Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2405921(TA38-2405921)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à lui verser une subvention de 8 000 euros au titre de "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que les conclusions indemnitaires de la société étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux. Cette irrecevabilité n'étant pas régularisable, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406523(TA38-2406523)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 14 mai 2024 et l'assignation à résidence du 21 août 2024. Le juge a estimé que la menace à l'ordre public était caractérisée par les multiples condamnations pénales de l'intéressé, justifiant légalement les mesures d'éloignement. La décision s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 731-1 et suivants du CESEDA. Par conséquent, les conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour ont été renvoyées devant une formation collégiale.
N° TA38-2402947(TA38-2402947)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a constaté le désistement pur et simple de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA38-2400203(TA38-2400203)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Domaine des Plagnes, qui demandait l'annulation d'un arrêté municipal refusant un permis de construire. La société s'était bornée à contester les conséquences de la décision sans soulever aucun moyen de droit contre celle-ci, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans inviter la requérante à régulariser sa demande.
N° TA38-2406572(TA38-2406572)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A, ressortissante sénégalaise, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande d’abrogation d’un arrêté préfectoral du 14 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le juge a admis l’urgence, compte tenu des violences conjugales subies, de sa détresse psychologique et de l’imminence d’un transfert vers son pays d’origine. Il a également estimé que le moyen tiré de l’erreur de droit, fondé sur l’article L. 423-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A sous un mois, tout en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA38-2400183(TA38-2400183)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait au juge de « faire cesser la défaillance d’un appareil administratif de l’État ». Le tribunal a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration ni adresser d’injonctions en dehors des cas prévus par la loi, et que la requête ne contenait aucune conclusion en annulation ou en indemnisation, ni aucun moyen identifiable. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2400938(TA38-2400938)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Cette solution, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met fin à l'instance sans examen au fond.
N° TA38-2401719(TA38-2401719)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 9 septembre 2024, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Frontonas à la société RCP Immobilier. La requérante s'est désistée de son instance et de son action, ce que la société défenderesse a accepté. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a constaté qu'il n'y avait plus de litige à juger et a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2402999(TA38-2402999)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. et Mme C, qui demandaient au maire de Chanas d'engager une procédure de bien sans maître et d'entretenir des parcelles. Le juge constate que la requête ne contient pas de conclusions principales à fin d'annulation ou d'indemnisation, mais uniquement des conclusions à fin d'injonction. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, une telle demande est manifestement irrecevable, le juge administratif ne pouvant se substituer à l'administration. La requête est donc rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA38-2402958(TA38-2402958)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui exprimait son mécontentement concernant un programme immobilier à Vif, sans formuler de conclusions précises ni identifier un acte administratif attaqué. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a jugé la requête manifestement irrecevable pour défaut d'exposé des faits et moyens, en application de l'article R. 411-1 du même code.
N° TA38-2406349(TA38-2406349)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au Préfet de l'Isère de convoquer M. B A, ressortissant guinéen, à un rendez-vous en préfecture pour déposer sa demande de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, M. A justifiant de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne malgré de nombreuses tentatives, ce qui compromettait son contrat d'apprentissage et son projet éducatif. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA38-2406193(TA38-2406193)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. C visant à suspendre le refus d'admission en première année de Master "droit privé et des affaires" à l'Université Grenoble Alpes. Le juge a reconnu la condition d'urgence remplie, compte tenu de la situation particulière du requérant, inscrit en double cursus avec l'école de management de Grenoble (GEM), et de la proximité de la rentrée universitaire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de la décision au regard de l'article L. 712-2 du code de l'éducation et l'absence de délibération fixant les capacités d'accueil et critères d'admission, en application des articles L. 612-6 et L. 719-7 du même code.
N° TA38-2400337(TA38-2400337)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le syndicat des copropriétaires de la copropriété le Parc de Pré A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal de non-opposition à déclaration préalable autorisant l’installation d’infrastructures de télécommunications sur un immeuble. En cours d’instance, le maire a retiré l’arrêté contesté, rendant les conclusions à fin d’annulation sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et donné acte du désistement du syndicat pour le surplus, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2306083(TA38-2306083)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. et Mme A contre une décision implicite de la commune de Meylan acceptant une déclaration préalable de travaux. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions aux fins d'annulation, désistement jugé pur et simple dont il est donné acte. Le tribunal rejette leur demande de condamnation solidaire de la commune et du bénéficiaire aux frais de justice, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406059(TA38-2406059)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. B A dans un délai de quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a retenu que l'urgence était caractérisée, le visa de l'intéressé ayant expiré le 20 juillet 2024 et ses multiples tentatives de prise de rendez-vous en ligne étant restées infructueuses. La solution s'appuie sur l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, conformément aux articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2406186(TA38-2406186)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 7 mars 2024 réglementant les horaires d'ouverture des épiceries de nuit et la vente à emporter d'alcool à Grenoble. La société requérante invoquait notamment l'incompétence, la méconnaissance de la liberté du commerce et de l'industrie, et le caractère disproportionné de la mesure. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête au fond, en raison de sa tardiveté, l'arrêté à caractère réglementaire ayant été publié le 18 mars 2024, soit plus de deux mois avant l'introduction du recours le 18 août 2024. En conséquence, aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, et les conclusions de la société ont été rejetées.
N° TA38-2402618(TA38-2402618)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association syndicale des propriétaires du lotissement les Jonquilles, qui demandait au juge d'enjoindre à la société Free Mobile de déplacer son projet d'antenne relais. Le juge a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration ou adresser des injonctions en dehors des cas prévus par la loi, et que les conclusions ne tendaient ni à l'annulation d'un acte administratif ni à la condamnation d'une personne publique. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406459(TA38-2406459)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie du 5 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 26 août 2024. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré la présence de sa fille scolarisée en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2406741(TA38-2406741)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé par la société SNCF Réseau sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise. Celle-ci vise à dresser un état descriptif de la parcelle AD 553 à Allinges, avant et après son occupation temporaire autorisée par arrêté préfectoral pour la création d'un pont-rail. La solution retenue fait droit à la demande de la société, en application des articles 3, 5 et 7 de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés par les travaux publics. L'expert désigné devra fournir les éléments nécessaires à l'évaluation du dommage, et les frais sont mis à la charge de SNCF Réseau.
N° TA38-2405894(TA38-2405894)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à lui verser 8 000 euros au titre de la prime "MaPrimeRénov'". Le juge a considéré que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du juge de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée. La demande de frais de justice a également été rejetée.