Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2108254(TA38-2108254)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme de D, qui contestait l'arrêté du maire du Sappey-en-Chartreuse ordonnant l'interruption de ses travaux. La juridiction a estimé que les travaux, incluant un terrassement en zone de risque de glissement de terrain et la préparation d'un portail sans autorisation, n'étaient pas conformes à l'autorisation d'urbanisme délivrée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du plan de prévention des risques naturels (PPRN), rejetant les moyens de détournement de pouvoir.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2401569(TA38-2401569)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du Centre Hospitalier Métropole Savoie prononçant sa radiation des cadres. La requérante s’est désistée de son instance par un mémoire complémentaire. Sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 19 septembre 2024. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206502(TA38-2206502)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête des consorts E contestant le permis de construire délivré à la société Europe Construction pour deux immeubles collectifs à Seyssinet-Pariset. Les requérants soulevaient plusieurs moyens, notamment l'incompétence du pétitionnaire pour demander un permis modificatif, l'insuffisance du dossier de demande, et la méconnaissance des règles d'urbanisme relatives à l'emprise au sol, à la surface de pleine terre et aux accès. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que le permis modificatif avait été régulièrement délivré à la SCCV Villa Percevalière, que le dossier de demande était complet et cohérent, et que le projet respectait les dispositions du plan local d'urbanisme intercommunal et du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros aux sociétés défenderesses au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2306773(TA38-2306773)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait le refus du Service Départemental d'Incendie et de Secours de l'Isère de lui accorder un congé pour raison opérationnelle non cotisant avec faculté d'exercer une activité privée. Par une ordonnance du 19 septembre 2024, le président de la 6ème chambre a constaté ce désistement sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution n'a été retenue, le requérant ayant mis fin à l'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206782(TA38-2206782)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant la suspension de six mois de son permis de conduire pour conduite sous stupéfiants. La décision, prise par une autorité compétente et suffisamment motivée, n'a pas méconnu le principe du contradictoire en raison de l'urgence. Les moyens soulevés, dont l'erreur de fait sur la date du permis, ont été écartés comme sans incidence sur la légalité de l'arrêté fondé sur les articles L. 224-2 et suivants du code de la route.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2108136(TA38-2108136)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 19 septembre 2024, du désistement pur et simple de M. et Mme B. Les requérants contestaient l'avis défavorable de la commission d'urbanisme et l'opposition du maire de La Plagne Tarentaise au raccordement électrique de leur chalet d'alpage. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, en a donné acte sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2207251(TA38-2207251)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. C contestant la suspension de six mois de son permis de conduire pour conduite sous stupéfiants. Le tribunal a constaté que le préfet de l'Isère avait rapporté l'arrêté attaqué le 25 novembre 2022, rendant les conclusions à fin d'annulation sans objet. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. C au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407122(TA38-2407122)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction, en raison de difficultés à renouveler sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de 48 heures, n'était pas remplie. Les circonstances invoquées (impossibilité de justifier de sa situation administrative, impossibilité de voyager, stress lié à un antécédent de cancer) n'ont pas été jugées suffisantes pour caractériser une telle urgence. La requête a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2406554(TA38-2406554)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. et Mme C du logement qu'ils occupent indûment au Foyer Les Poses à Cluses. La juridiction a fait droit à la demande du préfet de la Haute-Savoie, estimant que la condition d'urgence était remplie en raison de la saturation des places d'hébergement pour les nouveaux demandeurs d'asile. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après le rejet définitif de la demande d'asile. Le tribunal a également autorisé le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée si nécessaire.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2406542(TA38-2406542)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande du préfet de la Haute-Savoie, a ordonné l'expulsion sans délai de M. C, un ressortissant afghan, du logement pour demandeurs d'asile qu'il occupait indûment. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que M. C, débouté définitivement de sa demande d'asile et ayant fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire, se maintenait sans titre dans les lieux malgré une mise en demeure. