Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2406855(TA38-2406855)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, annule la décision du 29 août 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile. La solution retenue est fondée sur une inexacte application de l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII n'ayant pas établi le caractère exceptionnel de la situation personnelle du requérant justifiant une telle cessation. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir M. A dans ses droits aux conditions matérielles d'accueil.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406587(TA38-2406587)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné les demandes de M. et Mme D visant à suspendre les décisions de la rectrice de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruire en famille leurs deux enfants pour l'année scolaire 2024-2025. Les requérants invoquaient l'urgence et des doutes sérieux sur la légalité des refus, notamment au regard de l'article L. 131-5 du code de l'éducation et de la convention internationale des droits de l'enfant. Le juge a rejeté les requêtes, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car les requérants n'établissaient pas que l'inscription en établissement scolaire avant la rentrée bouleverserait de manière irréversible le parcours des enfants. Aucune suspension n'a donc été ordonnée, et les demandes d'injonction et de frais ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206386(TA38-2206386)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du préfet de l'Isère d'enregistrer un stage de sensibilisation à la sécurité routière et de reconstituer les points de son permis de conduire. Le tribunal a constaté qu'une décision d'invalidation du permis (décision 48SI) avait été régulièrement notifiée à l'intéressé avant le stage. En application des articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route, le préfet était en situation de compétence liée pour refuser la demande, un permis ayant perdu sa validité ne pouvant plus bénéficier d'une récupération de points.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206287(TA38-2206287)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la notification d’un solde de six points sur son permis de conduire. La requérante soutenait que son solde aurait dû être de onze points, mais le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’absence de notification des décisions de retrait de points, cette notification n’affectant pas la légalité des retraits. Il a constaté, sur la base du relevé d’information intégrale non contesté, que le permis de conduire de Mme B ne comportait effectivement que six points à la date de la décision attaquée. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la route et du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2405896(TA38-2405896)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n’a pas produit le recours préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l’exigent les articles R. 421-1 du code de justice administrative et R. 241-17-1 du code de l’action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2102681(TA38-2102681)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme Marc'h et M. L d'une demande d'indemnisation pour des préjudices résultant d'une faute médicale et d'un défaut d'information lors d'une intervention chirurgicale au centre hospitalier intercommunal Hôpitaux du Pays du Mont-Blanc. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'établissement sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, l'hôpital n'ayant pas contesté sa responsabilité. La solution retenue est la condamnation de l'hôpital à verser diverses sommes aux requérants pour réparer leurs préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, incluant les pertes de gains professionnels, l'assistance par tierce personne, et les souffrances endurées. Le tribunal a également accordé une indemnité à M. L pour les troubles dans ses conditions d'existence, et a rejeté la demande de mise hors de cause de l'ONIAM.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405811(TA38-2405811)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait des décisions de retrait de points sur son permis de conduire et la décision "48SI" d'invalidation de ce permis. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 31 juillet 2024, était tardive, car la décision d'invalidation avait été notifiée le 11 mars 2020 avec mention des voies et délais de recours. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées comme manifestement irrecevables.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406687(TA38-2406687)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 24 septembre 2024, a rejeté la requête de la société Drapo et de Mme A qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention de 4 000 euros au titre de "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que ces conclusions indemnitaires étaient irrecevables car, selon une jurisprudence constante, les litiges relatifs à l'octroi ou au versement d'une subvention relèvent du recours pour excès de pouvoir et non du plein contentieux indemnitaire. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406682(TA38-2406682)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention de 4 000 euros au titre de "MaPrimeRénov'". Le juge a considéré que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2206018(TA38-2206018)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C D contestant l'invalidation de son permis de conduire pour défaut de points. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l'intérieur, faute de preuve d'une notification régulière de la décision d'invalidation. Sur le fond, il a rejeté les conclusions relatives aux infractions des 26 octobre 2019 et 5 mai 2021, les points correspondants ayant été restitués avant l'introduction de la requête. Le tribunal a également jugé que les conditions de notification des retraits de points n'affectent pas leur légalité, mais seulement leur opposabilité. La solution retenue est fondée sur les articles L. 223-1 et suivants du code de la route, ainsi que sur les principes de procédure administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403463(TA38-2403463)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant l’invalidation de son permis de conduire (décision "48SI") et demandant la prise en compte de points récupérés via un stage de sensibilisation. La requête en annulation a été jugée tardive, car la notification de la décision datait du 19 décembre 2023 et le recours n’a été enregistré que le 21 mai 2024, soit au-delà du délai de deux mois prévu par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Par ailleurs, le tribunal a estimé que l’administration était en situation de compétence liée pour refuser la reconstitution de points, le permis ayant déjà perdu sa validité avant le stage, conformément aux articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable et infondée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2404029(TA38-2404029)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 14 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice disposant d'une délégation régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance d'une circulaire, le requérant ne pouvant se prévaloir des orientations générales pour l'exercice du pouvoir discrétionnaire de régularisation. Sur le fond, le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, la situation personnelle de l'intéressé (absence de motif exceptionnel ou de circonstances humanitaires, liens familiaux conservés en Tunisie) ne justifiant pas une admission exceptionnelle au séjour. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2400610(TA38-2400610)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Totem Carroz Village d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire d’Arâches-la-Frasse lui opposant un sursis à statuer sur une demande de permis de construire. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 24 septembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2403538(TA38-2403538)

Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de Mme A, qui contestait une décision implicite de rejet du département de l'Isère relative à un indu de revenu de solidarité active de 4 818,27 euros. En effet, une décision expresse du 28 mars 2024 s'était substituée à la décision implicite attaquée, et Mme A avait déjà introduit un recours contre cette nouvelle décision. La solution retenue est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater qu'il n'y a plus lieu de statuer. Les conclusions accessoires de Mme A au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2404924(TA38-2404924)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active de 1 320,88 euros notifié par le département de l'Isère. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen intelligible, malgré une demande de régularisation restée sans effet. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative pour prononcer ce rejet par ordonnance.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2302504(TA38-2302504)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Carrefour Hypermarchés d’une demande de décharge de cotisation foncière des entreprises et de taxe pour frais de chambre de commerce et d’industrie au titre de 2021. Le directeur départemental des finances publiques de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. Faute pour la société requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 24 septembre 2024, le tribunal donne acte de ce désistement d’instance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205935(TA38-2205935)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 23 septembre 2024, a constaté le désistement d’instance de la SARL Realiz Agency. Cette société contestait son déréférencement de la plateforme « Mon Compte Formation » pour neuf mois, prononcé par la Caisse des dépôts et consignations. Le tribunal a appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, la société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. La demande de la Caisse des dépôts et consignations au titre des frais de justice a été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2403803(TA38-2403803)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Veyrier-du-Lac à M. et Mme A, ainsi que le rejet de leur recours gracieux. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête, ce dont la commune a demandé qu’il soit donné acte. Par ordonnance du 23 septembre 2024, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2406676(TA38-2406676)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Drapo et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à verser une subvention "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car les recours relatifs à une subvention relèvent du contentieux de l'excès de pouvoir et non du plein contentieux. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406358(TA38-2406358)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du 21 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et le défaut de remise des brochures d'information prévues par le règlement UE n° 604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de réadmission vers l'Espagne, fondée sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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