Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2300012(TA38-2300012)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme B de son instance. Celle-ci demandait initialement au juge de contraindre la commune de Sauzet à déclarer son arrêt de travail et son congé de maternité, et de la condamner à des frais de justice. La solution retenue est un simple constat de désistement, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2104436(TA38-2104436)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 mai 2021 du maire de Le Sappey-en-Chartreuse ordonnant l'interruption de travaux sur une parcelle. La requérante contestait notamment le non-respect de la procédure contradictoire et la conformité des travaux à l'autorisation d'urbanisme. Le tribunal a jugé que l'arrêté interruptif de travaux, fondé sur l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, était une mesure de police soumise à une procédure contradictoire préalable en vertu des articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. En l'espèce, le tribunal a estimé que l'urgence justifiait l'absence de procédure contradictoire, compte tenu des risques pour la sécurité publique liés à la localisation des travaux près d'un carrefour routier. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA38-2101326(TA38-2101326)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le Comité écologique Voiron Chartreuse d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Voiron de retirer un permis de construire délivré le 18 janvier 2019 pour un hangar agricole. L’association soutenait que le permis avait été obtenu par fraude, le bénéficiaire n’étant pas un exploitant agricole et le bâtiment servant en réalité à l’activité d’une société commerciale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’association justifiait d’un intérêt à agir, mais que les moyens invoqués n’étaient pas fondés, notamment en l’absence de fraude établie et de tardiveté du recours. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, en particulier les articles relatifs aux permis de construire en zone agricole.
N° TA38-2406542(TA38-2406542)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande du préfet de la Haute-Savoie, a ordonné l'expulsion sans délai de M. C, un ressortissant afghan, du logement pour demandeurs d'asile qu'il occupait indûment. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que M. C, débouté définitivement de sa demande d'asile et ayant fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire, se maintenait sans titre dans les lieux malgré une mise en demeure. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été reconnues en raison de la saturation du dispositif d'hébergement, qui empêchait la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA38-2405182(TA38-2405182)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, condamne l'État à verser à M. A une provision de 6 400 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence d'hébergement, malgré une décision de la commission de médiation de l'Isère du 27 avril 2023 le reconnaissant comme prioritaire. Cette carence fautive de l'État engage sa responsabilité sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation. La solution retient que les troubles dans les conditions d'existence, liés à l'absence d'hébergement depuis le 8 juin 2023, justifient cette provision, en complément d'une première somme de 3 000 euros déjà accordée.
N° TA38-2406596(TA38-2406596)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du permis de construire une école délivré par le maire de Ballaison le 27 juillet 2023. Les requérants invoquaient plusieurs moyens tirés de l’insuffisance du dossier de permis de construire et de la méconnaissance du plan local d’urbanisme, notamment en matière de volumétrie, de qualité architecturale, de plantations, de stationnement et d’accès. Le juge a estimé qu’aucun de ces moyens n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence. La demande a donc été rejetée et les requérants ont été condamnés à verser 800 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2405586(TA38-2405586)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet de la Drôme fixant l’Algérie comme pays de renvoi en exécution d’une peine d’interdiction du territoire français. Le tribunal a jugé que l’autorité administrative était tenue d’exécuter la peine tant que celle-ci n’avait pas été levée par l’autorité judiciaire. Il a également estimé que M. A n’établissait pas être exposé à des risques réels pour sa vie ou sa liberté en cas de retour en Algérie, écartant ainsi le moyen tiré de la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision s’appuie notamment sur les articles 131-30 du code pénal et L. 721-3 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2400638(TA38-2400638)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la commune de Saint-Siméon-de-Bressieux. Celle-ci sollicitait la condamnation solidaire de trois constructeurs à lui verser une provision de plus de 585 000 euros pour des désordres affectant une chaufferie bois, sur le fondement de la garantie décennale. Le juge a estimé que l'obligation dont se prévalait la commune était sérieusement contestable, notamment en raison de l'absence de production des contrats de marchés publics liant les parties et de l'impossibilité de déterminer la part de responsabilité de chaque constructeur au vu du rapport d'expertise. La demande de provision a donc été rejetée.
