Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2402768(TA38-2402768)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision formée par M. et Mme B. Les requérants sollicitaient la condamnation solidaire des SDIS de la Savoie et de l’Isère, ainsi que de leurs assureurs, à leur verser d’importantes sommes en réparation des préjudices subis par M. B à la suite d’une chute lors d’une intervention de secours. Le tribunal a estimé que l’existence de l’obligation invoquée était sérieusement contestable, en raison notamment des discussions sur l’imputabilité des fautes alléguées aux services d’incendie et de secours et sur la régularité de l’expertise médicale. En conséquence, la demande de provision a été rejetée.
N° TA38-2308066(TA38-2308066)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. Imam B, qui contestait la décision "48SI" du 1er octobre 2009 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé la requête tardive, car la décision avait été régulièrement notifiée le 5 octobre 2009 et le délai de recours de deux mois, prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, était expiré. Les précédents recours de M. B contre cette même décision avaient déjà été rejetés, et aucun élément nouveau ne justifiait une réouverture du délai. En conséquence, les moyens soulevés, notamment sur le défaut de notification des retraits de points, ont été jugés inopérants.
N° TA38-2407037(TA38-2407037)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de Mme C épouse A, qui demandait au juge des référés d’enjoindre au préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour ou de lui délivrer un document provisoire pour ses déplacements professionnels. La requérante s’est désistée de son instance par courrier du 17 septembre 2024. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu’il soit nécessaire de statuer sur le fond. Aucune somme n’est mise à la charge de l’État.
N° TA38-2405044(TA38-2405044)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 3 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, le vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII, et la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2406574(TA38-2406574)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme B, au motif que la condition d'urgence était présumée remplie et que le moyen tiré de la satisfaction aux conditions de délivrance d'une carte de résident (articles L. 423-6, L. 413-7 et R. 423-15 du CESEDA) créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le juge a enjoint au préfet de l'Isère de réexaminer la situation de l'intéressée sous un mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour avec autorisation de travail sous huit jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2405201(TA38-2405201)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du préfet de la Drôme du 14 juin 2024 retirant à Mme B, ressortissante algérienne, son certificat de résidence en qualité de conjoint de français, faute pour le préfet d'avoir rapporté la preuve d'une fraude au mariage. Le tribunal a jugé que l'accord franco-algérien ne prévoit pas de procédure de retrait, mais que le préfet peut retirer un titre obtenu par fraude ; en l'espèce, la rupture de la vie conjugale et la grossesse antérieure à l'entrée en France ne suffisaient pas à établir le caractère frauduleux du mariage. La solution retenue est fondée sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les principes généraux du droit administratif.
N° TA38-2404151(TA38-2404151)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a examiné le recours de M. B, ressortissant marocain, contre un arrêté du préfet de la Drôme refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait méconnu son obligation de saisir la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. B remplissait les conditions de délivrance d'un titre sur le fondement de l'article L. 423-23 du même code. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA38-2405859(TA38-2405859)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 3 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant turc, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le juge a retenu un défaut d'examen sérieux de la demande, le préfet n'ayant pas examiné la demande de titre sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
N° TA38-2406219(TA38-2406219)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer un rendez-vous à M. A, ressortissant algérien, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, et de lui remettre une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. La condition d'urgence a été reconnue du fait de l'expiration du titre de séjour de l'intéressé, et l'utilité de la mesure a été établie en l'absence de refus opposé par l'administration. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-12, et a assorti son injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours.
N° TA38-2406559(TA38-2406559)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision orale du 6 août 2024 par laquelle un agent de la préfecture de l'Isère avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, un jeune majeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, ce refus faisant obstacle à sa formation professionnelle, et que les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur et de l'illégalité du motif fondé sur l'absence de justificatifs d'identité étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de fixer un rendez-vous à M. B dans un délai d'un mois pour lui permettre de déposer son dossier, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et des articles L. 811-2 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2405055(TA38-2405055)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du préfet de la Savoie du 30 octobre 2023 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. La solution retenue est fondée sur l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal ayant jugé que le préfet avait commis une erreur de fait et un défaut d'examen en ne reconnaissant pas le caractère réel et sérieux du suivi de formation de l'intéressé, confié à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A dans un délai de deux mois.
N° TA38-2406194(TA38-2406194)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de délivrer à M. B, ressortissant guinéen, une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie en raison de l'expiration du récépissé depuis le 4 juin 2024, et que la mesure était utile dès lors que l'administration n'avait pas opposé de refus explicite. Cette décision s'appuie sur l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose au préfet de délivrer une telle attestation en cas de prolongation de l'instruction. L'astreinte a été fixée à 100 euros par jour de retard, et les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2403782(TA38-2403782)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la Caisse de crédit mutuel de Bourg-Saint-Maurice d’une requête en plein contentieux visant à obtenir le paiement d’une somme de 27 470,38 euros en exécution d’un jugement du tribunal judiciaire de Chambéry. La requérante s’est désistée purement et simplement de son instance par un mémoire du 8 juillet 2024. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 17 septembre 2024. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
N° TA38-2403589(TA38-2403589)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 septembre 2024, a donné acte du désistement de Mme B de ses conclusions aux fins d'exécution d'un précédent jugement du 21 décembre 2023, après que le préfet de l'Isère a justifié de l'exécution de cette décision. La requérante avait demandé la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et d'un certificat de résidence sous astreinte. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser à Mme B une somme de 1 000 euros au titre des frais non compris dans les dépens.
N° TA38-2107714(TA38-2107714)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A dirigée contre l'arrêté du maire de Saint-Martin-Le-Vinoux réglementant le stationnement sur le territoire communal. Les requérants n'ont développé aucun moyen juridique à l'appui de leurs conclusions, se bornant à exposer des circonstances factuelles. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable. La demande de la commune au titre des frais de justice a également été rejetée.
N° TA38-2101932(TA38-2101932)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par une ordonnance du 17 septembre 2024, du désistement pur et simple de la SARL IGT de son recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Egrève refusant un permis de construire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement mettait fin au litige. Il a également rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2201776(TA38-2201776)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de la requête de M. B, qui contestait l'opposition du maire d'Arandon-Passins à sa déclaration préalable pour un abri de jardin. Ce désistement a été constaté d'office après le décès du requérant et l'absence de confirmation de maintien des conclusions par ses ayants droit, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer sur le fond du litige. Les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA38-2204621(TA38-2204621)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Cise TP d’un recours en plein contentieux contestant la résiliation d’un marché public de travaux prononcée à ses torts par la Communauté de communes Cluses Arve et Montagnes. La société requérante s’est ultérieurement désistée de son instance. Par ordonnance du 17 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la collectivité tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code et aux dépens, en l’absence de circonstances particulières justifiant une telle condamnation.
N° TA38-2307336(TA38-2307336)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Drôme du 7 septembre 2023 refusant son titre de séjour. Postérieurement au recours, le préfet a retiré cette décision par un arrêté du 14 mai 2024, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. Par ordonnance du 17 septembre 2024, le tribunal a constaté ce non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais de justice présentée par M. B. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2307337(TA38-2307337)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 septembre 2024, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A. Celle-ci contestait un arrêté du préfet de la Drôme du 7 septembre 2023 refusant son titre de séjour. Le tribunal a relevé que le préfet avait retiré cette décision attaquée par un arrêté du 14 mai 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. La demande de frais de procès a été rejetée. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.