Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403975(TA38-2403975)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien, compte tenu de la durée limitée du séjour en France et des attaches conservées en Algérie. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien de 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et le code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2205108(TA38-2205108)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, propriétaire d’une parcelle sur laquelle une barrière de sécurité a été installée. La requérante demandait le retrait de l’ouvrage et une indemnisation pour préjudice de jouissance et moral. Le tribunal a considéré que les conclusions étaient mal dirigées, la compétence voirie ayant été transférée à la communauté de communes Faucigny-Glières depuis 2013, avant l’installation de la barrière. En conséquence, la commune de Glières-Val-de-Borne n’était pas responsable et ne pouvait se voir enjoindre de supprimer l’ouvrage ni être condamnée à indemniser Mme B. Les frais d’huissier et les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406358(TA38-2406358)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 21 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et le défaut de remise des brochures d'information prévues par le règlement UE n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de réadmission vers l'Espagne, fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2105265(TA38-2105265)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un boulanger-pâtissier abonné au marché de Villefontaine, qui contestait l'arrêté du maire du 31 mai 2021. Cet arrêté imposait une obligation de présence quasi-continue le samedi matin, avec seulement huit semaines de congés annuels, sous peine de résiliation de l'abonnement. Le tribunal a jugé que cette mesure, fondée sur les articles L. 2224-18 du code général des collectivités territoriales et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, poursuivait un but d'intérêt général de bonne gestion du domaine public. Il a estimé que la restriction à la liberté du commerce et de l'industrie était proportionnée, car elle visait à éviter une vacance des emplacements et que le nombre de semaines de congés accordé était supérieur à la durée légale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403979(TA38-2403979)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C épouse A, ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de la clause de "standstill" de la décision n°1/80 du Conseil d'association CEE-Turquie, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l'enfant. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la clause de "standstill", jugeant que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) relatives à la vie privée et familiale ne concernent pas l'accès à l'emploi. Il a également estimé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, compte tenu de son absence d'intégration sociale et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale en Turquie ou via le regroupement familial.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406669(TA38-2406669)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de la société Drapo et de M. A B, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention "MaPrimeRénov'". Le juge a rappelé que les litiges relatifs à l'octroi ou au versement d'une subvention relèvent du recours pour excès de pouvoir, et non du plein contentieux indemnitaire. En conséquence, les conclusions indemnitaires présentées étaient irrecevables par leur objet et n'ont pu être régularisées. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404721(TA38-2404721)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature valable et que le refus ne méconnaissait pas l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison des liens persistants de l'intéressé avec sa famille en Tunisie et de sa courte présence en France. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406645(TA38-2406645)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a mis fin à la suspension de l'arrêté de révocation de M. B, inspecteur de la DGCCRF, précédemment ordonnée le 11 juin 2024. Cette décision fait suite à la production par l'administration du procès-verbal de la réunion du conseil de discipline, considéré comme un élément nouveau. Le tribunal a estimé que ce document levait le doute sérieux sur la régularité de la composition du conseil et la motivation de son avis, et que les autres moyens soulevés par le requérant n'étaient pas de nature à créer un tel doute. En conséquence, la suspension a été levée et les conclusions de M. B au titre des frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406561(TA38-2406561)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C, ressortissant algérien, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, car M. C peut justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 24 novembre 2024 par la seule production de sa carte de résident expirée, en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans astreinte ni frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202637(TA38-2202637)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B contestant le refus du préfet de la Drôme d'accorder le regroupement familial pour son épouse et sa fille. En cours d'instance, le préfet a délivré des titres de séjour aux deux intéressées, régularisant leur situation. Le tribunal a donc constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404330(TA38-2404330)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. et Mme C, ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet de l'Isère leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la compétence du signataire, étaient infondés.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2406653(TA38-2406653)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 23 août 2024 par lequel le maire de Saint-François-Longchamp autorisait l'EARL Mercier à emprunter une piste située sur des parcelles privées appartenant aux consorts E pour des travaux de rénovation de chalets d'alpage. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'arrêté portant une atteinte grave au droit de propriété des requérants et étant susceptible d'être mis en œuvre immédiatement. Il a également relevé qu'en l'état de l'instruction, les moyens tirés de l'incompétence du maire pour justifier cette décision par ses pouvoirs de police administrative créaient un doute sérieux sur sa légalité. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux pouvoirs du maire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403737(TA38-2403737)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu, et l'absence de prise en compte de son état de santé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2403558(TA38-2403558)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. D et Mme C, ressortissants géorgiens, contestant les arrêtés du 2 avril 2024 du préfet de la Haute-Savoie leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen de leur situation au regard des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), l'omission de statuer sur la demande de titre pour raison de santé, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2100195(TA38-2100195)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 4 août 2020 par lequel le maire d’Anthy-sur-Léman a retiré son permis de construire du 2 mars 2020. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable au retrait n’avait pas été respectée, car le délai de quinze jours accordé à M. B pour présenter ses observations n’avait commencé à courir qu’à compter du retrait effectif du courrier recommandé le 28 juillet 2020, rendant impossible toute réponse avant la décision de retrait du 4 août 2020. En conséquence, le tribunal a annulé l’arrêté de retrait pour vice de procédure, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. Cette solution s’appuie sur les articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur l’article L. 424-5 du code de l’urbanisme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2407031(TA38-2407031)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle expirée, qui n'avait pu obtenir un duplicata de son titre ni déposer une demande de changement de statut vers "passeport talent", en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme ANEF et d'un refus de la préfecture de l'Isère. Le juge a constaté une urgence caractérisée par la suspension du contrat de travail et un risque de licenciement, et a retenu une atteinte grave et manifestement illégale au droit au travail et à la vie privée, imputable à l'administration. Il a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. A sous quatre jours pour enregistrer sa demande et lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406898(TA38-2406898)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B C, qui avait adressé un courrier de 111 pages sans formuler de conclusions en annulation ou en plein contentieux. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président de la formation de jugement de statuer par ordonnance dans ce cas. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision reposant uniquement sur les règles de procédure administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2407177(TA38-2407177)

Le Tribunal administratif de Grenoble a radié des registres la requête n° 2407177 du syndicat Force ouvrière (FO) CNPE du Tricastin, qui demandait l’annulation d’une note technique du 17 juillet 2024 sur les modalités d’exercice du droit de grève au centre nucléaire du Tricastin. Cette requête a été considérée comme un double d’une précédente requête enregistrée sous le n° 2407113. La radiation a été ordonnée sur le fondement des principes de bonne administration de la justice, sans qu’il soit statué sur le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406909(TA38-2406909)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B. Celui-ci contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 5 septembre 2024 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français, portant la durée totale à deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant. La décision a été prise en application des articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108703(TA38-2108703)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un permis de construire délivré par le maire de Val d’Isère pour l’extension d’un chalet. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la société bénéficiaire du permis. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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