Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406267(TA38-2406267)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 28 août 2024, concerne une demande d'annulation d'une décision de la rectrice de l'académie de Grenoble rejetant une demande d'autorisation d'instruction en famille. Le tribunal se déclare incompétent territorialement, estimant que le litige relève du Tribunal Administratif de Lyon. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, ainsi que des articles L. 131-5 et R. 222-24-1 du code de l'éducation, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence au profit du tribunal administratif de Lyon.
N° TA38-2406270(TA38-2406270)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un litige relatif à un refus d'autorisation d'instruction en famille. Le tribunal constate que la décision attaquée a été prise par le directeur académique de l'Ardèche, département situé dans le ressort du Tribunal Administratif de Lyon. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il se déclare incompétent territorialement et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Lyon.
N° TA38-2406343(TA38-2406343)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif délivré par le maire de Talloires-Montmin, a estimé que ce permis constituait une mesure de régularisation d’un permis initial partiellement annulé, lui-même faisant l’objet d’un appel renvoyé au Conseil d’État. En application de l’article L. 600-5-2 du code de l’urbanisme, la légalité du permis modificatif ne peut être contestée que dans le cadre de l’instance pendante devant le Conseil d’État. Par conséquent, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État, conformément à l’article R. 351-2 du code de justice administrative.
N° TA38-2406011(TA38-2406011)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme B, ressortissante algérienne, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure face aux difficultés persistantes de l'intéressée à obtenir un rendez-vous, la privant de tout document justifiant de la régularité de son séjour et de ses droits sociaux. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406421(TA38-2406421)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de délivrer à M. A, ressortissant guinéen, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que l'absence de cette attestation, en méconnaissance de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (aller et venir, vie privée, droit de travailler) et que l'urgence était caractérisée par la perte de sa formation en alternance et de ses ressources. L'injonction a été assortie d'une astreinte de 200 euros par jour de retard, et l'État a été condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
N° TA38-2406079(TA38-2406079)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B, ressortissant congolais. La condition d'urgence a été reconnue, notamment en raison de la suspension de ses allocations chômage et de sa radiation des listes de demandeurs d'emploi. Le tribunal a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2406113(TA38-2406113)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour formée par Mme A, ressortissante turque. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas de circonstances particulières justifiant une atteinte grave et immédiate à sa situation, d'autant qu'elle avait déposé sa demande de renouvellement après l'expiration de son titre et bénéficiait de récépissés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2100461(TA38-2100461)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F et M. E visant à annuler le permis de construire délivré par le maire de Fillinges à Mme B pour un bâtiment apicole avec logement. Les requérants, voisins immédiats, ont été reconnus comme ayant un intérêt à agir. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, considérant que l'arrêté visait bien le plan de prévention des risques naturels et que l'absence de visa de l'avis de la chambre d'agriculture n'était pas déterminante. Il a jugé que le projet, relevant d'une activité agricole (apicole), était conforme au règlement du plan local d'urbanisme autorisant les logements indispensables à l'exploitation, en application de l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2406126(TA38-2406126)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur retirant des points du permis de conduire de M. C et constatant son invalidité. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d'information préalable prévu par les articles L. 222-3 et R. 222-3 du code de la route, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions au titre des frais de justice.
N° TA38-2406387(TA38-2406387)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Montvalezan, a ordonné une expertise d’urgence concernant un immeuble situé route du Planet, en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation. La mission confiée à l’expert consiste à examiner les désordres, constater l’état des bâtiments mitoyens, déterminer s’il existe un péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde. L’expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours. Les frais d’expertise seront taxés ultérieurement par le président du tribunal.
N° TA38-2406456(TA38-2406456)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Commune de Saint André le Gaz concernant un immeuble situé rue du 8 mai 1945. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, il a désigné un expert pour examiner le bâtiment, constater les désordres et l'état des mitoyens, et déterminer s'il existe un péril imminent. L'expert devra proposer des mesures de sauvegarde et déposer son rapport sous cinq jours. La solution retenue est l'organisation d'une expertise urgente pour prévenir un danger pour la sécurité publique.
N° TA38-2405074(TA38-2405074)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A, ressortissante congolaise, pour contester un arrêté du préfet de l'Isère du 17 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Entre-temps, la Cour nationale du droit d'asile lui a accordé le statut de réfugiée le 9 juillet 2024, ce qui a conduit le préfet à retirer l'arrêté litigieux le 15 juillet 2024. Mme A s'est désistée de ses conclusions en annulation, désistement dont le tribunal lui a donné acte. Ses conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.
N° TA38-2405047(TA38-2405047)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a écarté les moyens d'incompétence, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et de l'article 3 (traitements inhumains et dégradants), faute d'attaches suffisantes en France et d'éléments probants sur les risques encourus en cas de retour. La décision d'interdiction de retour d'un an a été jugée suffisamment motivée et proportionnée. La requête a été rejetée dans son intégralité, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2403260(TA38-2403260)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 12 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait, et que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient légales et a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2403174(TA38-2403174)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B, ressortissante philippine, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne considérant pas la situation professionnelle de Mme B, titulaire d'un CDI et justifiant de trois années d'activité, comme un motif exceptionnel justifiant son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 4 avril 2024, y compris l'obligation de quitter le territoire, et a enjoint au préfet de délivrer à Mme B une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié".
N° TA38-2403170(TA38-2403170)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise par l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour obtenir un certificat de résidence. Elle a également considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Algérie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire de consulter la commission du titre de séjour.
N° TA38-2402871(TA38-2402871)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour conjoint de français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment des violences conjugales pour justifier la rupture de la vie commune, mais le tribunal a estimé que ces violences n'étaient pas établies, le seul dépôt de plainte ayant été classé sans suite. En conséquence, le préfet de la Haute-Savoie a pu légalement lui opposer la rupture de la vie commune sur le fondement des articles L. 423-3 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également écarté les moyens tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2402863(TA38-2402863)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D, ressortissante iranienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Savoie. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Elle a considéré que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, sans que le résumé ne précise la solution retenue sur ce point. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2402843(TA38-2402843)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, en raison des attaches familiales conservées par le requérant au Bangladesh. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été jugée légale.
N° TA38-2402835(TA38-2402835)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des attaches familiales conservées par M. A au Bangladesh. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.