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été reconnues en raison de la saturation du dispositif d'hébergement, qui empêchait la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2406975(TA38-2406975)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D épouse B qui demandait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née le 23 février 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. La requête, manifestement infondée, a donc été rejetée sans instruction contradictoire, en vertu de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2300012(TA38-2300012)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme B de son instance. Celle-ci demandait initialement au juge de contraindre la commune de Sauzet à déclarer son arrêt de travail et son congé de maternité, et de la condamner à des frais de justice. La solution retenue est un simple constat de désistement, fondé sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2101326(TA38-2101326)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le Comité écologique Voiron Chartreuse d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Voiron de retirer un permis de construire délivré le 18 janvier 2019 pour un hangar agricole. L’association soutenait que le permis avait été obtenu par fraude, le bénéficiaire n’étant pas un exploitant agricole et le bâtiment servant en réalité à l’activité d’une société commerciale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’association justifiait d’un intérêt à agir, mais que les moyens invoqués n’étaient pas fondés, notamment en l’absence de fraude établie et de tardiveté du recours. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, en particulier les articles relatifs aux permis de construire en zone agricole.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2104436(TA38-2104436)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 4 mai 2021 du maire de Le Sappey-en-Chartreuse ordonnant l'interruption de travaux sur une parcelle. La requérante contestait notamment le non-respect de la procédure contradictoire et la conformité des travaux à l'autorisation d'urbanisme. Le tribunal a jugé que l'arrêté interruptif de travaux, fondé sur l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme, était une mesure de police soumise à une procédure contradictoire préalable en vertu des articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration. En l'espèce, le tribunal a estimé que l'urgence justifiait l'absence de procédure contradictoire, compte tenu des risques pour la sécurité publique liés à la localisation des travaux près d'un carrefour routier. Par conséquent, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2204581(TA38-2204581)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le préfet du Rhône suite à un excès de vitesse de 51 km/h (161 km/h au lieu de 110 km/h). Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La suspension a été fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route, applicable en cas de dépassement d'au moins 40 km/h de la vitesse maximale autorisée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2204634(TA38-2204634)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C D contestant la suspension de son permis de conduire pour douze mois, prononcée par le préfet de l'Isère suite à un accident mortel et un dépistage positif aux stupéfiants. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a jugé que la procédure contradictoire prévue aux articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration n'avait pas à être mise en œuvre en raison de l'urgence, le conducteur présentant un risque grave pour lui-même et les tiers. La suspension d'un an a été considérée comme proportionnée, conformément à l'article L. 224-2 du code de la route, compte tenu des circonstances de l'accident.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2204787(TA38-2204787)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, qui demandait l'annulation de la décision du 27 mai 2022 par laquelle la sous-préfète de Vendôme avait suspendu son permis de conduire pour six mois suite à un excès de vitesse de 51 km/h (181 km/h au lieu de 130 km/h). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de date, jugeant que la décision était régulièrement signée par une autorité compétente et suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que l'irrégularité alléguée de la procédure pénale était sans incidence sur la légalité de la suspension administrative, fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205169(TA38-2205169)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B contestant la décision "48SI" du ministre de l'intérieur du 1er juillet 2022 lui retirant trois points et constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde nul. Le requérant invoquait notamment le défaut de notification des retraits de points et le défaut d'information préalable pour quatre infractions commises entre 2017 et 2021. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de notification était inopérant, car cette formalité n'affecte pas la légalité du retrait. Concernant le défaut d'information préalable, le tribunal a estimé que le paiement des amendes forfaitaires par M. B établissait qu'il avait reçu les avis de contravention contenant les informations requises par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sans qu'il prouve le contraire. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205214(TA38-2205214)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision « 48SI » du 18 mars 2021 invalidant son permis de conduire et contre les retraits de points consécutifs à onze infractions routières. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les infractions des 7 janvier, 11 janvier, 31 août, 3 septembre et 8 septembre 2020, ainsi que pour la décision « 48SI », ces actes ayant été retirés par le ministre de l’intérieur. Pour les infractions restantes, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le défaut de notification des retraits de points est sans incidence sur leur légalité et que l’administration a prouvé avoir délivré l’information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le paiement des amendes forfaitaires établissant la réception de l’avis de contravention.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205985(TA38-2205985)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C contestant la décision du ministre de l'intérieur du 9 août 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, estimant que cette circonstance est sans incidence sur leur légalité. Il a également considéré que la réalité des infractions était établie par le relevé d'information intégral produit par le ministre, en application de l'article L. 223-1 du code de la route. Enfin, le tribunal a jugé que le moyen fondé sur le défaut d'information préalable, prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, n'était pas fondé pour les infractions concernées.

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