Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2406557(TA38-2406557)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 531-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de Mme F, exploitante agricole. Cette mesure vise à dresser un état des lieux de sa propriété avant des travaux de rénovation du réseau aérien de haute tension prévus en septembre 2024, afin de préserver ses droits en cas de dommages. L'expert désigné devra décrire l'état des parcelles, de la voirie, des clôtures, des réseaux et des pâturages. La solution retenue est l'utilité de la mesure pour un litige potentiel relevant de la compétence administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406027(TA38-2406027)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme E et autres demandant la suspension d'un permis de construire délivré par la commune de La Ravoire à la SCI le 548 pour deux maisons. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité de la requête, les requérants ne justifiant pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme, faute de démontrer que le projet affecte directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance de leur bien.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2405419(TA38-2405419)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui demandait l’exécution d’une ordonnance du 29 mars 2024 enjoignant au préfet de la Haute-Savoie de le reloger sous astreinte. Le tribunal a jugé que la demande était manifestement irrecevable, car il ne lui appartient pas de prononcer à nouveau la même injonction ou de procéder à une liquidation intermédiaire de l’astreinte, mais seulement à sa liquidation définitive après exécution. Il a rappelé que le versement de l’astreinte au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement incombe au préfet dès qu’elle est due pour six mois, et a invité le requérant à se tourner vers la préfecture ou à engager un recours indemnitaire. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406546(TA38-2406546)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui sollicitait le réexamen de sa situation et la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit d’aller et venir, droit au respect de la vie privée et familiale) en raison d’une obligation de quitter le territoire français et d’une assignation à résidence. Le juge a estimé qu’aucune atteinte grave et manifestement illégale n’était établie, et a rejeté la requête sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code. L’aide juridictionnelle provisoire a toutefois été accordée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406169(TA38-2406169)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandait d'enjoindre à l'administration fiscale d'attribuer un numéro fiscal à l'épouse, ressortissante étrangère. La requête a été jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative car elle ne tendait pas à la suspension d'une décision. Elle a également été considérée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 521-2, faute d'invocation d'une liberté fondamentale, et de l'article L. 521-3, l'injonction demandée faisant obstacle à la décision de refus de l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405382(TA38-2405382)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 3 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation, jugeant l’arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également considéré que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l’administration n’avait pas à être respectée, la décision relevant d’une procédure spécifique prévue par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2406220(TA38-2406220)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à la suspension de l'arrêté préfectoral du 5 juin 2024 autorisant l'occupation temporaire de parcelles pour la construction d'un pont-rail dans le cadre du projet autoroutier A412. La suspension avait été ordonnée le 28 juin 2024 en raison de l'absence de preuve que le plan parcellaire et la notice explicative étaient annexés à l'arrêté. Le juge a constaté un élément nouveau : la notification du 12 juillet 2024, qui démontrait que ces documents étaient bien joints à l'arrêté. En conséquence, aucun moyen soulevé n'étant de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, la suspension a été levée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2300614(TA38-2300614)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 28 novembre 2022 par lequel le préfet de la Savoie refusait de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant serbe entré en France avant l'âge de treize ans. Le tribunal a jugé que le préfet était tenu de saisir la commission du titre de séjour avant de refuser le titre, en application de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que l'absence de cette consultation rendait la procédure irrégulière. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour vice de procédure, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2406158(TA38-2406158)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L.521-3 du code de justice administrative, a été requis par la communauté de communes Entre Bièvre et Rhône pour ordonner l'expulsion immédiate de M. et Mme B d'un emplacement de camping. La communauté de communes s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 26 août 2024. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et qu'aucun obstacle ne s'y opposait. Par ordonnance du 30 août 2024, il a donné acte du désistement d'instance, mettant ainsi fin à la procédure sans statuer sur le fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406110(TA38-2406110)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions du 13 juin 2024 par lesquelles la commission de l'académie de Grenoble avait refusé aux enfants B et C l'autorisation d'instruction en famille. Les requérants invoquaient notamment l'urgence liée à la rentrée scolaire et des moyens tirés de l'incompétence, de la composition irrégulière de la commission et d'une erreur de droit au regard des articles L. 131-5 et R. 131-11-4 du code de l'éducation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées, condition nécessaire pour ordonner la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été intégralement rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406527(TA38-2406527)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 juin 2024 suspendant le permis de conduire de M. A pour cinq mois suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'établit pas que son permis est indispensable pour son activité professionnelle ou familiale, et que son comportement routier dangereux (93 km/h au lieu de 50) justifie le maintien de la mesure au nom de la sécurité routière. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2406506(TA38-2406506)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à un ressortissant malgache pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. Le juge a constaté que l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous via le site internet de la préfecture constituait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et de venir, au droit au respect de la vie privée et familiale et au droit de travailler. La condition d'urgence était remplie, le requérant ayant perdu le bénéfice de l'aide au retour à l'emploi et se trouvant privé de ressources. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406277(TA38-2406277)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 19 août 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, d'erreur manifeste d'appréciation et d'erreur de fait. Il a jugé que la mesure était justifiée car l'éloignement de l'intéressé, sous le coup d'une obligation de quitter le territoire, demeurait une perspective raisonnable. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et le code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2406440(TA38-2406440)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de délivrer à Mme C une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous 24 heures. La requérante, dont le contrat de travail avait été suspendu faute de récépissé, justifiait d'une situation d'urgence et d'une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale ainsi qu'à son droit de travailler. Le tribunal a également condamné l'État à verser 960 euros à Mme C au titre des frais de procès. Cette décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201447(TA38-2201447)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, professeure des écoles, qui contestait le refus partiel de la rectrice de l'académie de Grenoble de lui accorder un congé d'invalidité temporaire imputable au service (CITIS) pour la période du 14 février au 6 juillet 2021. La requérante soutenait que ce congé ne pouvait être fragmenté et devait couvrir l'intégralité de son arrêt de travail. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas méconnu les articles 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et 47-9 du décret du 14 mars 1986, en estimant que le CITIS, bien que partant du premier jour du congé, ne couvre pas nécessairement la totalité de sa durée. Il a également écarté le moyen tiré d'un excès de pouvoir du médecin expert, considérant que l'administration ne s'était pas estimée liée par son avis.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2205842(TA38-2205842)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de la Haute-Savoie de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, M. A est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l’instance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405421(TA38-2405421)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à deux ressortissants ivoiriens, parents d'un enfant malade, pour le dépôt de leurs demandes de titre de séjour, dans un délai maximal de 15 jours. Les requérants justifiaient de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous malgré des tentatives répétées, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. La solution retenue s'appuie sur l'obligation pour l'administration de recevoir les étrangers dans un délai raisonnable, conformément au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403643(TA38-2403643)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait l’exposé d’aucun moyen de droit, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue le 29 août 2024.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2406417(TA38-2406417)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de fixer un rendez-vous à M. A pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous depuis mai 2024, de la perte de son emploi et de la situation précaire de sa famille, dont un enfant lourdement handicapé. Le tribunal a jugé que l'absence de délivrance d'une attestation de prolongation, en méconnaissance de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (aller et venir, vie privée et familiale, droit de travailler). L'État a également été condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406501(TA38-2406501)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour sous astreinte. Le juge a constaté que M. A avait déjà saisi le tribunal d'une demande identique sur le fondement de l'article L. 521-3, toujours en cours d'instruction, ce qui excluait toute situation d'urgence justifiant une procédure distincte. Seule l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

Résumé IA