Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406593(TA38-2406593)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du préfet de la Savoie du 26 août 2024 ordonnant la remise de Mme A, ressortissante congolaise, aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge retient que le préfet n'a pas justifié de la tenue d'un entretien individuel préalable ni de la délivrance des informations requises par les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, ce qui vicie la procédure. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement Dublin III.
N° TA38-2406438(TA38-2406438)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet du préfet de l’Isère concernant la demande de regroupement familial de M. C, ressortissant syrien bénéficiaire de la protection subsidiaire, au profit de son épouse. La condition d’urgence a été reconnue en raison de l’impossibilité pour le couple de vivre ensemble, compte tenu des risques en Syrie. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l’État à verser 800 euros au titre des frais d’instance.
N° TA38-2406468(TA38-2406468)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'expiration prochaine du récépissé de l'intéressé et des conséquences sur son emploi. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien de 1968 était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
N° TA38-2202770(TA38-2202770)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de la requête de M. B, qui contestait la décision de l'EHPAD Beatrix de Faucigny de mettre fin à son contrat d'accueil de jour itinérant. Ce désistement fait suite au décès du requérant et au refus de ses héritiers de reprendre l'instance. L'EHPAD s'est également désisté de ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur l'article R.222-1 du code de justice administrative, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer.
N° TA38-2406825(TA38-2406825)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui demandait une injonction à l'encontre de la commune de Chens-sur-Léman concernant la délimitation de propriété et son indemnisation. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions aux fins d'annulation d'une décision précise, ni demande de réparation pécuniaire d'un préjudice, en violation des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance.
N° TA38-2406812(TA38-2406812)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer à M. A une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant, dont le titre de séjour étudiant avait expiré, subissait une suspension de son contrat d'alternance, compromettant ses études et ses ressources, ce qui caractérisait une situation d'urgence. Le tribunal a jugé que la carence du préfet à délivrer cette attestation, pourtant prévue par l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail et à sa vie privée et familiale.
N° TA38-2406371(TA38-2406371)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Grenoble du 21 mai 2024 qui s'opposait à l'installation d'antennes 4G par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sociétés requérantes n'ayant pas démontré un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment en l'absence de preuve d'une saturation des stations existantes ou d'une atteinte à la continuité du service public. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406360(TA38-2406360)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de l'Isère de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à un étudiant étranger. Le juge a retenu l'urgence, soulignant les conséquences de l'absence de récépissé sur les droits sociaux, le droit au travail et la scolarité du requérant, notamment en raison de mobilités académiques imminentes. La décision s'appuie sur les articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la remise d'un récépissé lors d'une demande de renouvellement.
N° TA38-2307777(TA38-2307777)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’inspecteur académique de l’Isère confirmant le changement d’affectation scolaire de son fils. La requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 12 septembre 2024, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2406797(TA38-2406797)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui la rendait irrecevable. Le requérant a été invité à contester cette décision implicite par un recours en annulation, éventuellement assorti d'un référé suspension.
N° TA38-2308005(TA38-2308005)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 11 septembre 2024, donne acte du désistement pur et simple des requérants, qui contestaient un permis de construire délivré par le maire de Saint-Jean d'Arvey à la société Pyk. La société défenderesse ayant également renoncé à ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu'il n'y a plus de litige à juger. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet au président de la formation de jugement de donner acte des désistements par ordonnance.
N° TA38-2107612(TA38-2107612)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’une requête en plein contentieux contestant le refus du CROUS Grenoble Alpes de lui attribuer rétroactivement une part d’IFSE de 150 euros et une valorisation de 130 euros. Par un mémoire du 3 juin 2024, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 11 septembre 2024. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
N° TA38-2207809(TA38-2207809)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait un arrêté de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) ordonnant son changement de résidence administrative. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande fondée sur l’article R.612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, le silence de M. A dans le délai d’un mois a été interprété comme un désistement, dont il a été donné acte par ordonnance.
N° TA38-2406861(TA38-2406861)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B qui demandait la suspension du refus du préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, faute pour le requérant de démontrer un risque imminent de perte d'emploi ou d'éloignement, son titre étant expiré depuis un mois. La solution retenue est le rejet pour absence manifeste d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2207420(TA38-2207420)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de M. C, reconnu prioritaire et urgent pour un logement, qui réclamait 8 700 euros en réparation du préjudice subi du fait de la carence de l'État à lui proposer un logement. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une faute en ne lui faisant pas d'offre de logement adaptée dans le délai imparti, malgré la décision de la commission de médiation et une injonction du tribunal. Il a condamné l'État à verser à M. C une somme de 5 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence et le préjudice moral, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.
N° TA38-2406531(TA38-2406531)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant centrafricain. La condition d'urgence a été reconnue car l'absence de renouvellement du récépissé a entraîné la suspension de son contrat de travail et l'a privé de ressources. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 421-1, L. 433-1 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'ordonnance enjoint au préfet de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2406545(TA38-2406545)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. A pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la séparation prolongée du couple et des difficultés financières à se rendre visite. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension a été ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2401266(TA38-2401266)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par M. B sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que cette mesure n'était pas utile, car M. B avait déjà saisi le juge du fond d'une demande similaire et qu'aucune circonstance particulière ne justifiait une mesure anticipée. De plus, la perspective d'une médiation, qui n'a pas abouti, ne rendait pas l'expertise nécessaire. Les conclusions accessoires de M. B et du CROUS relatives aux frais de procès ont également été rejetées.
N° TA38-2406725(TA38-2406725)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. et Mme C D qui contestaient le rejet de leur demande de révision des notes de leur fille à un examen. Le juge a rappelé que l'appréciation des mérites d'un candidat relève de la compétence souveraine du jury et qu'il n'appartient pas au juge administratif de contrôler cette appréciation. En conséquence, les conclusions des requérants ont été jugées manifestement irrecevables sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406799(TA38-2406799)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B C, qui sollicitait le remboursement d’une consignation de 2 000 euros versée dans le cadre d’une plainte avec constitution de partie civile, au titre de la protection fonctionnelle. Le juge a estimé que l’obligation invoquée n’était pas suffisamment certaine, car le requérant n’a pas démontré que le refus de prise en charge par le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de l’Isère était manifestement illégal ou que la créance était non sérieusement contestable. La décision s’appuie sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui exige une obligation non contestable pour accorder une provision, et sur les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives à l’organisation du SDIS. Aucune somme n’a été allouée au titre des frais de justice.