Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 845/1714
N° TA38-2407124(TA38-2407124)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a constaté qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étant pas expiré. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2202626(TA38-2202626)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée était fondée sur la présentation d'une demande de réexamen d'asile, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant en l'absence de demande de communication des motifs, et que l'OFII avait bien procédé à une évaluation de sa vulnérabilité. Il a également estimé que les éléments médicaux fournis par la requérante ne suffisaient pas à démontrer que sa vulnérabilité imposait l'octroi des conditions matérielles d'accueil.
N° TA38-2002434(TA38-2002434)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le classement de sa parcelle en zone agricole par le plan local d'urbanisme intercommunal du Pays de Seyssel. Le juge a estimé que ce classement n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car il s'inscrivait dans la logique du projet d'aménagement et de développement durables (PADD) visant à limiter l'extension des hameaux et à préserver les espaces agricoles. La parcelle, vierge de construction et située en continuité d'une vaste zone agricole, ne constituait pas une "dent creuse" justifiant un classement en zone urbaine. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2406789(TA38-2406789)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. C sous dix jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a retenu l'urgence, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous depuis plusieurs mois, de la perte de son emploi et de son impossibilité de s'inscrire à France Travail. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative. L'ordonnance applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi relative à l'aide juridique.
N° TA38-2104117(TA38-2104117)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Altamor d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Haute-Savoie réquisitionnant une aire d’accueil pour les gens du voyage. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 20 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
N° TA38-2403799(TA38-2403799)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui accorder une subvention au titre de la prime de transition énergétique. La requête, enregistrée le 31 mai 2024, ne contenait l’exposé d’aucun moyen, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le délai de recours contentieux expirait le 16 juin 2024, mais M. B n’a pas régularisé sa requête dans ce délai. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, a donc rejeté la demande sans invitation à régulariser.
N° TA38-2403704(TA38-2403704)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le vice de procédure lié à l'avis médical de l'OFII. Elle a jugé que les certificats médicaux produits n'infirmaient pas l'avis du collège de médecins de l'OFII, concluant ainsi que les conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies.
N° TA38-2406561(TA38-2406561)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C, ressortissant algérien, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car M. C peut justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 24 novembre 2024 par la seule production de sa carte de résident expirée, en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans astreinte ni frais de justice.
N° TA38-2407038(TA38-2407038)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a examiné la requête de M. A contestant le refus du préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait finalement délivré l'attestation sollicitée, valable du 17 septembre au 16 décembre 2024, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. En conséquence, il n'a pas été statué sur ces conclusions, mais l'Etat a été condamné à verser 500 euros à l'avocate de M. A au titre des frais de justice, sous réserve du bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire accordée.
N° TA38-2205223(TA38-2205223)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B contestant des retraits de points sur son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les infractions des 27 novembre 2020 et 8 janvier 2021 (16h42), les points ayant été restitués. Pour les autres infractions, le moyen tiré du défaut de notification des retraits a été écarté, cette notification n'affectant pas la légalité des décisions. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, estimant que la procédure, fondée sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et le code de procédure pénale, était régulière.
N° TA38-2406567(TA38-2406567)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C tendant à la suspension du refus de la rectrice de l'académie de Grenoble de l'autoriser à instruire en famille son enfant pour l'année 2024-2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les faits de harcèlement allégués n'étant pas établis avec une certitude suffisante et la scolarisation étant en cours. Aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, méconnaissance de la convention internationale des droits de l'enfant et de la convention européenne des droits de l'homme) n'a été examiné au fond.
N° TA38-2205221(TA38-2205221)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour cinq mois, prononcée par le sous-préfet de Vienne suite à un excès de vitesse de 44 km/h au-dessus de la limite autorisée. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation, de méconnaissance du contradictoire et d’erreur d’appréciation, en se fondant sur les articles L. 224-2 du code de la route et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. La décision a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente.
N° TA38-2205311(TA38-2205311)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le sous-préfet de Vienne le 28 juillet 2022. La décision a été jugée légalement signée par une autorité compétente bénéficiant d'une délégation régulière. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, conformément à l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, et que le lieu de l'infraction était précisément identifiable. Enfin, la procédure contradictoire n'a pas été jugée obligatoire en raison de l'urgence prévue à l'article L. 121-2 du même code, et l'infraction de dépassement de vitesse de plus de 40 km/h était établie, justifiant la suspension sur le fondement de l'article L. 224-2 du code de la route.
N° TA38-2404465(TA38-2404465)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant son titre de séjour en qualité de conjoint de français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence d'entrée régulière en France, condition prévue à l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés, faute pour le requérant de justifier d'une insertion suffisante ou d'une vie commune antérieure au mariage.
N° TA38-2306773(TA38-2306773)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait le refus du Service Départemental d'Incendie et de Secours de l'Isère de lui accorder un congé pour raison opérationnelle non cotisant avec faculté d'exercer une activité privée. Par une ordonnance du 19 septembre 2024, le président de la 6ème chambre a constaté ce désistement sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution n'a été retenue, le requérant ayant mis fin à l'instance.
N° TA38-2407104(TA38-2407104)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, une ressortissante algérienne de 82 ans, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un visa de retour sous 48 heures. La requérante invoquait son état de santé et la présence de sa famille en France pour justifier l'urgence. Le juge a estimé que les éléments médicaux fournis, bien qu'attestant de pathologies, ne caractérisaient pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans le délai de 48 heures prévu par l'article L. 521-2. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2407081(TA38-2407081)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les circonstances invoquées (perte de missions d’intérim) ne justifiant pas une intervention à très bref délai. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner le fond, et la demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été écartée.
N° TA38-2206448(TA38-2206448)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du maire de Chavanod de lui verser une indemnité pour 28,5 jours de congés non pris lors de sa mise à la retraite. Par un mémoire complémentaire, le requérant a déclaré se désister de l’instance. En application de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 19 septembre 2024. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA38-2108136(TA38-2108136)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 19 septembre 2024, du désistement pur et simple de M. et Mme B. Les requérants contestaient l'avis défavorable de la commission d'urbanisme et l'opposition du maire de La Plagne Tarentaise au raccordement électrique de leur chalet d'alpage. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406711(TA38-2406711)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour prise par le préfet de l'Isère. La requérante a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Le tribunal a condamné l'État à verser à Mme A la somme de 900 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée par un désistement.