un récépissé. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrement pour absence de carte d'identité était illégal, car la production d'un document d'état civil, et non d'une carte d'identité, suffit selon les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a enjoint au préfet d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé sous huit jours, sans astreinte.
N° TA38-2202031(TA38-2202031)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 31 janvier 2022 par laquelle le préfet de la Drôme avait rejeté la demande de regroupement familial de M. B pour son épouse marocaine. Le tribunal a jugé que cette décision, prise sous la forme d’un formulaire type sans autre motivation, était entachée d’un défaut d’examen de la situation personnelle de l’intéressé, notamment au regard de sa vie familiale et de l’intérêt supérieur de son enfant. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 434-2 et L. 434-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
N° TA38-2403728(TA38-2403728)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de la Haute-Savoie d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Perrignier pour 30 logements. Le préfet s’est désisté purement et simplement de sa requête, ce dont la société bénéficiaire du permis a pris acte. Par ordonnance du 4 septembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA38-2403727(TA38-2403727)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par une ordonnance du 4 septembre 2024, du désistement pur et simple du préfet de la Haute-Savoie de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait à obtenir l'annulation d'un permis d'aménager accordé par le maire de Margencel à la SARL Cap Promotion. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406639(TA38-2406639)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté du travail et à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas d'une situation nécessitant une intervention dans un délai de 48 heures, et que la demande était mal fondée, la délivrance de l'attestation relevant de l'instruction de sa demande de titre de séjour. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406159(TA38-2406159)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 4 septembre 2024, a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B. Celle-ci avait saisi le tribunal d’un recours hiérarchique contre une décision du préfet de l’Isère classant sans suite sa demande d’acquisition de la nationalité française. Le juge a rappelé qu’il ne lui appartient pas de se prononcer sur un tel recours, qui doit être directement adressé au ministre de l’intérieur. Cette décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2104206(TA38-2104206)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B, parents d’un ouvrier décédé électrocuté le 1er juillet 2016 lors de travaux publics, afin d’engager la responsabilité sans faute de la société Enedis (concessionnaire du réseau électrique) et de la commune de Val-Cenis (maître d’ouvrage). Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires des requérants, estimant que la victime avait commis une faute inexcusable en utilisant un camion benne inadapté sous une ligne haute tension dont la hauteur était conforme à la réglementation. Il a également écarté les appels en garantie formés par Enedis contre la société HMTP et la commune, faute de lien de droit public pertinent. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage et du concessionnaire, tempérés par l’exonération pour faute de la victime.
N° TA38-2400555(TA38-2400555)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C et de Mme E agissant pour sa fille mineure, qui demandaient la condamnation de la commune de Val-Cenis à les indemniser pour le décès de leur père et grand-père, M. G C, survenu le 1er juillet 2016 lors de travaux publics. Les requérants invoquaient une faute de la commune, maître d'ouvrage, pour défaut de désignation d'un coordonnateur de sécurité et manque de préparation du chantier. Le tribunal a estimé que les requérants n'apportaient pas d'éléments probants démontrant une faute imputable à la commune, et que les circonstances de l'accident n'engageaient pas sa responsabilité. En conséquence, les conclusions indemnitaires des requérants et de la CPAM ont été rejetées.
N° TA38-2404056(TA38-2404056)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et d'irrégularité de procédure, jugeant que le défaut de récépissé était sans incidence sur la légalité de la décision. Il a également considéré que, en raison de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, M. B ne pouvait utilement invoquer les articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour contester le refus. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2404980(TA38-2404980)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que les autres griefs (absence de procédure contradictoire, violation des articles 3 et 8 de la CEDH, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas assortis de précisions suffisantes. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).