Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2400528(TA38-2400528)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Electras d’un recours en excès de pouvoir et d’une demande de condamnation pécuniaire contre la commune de Passy, portant sur le règlement du solde et de la retenue de garantie d’un marché public de rénovation énergétique. En cours d’instance, la commune a justifié avoir versé les sommes contestées, ce que la société requérante a reconnu. Cette dernière a maintenu sa requête pour des préjudices non précisés, sans en indiquer la nature ni le montant. Sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que les conclusions principales étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2301997(TA38-2301997)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de La Buisse, a constaté par ordonnance le non-lieu à statuer. En effet, la commune a retiré l’arrêté initial le 19 février 2024, ce qui a également entraîné le retrait du permis modificatif subséquent. Les conclusions à fin d’annulation sont donc devenues sans objet. Le tribunal a rejeté les demandes de frais de procès, laissant à chaque partie la charge de ses propres frais, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2302373(TA38-2302373)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Ruy-Montceau à la société SK Immo. La requérante s’est désistée de son instance, et la commune s’est désistée de ses conclusions au titre des frais de procès. Par ordonnance du 17 septembre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ces désistements purs et simples, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond n’a été tranchée.
N° TA38-2401208(TA38-2401208)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 février 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. En conséquence, l’instance a été close sans examen au fond. Le tribunal a également refusé l’aide juridictionnelle provisoire, la requête étant considérée comme manifestement dénuée de fondement. Cette décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2203049(TA38-2203049)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait un permis de construire accordé en 2017 par le maire de Tignieu-Jameyzieu à la société Semcoda. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance constate l'extinction de l'instance. Toutefois, M. B a été condamné à verser 1 000 euros à la commune et 1 000 euros à la Semcoda au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2406740(TA38-2406740)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. et Mme D, ressortissants kosovars, contre les arrêtés du 9 août 2024 du préfet de la Haute-Savoie les assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a constaté que le préfet avait modifié ces assignations par un arrêté du 10 septembre 2024, ce qui a privé d'objet les recours initiaux. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation, tout en accordant l'aide juridictionnelle provisoire aux requérants. Cette solution est fondée sur les principes du recours pour excès de pouvoir et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2403233(TA38-2403233)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par l'association "Les Canailloux" d'un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Brié-et-Angonnes du 12 avril 2024, décidant la reprise en régie de la crèche et la création de postes. L'association s'est désistée de son instance par courrier du 30 juillet 2024. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par ordonnance. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer sur la requête.
N° TA38-2201776(TA38-2201776)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de la requête de M. B, qui contestait l'opposition du maire d'Arandon-Passins à sa déclaration préalable pour un abri de jardin. Ce désistement a été constaté d'office après le décès du requérant et l'absence de confirmation de maintien des conclusions par ses ayants droit, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer sur le fond du litige. Les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA38-2406703(TA38-2406703)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant centrafricain, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 29 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2406116(TA38-2406116)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son arrivée récente en France et de ses attaches familiales en Algérie. Il a également écarté les moyens d'illégalité soulevés contre les décisions accessoires, estimant que l'interdiction de retour et l'assignation à résidence étaient justifiées. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2402850(TA38-2402850)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant l'opposition du maire de Chevrières à sa déclaration préalable. Le requérant s'était borné à qualifier la décision d'"incompréhensible" et "incohérente", sans exposer aucun moyen de droit précis, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. N'ayant pas régularisé sa requête dans le délai de recours contentieux de deux mois, l'irrecevabilité n'était plus susceptible d'être couverte. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2403133(TA38-2403133)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait l’annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le préfet de la Haute-Savoie avait en effet régularisé sa situation avant l’introduction du recours, en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour et en l’invitant à finaliser sa demande. La requête, enregistrée le 6 mai 2024, était donc dépourvue d’objet dès son dépôt. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2401795(TA38-2401795)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de son recours préalable relatif à un refus de subvention pour la prime de transition énergétique. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’Agence nationale de l’habitat a accordé la prime sollicitée, retirant ainsi la décision attaquée. En conséquence, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA38-2401911(TA38-2401911)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) de lui accorder une subvention de 3 000 euros au titre de la prime de transition énergétique. En cours d’instance, l’Anah a finalement accordé la prime sollicitée par une décision du 13 juin 2024, retirant ainsi la décision contestée. Constatant que la requête avait perdu son objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.
N° TA38-2107714(TA38-2107714)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A dirigée contre l'arrêté du maire de Saint-Martin-Le-Vinoux réglementant le stationnement sur le territoire communal. Les requérants n'ont développé aucun moyen juridique à l'appui de leurs conclusions, se bornant à exposer des circonstances factuelles. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable. La demande de la commune au titre des frais de justice a également été rejetée.
N° TA38-2306438(TA38-2306438)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par plusieurs requérants d’une demande d’annulation d’un permis d’aménager délivré par le maire de Vizille à la société Le Marval. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté attaqué par un acte du 20 décembre 2023, devenu définitif. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il rejette également la demande de frais de procès présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2106035(TA38-2106035)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 17 septembre 2024, du désistement pur et simple de la société Free mobile de son recours en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester l'arrêté du 9 juillet 2021 par lequel le maire de Beaufort s'était opposé à sa déclaration préalable pour l'implantation d'une station de relais de téléphonie mobile. Le tribunal, constatant que le désistement ne soulevait plus de litige, en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406338(TA38-2406338)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. C au profit de son épouse et de son fils. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la séparation du père d'avec son enfant en bas âge. Un doute sérieux a été établi quant à la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet d'accorder provisoirement le regroupement familial dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2405139(TA38-2405139)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le requérant ne justifiait pas de circonstances exceptionnelles ou humanitaires au sens des articles L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré son insertion professionnelle et associative. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice.
N° TA38-2404525(TA38-2404525)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a examiné le recours de Mme C, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation. Le tribunal a constaté que le préfet de l'Isère avait proposé à Mme C un logement de transition à Tullins, mais que cette offre ne constituait pas un logement autonome et adapté à ses besoins. En conséquence, le tribunal a ordonné au préfet de l'Isère de proposer un logement conforme à la décision de la commission de médiation, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois.