Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108703(TA38-2108703)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un permis de construire délivré par le maire de Val d’Isère pour l’extension d’un chalet. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la société bénéficiaire du permis. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2007827(TA38-2007827)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la délibération du 25 février 2020 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal du Pays de Seyssel. Le requérant contestait notamment la méconnaissance de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme concernant les modifications post-enquête publique et l'erreur manifeste d'appréciation dans le classement de sa parcelle AK n° 23 en zone agricole. Le tribunal a écarté le premier moyen faute de précisions suffisantes sur l'impact des modifications, et a jugé que le classement en zone A n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, au regard du parti d'aménagement retenu et de la vocation agricole du secteur. La demande de frais de justice présentée par M. B a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2006546(TA38-2006546)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l’annulation de la délibération du 25 février 2020 approuvant le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) du Pays de Seyssel, notamment le classement de leur parcelle en zone agricole. Le tribunal a écarté le moyen tiré d’un défaut de publicité de la délibération prescrivant l’élaboration du PLUi, estimant que ce vice ne pouvait être utilement contesté à l’appui du recours contre la délibération d’approbation. Il a également jugé que le PLUi était compatible avec le schéma de cohérence territoriale (SCoT) Usses et Rhône, après une analyse globale des objectifs du document supérieur. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sur le fondement des articles L. 131-4, R. 153-20 et R. 153-21 du code de l’urbanisme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2104520(TA38-2104520)

**Tribunal Administratif de Grenoble** – Décision du 12 janvier 2022 (7ème chambre). **Sujet :** Contestation par la SARL La Grande Ourse de rappels de TVA et de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (exercices 2012 à 2014), assortis de pénalités, à la suite d’une vérification de comptabilité. **Solution :** Le tribunal constate un **non-lieu à statuer** sur la requête, l’administration fiscale ayant prononcé le dégrèvement total des impositions et pénalités contestées en cours d’instance. **Textes appliqués :** Articles L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles) et 1759 du code général des impôts (pénalités pour revenus distribués).

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2304677(TA38-2304677)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait la décision du préfet de l'Isère du 23 juin 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le tribunal a estimé que M. B n'avait pas démontré avoir transmis les pièces complémentaires demandées (titre de séjour et acte de naissance légalisé) et que, même à supposer une transmission, l'acte de naissance produit n'était pas légalisé, en méconnaissance des articles 9 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue confirme la légalité du classement sans suite, et les conclusions à fin d'injonction sont également rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2406732(TA38-2406732)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre de la parcelle départementale AL n° 91 à Bonneville, appartenant au domaine public. La condition d'urgence a été retenue en raison de travaux programmés dès le 24 septembre 2024. Le juge a enjoint l'évacuation des lieux pour le 23 septembre 2024, sous astreinte de 100 euros par jour et par véhicule ou caravane. En revanche, il a rejeté la demande d'autorisation de recourir à la force publique, cette mesure relevant d'une autre procédure.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407066(TA38-2407066)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui sollicitait le paiement de jours de compte épargne-temps (CET) par le centre hospitalier de Chambéry ou l’ONF. La requête ne contenait ni conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative, ni demande indemnitaire préalable, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu’il ne peut être saisi que contre une décision préalable et qu’il n’a pas compétence pour donner des conseils ou se substituer à l’administration. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2407038(TA38-2407038)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a examiné la requête de M. A contestant le refus du préfet de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait finalement délivré l'attestation sollicitée, valable du 17 septembre au 16 décembre 2024, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. En conséquence, il n'a pas été statué sur ces conclusions, mais l'Etat a été condamné à verser 500 euros à l'avocate de M. A au titre des frais de justice, sous réserve du bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire accordée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2407067(TA38-2407067)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté que la requérante, Mme A, avait obtenu du préfet de l'Isère l'attestation de prolongation d'instruction qu'elle demandait. La demande d'injonction sous astreinte a donc perdu son objet et il n'y a plus lieu d'y statuer. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de Mme A à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 700 euros à son avocate au titre des frais irrépétibles, sous réserve du respect des conditions légales.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2407063(TA38-2407063)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté que le préfet de l'Isère avait porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'aller et venir de la requérante en refusant de renouveler son autorisation provisoire de séjour, malgré une précédente ordonnance. Compte tenu de l'urgence, notamment liée à un déplacement en Algérie pour un décès familial, le juge a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour de trois mois sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision applique les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2406653(TA38-2406653)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 23 août 2024 par lequel le maire de Saint-François-Longchamp autorisait l'EARL Mercier à emprunter une piste située sur des parcelles privées appartenant aux consorts E pour des travaux de rénovation de chalets d'alpage. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'arrêté portant une atteinte grave au droit de propriété des requérants et étant susceptible d'être mis en œuvre immédiatement. Il a également relevé qu'en l'état de l'instruction, les moyens tirés de l'incompétence du maire pour justifier cette décision par ses pouvoirs de police administrative créaient un doute sérieux sur sa légalité. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code général des collectivités territoriales relatives aux pouvoirs du maire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202637(TA38-2202637)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B contestant le refus du préfet de la Drôme d'accorder le regroupement familial pour son épouse et sa fille. En cours d'instance, le préfet a délivré des titres de séjour aux deux intéressées, régularisant leur situation. Le tribunal a donc constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions accessoires au titre des frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2407031(TA38-2407031)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle expirée, qui n'avait pu obtenir un duplicata de son titre ni déposer une demande de changement de statut vers "passeport talent", en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme ANEF et d'un refus de la préfecture de l'Isère. Le juge a constaté une urgence caractérisée par la suspension du contrat de travail et un risque de licenciement, et a retenu une atteinte grave et manifestement illégale au droit au travail et à la vie privée, imputable à l'administration. Il a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. A sous quatre jours pour enregistrer sa demande et lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2100195(TA38-2100195)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 4 août 2020 par lequel le maire d’Anthy-sur-Léman a retiré son permis de construire du 2 mars 2020. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable au retrait n’avait pas été respectée, car le délai de quinze jours accordé à M. B pour présenter ses observations n’avait commencé à courir qu’à compter du retrait effectif du courrier recommandé le 28 juillet 2020, rendant impossible toute réponse avant la décision de retrait du 4 août 2020. En conséquence, le tribunal a annulé l’arrêté de retrait pour vice de procédure, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. Cette solution s’appuie sur les articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur l’article L. 424-5 du code de l’urbanisme.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2407177(TA38-2407177)

Le Tribunal administratif de Grenoble a radié des registres la requête n° 2407177 du syndicat Force ouvrière (FO) CNPE du Tricastin, qui demandait l’annulation d’une note technique du 17 juillet 2024 sur les modalités d’exercice du droit de grève au centre nucléaire du Tricastin. Cette requête a été considérée comme un double d’une précédente requête enregistrée sous le n° 2407113. La radiation a été ordonnée sur le fondement des principes de bonne administration de la justice, sans qu’il soit statué sur le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406909(TA38-2406909)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B. Celui-ci contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 5 septembre 2024 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français, portant la durée totale à deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait pas un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant. La décision a été prise en application des articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406898(TA38-2406898)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B C, qui avait adressé un courrier de 111 pages sans formuler de conclusions en annulation ou en plein contentieux. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant au président de la formation de jugement de statuer par ordonnance dans ce cas. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision reposant uniquement sur les règles de procédure administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2404330(TA38-2404330)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. et Mme C, ressortissants algériens, contestant les arrêtés du préfet de l'Isère leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la compétence du signataire, étaient infondés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2403737(TA38-2403737)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit d'être entendu, et l'absence de prise en compte de son état de santé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2403558(TA38-2403558)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. D et Mme C, ressortissants géorgiens, contestant les arrêtés du 2 avril 2024 du préfet de la Haute-Savoie leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen de leur situation au regard des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), l'omission de statuer sur la demande de titre pour raison de santé, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.

Résumé IA