N° TA38-2402768(TA38-2402768)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision formée par M. et Mme B. Les requérants sollicitaient la condamnation solidaire des SDIS de la Savoie et de l’Isère, ainsi que de leurs assureurs, à leur verser d’importantes sommes en réparation des préjudices subis par M. B à la suite d’une chute lors d’une intervention de secours. Le tribunal a estimé que l’existence de l’obligation invoquée était sérieusement contestable, en raison notamment des discussions sur l’imputabilité des fautes alléguées aux services d’incendie et de secours et sur la régularité de l’expertise médicale. En conséquence, la demande de provision a été rejetée.
N° TA38-2407055(TA38-2407055)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. A. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, condition prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans audience.
N° TA38-2407037(TA38-2407037)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de Mme C épouse A, qui demandait au juge des référés d’enjoindre au préfet de l’Isère de renouveler son titre de séjour ou de lui délivrer un document provisoire pour ses déplacements professionnels. La requérante s’est désistée de son instance par courrier du 17 septembre 2024. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu’il soit nécessaire de statuer sur le fond. Aucune somme n’est mise à la charge de l’État.
N° TA38-2308066(TA38-2308066)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. Imam B, qui contestait la décision "48SI" du 1er octobre 2009 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé la requête tardive, car la décision avait été régulièrement notifiée le 5 octobre 2009 et le délai de recours de deux mois, prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, était expiré. Les précédents recours de M. B contre cette même décision avaient déjà été rejetés, et aucun élément nouveau ne justifiait une réouverture du délai. En conséquence, les moyens soulevés, notamment sur le défaut de notification des retraits de points, ont été jugés inopérants.
N° TA38-2407004(TA38-2407004)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision "48SI" du 1er août 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a retiré six points du permis de conduire de M. A et l'a déclaré invalide. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison du comportement dangereux du requérant (refus d'obtempérer et conduite sous stupéfiants) et des exigences de sécurité routière. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA38-2401771(TA38-2401771)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait le versement d’une bourse de lycéen pour son fils au titre de l’année 2023. La juridiction a considéré que les conclusions à fin d’injonction présentées à titre principal n’entraient pas dans son office, hors les cas prévus par les articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA38-2207715(TA38-2207715)
Requête de M. A contre son exclusion définitive de la formation d'aide-soignant à l'IFAS de Sallanches. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir exposé un moyen de droit. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2308182(TA38-2308182)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la commune de Sarcenas, qui demandait le constat et le paiement de créances (taxes de remontées mécaniques et redevances d'occupation du domaine public) dues par la SAS Les Portes de Chamechaude pour 2021 et 2022. La solution retenue est fondée sur l'irrecevabilité : d'une part, les conclusions tendant à un simple constat de créance ne relèvent pas de l'office du juge administratif ; d'autre part, la commune ayant déjà émis des titres exécutoires pour recouvrer ces sommes, sa demande en justice était dépourvue d'objet. L'ordonnance a été prise en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406655(TA38-2406655)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de Mme B visant à suspendre le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a finalement délivré l'attestation sollicitée, valable du 12 septembre au 11 décembre 2024, autorisant la requérante à séjourner et travailler en France. Par conséquent, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte. Les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été appliqués.
N° TA38-2406658(TA38-2406658)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que l'évaluation de la vulnérabilité du demandeur avait été valablement réalisée par un agent qualifié. Il a également considéré que M. A n'avait pas justifié d'un motif légitime pour expliquer le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de 90 jours prévu par l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du CESEDA, a été jugée légale.
N° TA38-2406649(TA38-2406649)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. A B au profit de son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée de la séparation des époux et du délai écoulé depuis la demande. Il a également considéré qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406947(TA38-2406947)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du Syndicat Mixte d'Aménagement de l'Arve et ses Affluents (SM3A). Cette demande visait à obtenir une mesure d'expertise préventive avant des travaux de confortement de digues à Magland. Le juge a désigné un expert avec pour mission de dresser un état des lieux technique et qualitatif des immeubles et parcelles susceptibles d'être affectés par le chantier. La solution retenue repose sur l'utilité de cette expertise pour prévenir d'éventuels litiges futurs liés à des dommages de travaux publics.