Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2305077(TA38-2305077)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du président de la communauté d’agglomération Annemasse Les Voirons de communiquer un accord-cadre de maîtrise d’œuvre. En cours d’instance, la collectivité a finalement transmis les documents demandés, conduisant les requérants à se désister de leurs conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche condamné la communauté d’agglomération à verser 1 500 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2005179(TA38-2005179)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 13 mars 2020 par lequel le préfet de la Haute-Savoie avait opposé un sursis à statuer à une demande de permis de construire, ainsi que le rejet du recours gracieux. Le tribunal a jugé que M. G, resté propriétaire du terrain en raison d'une condition suspensive non réalisée, avait intérêt à agir. Il a estimé que le sursis à statuer, fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était illégal car le certificat d'urbanisme positif avait été délivré avant le débat sur le PADD du 18 décembre 2017, rendant inapplicable cette disposition. La solution retenue est l'annulation des décisions contestées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406918(TA38-2406918)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme A B épouse D par le préfet de l'Isère. La requérante, entrée en France dans le cadre du regroupement familial, invoquait l'urgence liée à son irrégularité et à l'impossibilité de travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire, notamment au regard des ressources suffisantes du conjoint et de l'absence de projet professionnel précis. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2004986(TA38-2004986)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant l'arrêté du maire d'Ayze refusant un certificat d'urbanisme pour la construction de garages en zone agricole (A). Le tribunal a écarté l'exception d'illégalité du classement en zone A, jugeant que le secteur présente une vocation agricole à préserver, conformément au plan local d'urbanisme. Il a également validé le motif de refus tiré de l'article 2 du règlement de la zone A, qui n'autorise les annexes qu'aux constructions principales situées dans la même zone, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. La demande de substitution de motif de la commune a été jugée sans objet.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406904(TA38-2406904)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 septembre 2024, a rejeté la requête de M. B qui sollicitait l’octroi d’une bonification pour 4 enfants dans le calcul de sa pension de retraite. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative, ni à la condamnation d’une personne publique, et ne contenait aucun moyen de droit. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2401866(TA38-2401866)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Savoie d’abroger des obligations de quitter le territoire français, a constaté un non-lieu à statuer. En cours d’instance, le préfet a accordé aux requérants un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, privant d’objet les conclusions en annulation. Les demandes accessoires, notamment celles fondées sur l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, ont été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2308174(TA38-2308174)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge partielle de son impôt sur le revenu pour 2020. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour irrecevabilité manifeste. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 18 décembre 2023, était tardive car introduite plus de deux mois après la notification de la décision de l'administration fiscale du 21 avril 2023, conformément à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406451(TA38-2406451)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 16 juillet 2024 par laquelle le préfet de l’Isère a refusé à M. B, ressortissant congolais victime de prostitution, le bénéfice du parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’erreur de droit était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet ayant ajouté une condition non prévue par l’article L. 121-9 du code de l’action sociale et des familles en exigeant un transfert préalable de la protection internationale accordée en Grèce. La condition d’urgence a été reconnue compte tenu de la situation de grande précarité de l’intéressé et du risque de retour à la prostitution.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2302519(TA38-2302519)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B A et du syndicat des copropriétaires du Panoramic visant à annuler deux arrêtés du maire des Gets (28 octobre 2022 et 13 mars 2023) accordant un permis de construire un immeuble de 20 logements à la société Aspen Immobilier. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour défaut d’intérêt à agir soulevée par la commune et la société. Après avoir identifié plusieurs vices affectant la légalité du projet, notamment la méconnaissance des articles UB6, UB7, UB11.2 et UB13 du PLU des Gets, ainsi que des règles de stationnement du PLUi du Haut-Chablais et l’absence d’avis conforme de l’architecte des bâtiments de France, le tribunal a fait application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme. Il a sursis à statuer pour permettre la régularisation de ces vices dans un délai déterminé, avant de se prononcer définitivement sur la légalité des permis.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-1802531(TA38-1802531)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contestant une attestation Pôle Emploi délivrée par la communauté de communes du pays du Grésivaudan, ainsi que le rejet de son recours gracieux, et demandant des injonctions et des condamnations pécuniaires. Par un mémoire enregistré le 30 août 2024, M. A s’est désisté de l’instance. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 16 septembre 2024, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande reconventionnelle de la communauté de communes au titre de l’article L. 761-1 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406381(TA38-2406381)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le doyen de la faculté de droit de l'Université Grenoble Alpes (UGA) a refusé l'admission de Mme D en Master 2 droit privé et des affaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu du préjudice grave et immédiat pour la carrière professionnelle de la requérante, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le motif de niveau académique insuffisant n'étant pas légalement prévu pour fonder un tel refus. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406498(TA38-2406498)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme B C, ressortissante brésilienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet de l'Isère avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction, lui conférant les mêmes droits que son titre de séjour jusqu'au 8 décembre 2024. Cette attestation abrogeait implicitement la décision contestée. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406634(TA38-2406634)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la communication de l'avis du conseil de discipline national du 4 juin 2024, nécessaire selon lui pour contester sa mise à la retraite d'office et la résiliation de son logement de fonction. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, car l'arrêté de sanction mentionnait déjà le sens de l'avis et que l'administration devrait justifier de la régularité de la procédure en cas de recours. La condition d'urgence requise par l'article L. 521-3 n'étant pas satisfaite, la demande a été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406583(TA38-2406583)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui demandait l'effacement des mentions de son casier judiciaire. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions adressés au juge. Par ailleurs, le tribunal a rappelé qu'une telle demande relève de la compétence des juridictions judiciaires, et non de l'ordre administratif. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2302825(TA38-2302825)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait un permis de construire délivré par le maire des Gets à la société Aspen Immobilier pour un bâtiment de 20 logements. La requérante a renoncé à toute action future ayant le même objet, ce désistement étant accepté par la société pétitionnaire. En conséquence, le tribunal n’a pas examiné les moyens soulevés (incompétence, méconnaissance des articles Ub3, Ub5, Ub10, Ub11 du PLU et R.111-2 du code de l’urbanisme). Les conclusions de la commune des Gets au titre des frais irrépétibles ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2306735(TA38-2306735)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de leur accorder une subvention au titre de la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’Anah a accordé une prime de 720 euros pour l’isolation des murs extérieurs, retirant ainsi la décision attaquée. Les requérants contestaient également le refus pour l’isolation des combles, mais n’ont pas apporté de preuves suffisantes, notamment en raison d’allégations non étayées de dysfonctionnement informatique. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2403747(TA38-2403747)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. A, a annulé l’arrêté du préfet de la Drôme du 22 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de résidence de trente ans en France, de l’intensité des liens personnels et professionnels du requérant, et de l’ancienneté (sept ans) et de la nature peu grave de ses condamnations pénales. En conséquence, le tribunal a également annulé l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, et a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403726(TA38-2403726)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant surinamais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 24 mai 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que la compétence du signataire était établie et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2403744(TA38-2403744)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 28 mai 2024 par lequel le préfet de la Savoie obligeait M. D, ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de deux ans. La juridiction estime que cette décision méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'intensité et de la stabilité de la vie privée et familiale de M. D en France, où il réside depuis 2020 avec sa compagne française et entretient des liens familiaux étroits. Par voie de conséquence, les décisions refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sont également annulées.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2406348(TA38-2406348)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, une ressortissante étrangère diplômée en France, qui rencontrait des difficultés persistantes pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une première demande de titre de séjour "salarié". La requérante justifiait d'une promesse d'embauche imminente et de multiples tentatives infructueuses de prise de rendez-vous en ligne. Le juge a rappelé que l'administration doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable et que, face à un dysfonctionnement avéré du système de prise de rendez-vous en ligne, la condition d'urgence est remplie. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande et enjoint au préfet de l'Isère de convoquer Mme B dans un délai de quinze jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour.

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