Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 852/1714
N° TA38-2406133(TA38-2406133)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme D d'une demande de levée de la suspension d'un permis de construire initialement prononcée le 26 juillet 2024. La suspension avait été ordonnée en raison de vices tenant à l'incomplétude du dossier de demande et à l'absence de justification des contraintes techniques pour le stationnement, au regard des articles R. 431-16 et L. 151-33 du code de l'urbanisme. Pour obtenir la levée de cette suspension, Mme D invoquait la délivrance d'un permis de construire modificatif le 8 août 2024, censé régulariser ces vices. Le tribunal a examiné si ce permis modificatif permettait effectivement de lever la suspension, en tenant compte de sa portée sur les vices initiaux et des éventuels nouveaux vices allégués.
N° TA38-2005179(TA38-2005179)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 13 mars 2020 par lequel le préfet de la Haute-Savoie avait opposé un sursis à statuer à une demande de permis de construire, ainsi que le rejet du recours gracieux. Le tribunal a jugé que M. G, resté propriétaire du terrain en raison d'une condition suspensive non réalisée, avait intérêt à agir. Il a estimé que le sursis à statuer, fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était illégal car le certificat d'urbanisme positif avait été délivré avant le débat sur le PADD du 18 décembre 2017, rendant inapplicable cette disposition. La solution retenue est l'annulation des décisions contestées.
N° TA38-2406904(TA38-2406904)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 septembre 2024, a rejeté la requête de M. B qui sollicitait l’octroi d’une bonification pour 4 enfants dans le calcul de sa pension de retraite. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative, ni à la condamnation d’une personne publique, et ne contenait aucun moyen de droit. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2406918(TA38-2406918)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme A B épouse D par le préfet de l'Isère. La requérante, entrée en France dans le cadre du regroupement familial, invoquait l'urgence liée à son irrégularité et à l'impossibilité de travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de circonstances particulières justifiant une mesure provisoire, notamment au regard des ressources suffisantes du conjoint et de l'absence de projet professionnel précis. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405694(TA38-2405694)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A concernant le renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions précises (absence de demande d’annulation d’une décision ou de réparation d’un préjudice) ni moyens de droit, en violation des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration ni donner de conseils. Cette décision a été prise sous forme d’ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA38-2405565(TA38-2405565)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait à se voir accorder une rupture conventionnelle avec la commune d’Annecy. La juridiction a jugé cette requête manifestement irrecevable, car elle ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative ni à une condamnation indemnitaire, mais sollicitait du juge qu’il se substitue à l’administration. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté l’absence de conclusions recevables et de moyens de droit.
N° TA38-2405200(TA38-2405200)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de la commune de Villefontaine à lui verser des indemnités pour perte de salaires et préjudice moral. La requête a été jugée manifestement irrecevable, faute pour la requérante d’avoir formé une demande préalable auprès de l’administration, comme l’exige l’article R. 421-1 du code de justice administrative. De plus, ses conclusions indemnitaires n’étaient assorties d’aucun moyen de droit susceptible de caractériser une illégalité fautive, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du même code. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405181(TA38-2405181)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait sa situation administrative sans formuler de conclusions précises. Le juge a relevé que la requête ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative, ni à une demande indemnitaire, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, écarte le recours pour défaut d’objet et de moyens.
N° TA38-2006685(TA38-2006685)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Combloux à M. A pour un chalet d'habitation. Le tribunal a examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance des règles d'urbanisme (articles UB3, UB10.1, UB11, UB12 du règlement) et l'atteinte à sa propriété. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens étaient irrecevables ou non fondés, en application des articles R.600-5 du code de l'urbanisme et L.761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2004986(TA38-2004986)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant l'arrêté du maire d'Ayze refusant un certificat d'urbanisme pour la construction de garages en zone agricole (A). Le tribunal a écarté l'exception d'illégalité du classement en zone A, jugeant que le secteur présente une vocation agricole à préserver, conformément au plan local d'urbanisme. Il a également validé le motif de refus tiré de l'article 2 du règlement de la zone A, qui n'autorise les annexes qu'aux constructions principales situées dans la même zone, ce qui n'était pas le cas en l'espèce. La demande de substitution de motif de la commune a été jugée sans objet.
N° TA38-2404872(TA38-2404872)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 16 septembre 2024, du désistement pur et simple de Mme B de son recours en excès de pouvoir. La requérante contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour et demandait la délivrance d'une carte de résident ou d'un titre "salarié". Le tribunal, appliquant l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et en a donné acte, mettant ainsi fin à l'instance.
N° TA38-2102959(TA38-2102959)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme et M. B qui demandaient la condamnation de l'État à leur verser 50 000 euros en réparation du préjudice subi suite au refus du maire de Sciez de dresser un procès-verbal d'infraction pour des faits liés à une cuve de fioul. Les requérants n'ont pas établi l'existence d'infractions aux règles d'urbanisme, rendant le refus du maire non illégal au regard de l'article L. 480-1 du code de l'urbanisme. Par conséquent, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la prescription soulevée par le préfet. La demande de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA38-2406381(TA38-2406381)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le doyen de la faculté de droit de l'Université Grenoble Alpes (UGA) a refusé l'admission de Mme D en Master 2 droit privé et des affaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu du préjudice grave et immédiat pour la carrière professionnelle de la requérante, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le motif de niveau académique insuffisant n'étant pas légalement prévu pour fonder un tel refus. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.
N° TA38-2406498(TA38-2406498)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme B C, ressortissante brésilienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet de l'Isère avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction, lui conférant les mêmes droits que son titre de séjour jusqu'au 8 décembre 2024. Cette attestation abrogeait implicitement la décision contestée. La requête a été rejetée, ainsi que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2403417(TA38-2403417)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le non-paiement de ses salaires par le Groupement Hospitalier des Portes de Provence. La requête ne contenait ni conclusions en annulation d’une décision administrative, ni demande indemnitaire, et ne justifiait pas de l’existence d’une décision préalable de l’administration sur une demande de paiement, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2308174(TA38-2308174)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait la décharge partielle de son impôt sur le revenu pour 2020. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour irrecevabilité manifeste. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 18 décembre 2023, était tardive car introduite plus de deux mois après la notification de la décision de l'administration fiscale du 21 avril 2023, conformément à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2305077(TA38-2305077)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du président de la communauté d’agglomération Annemasse Les Voirons de communiquer un accord-cadre de maîtrise d’œuvre. En cours d’instance, la collectivité a finalement transmis les documents demandés, conduisant les requérants à se désister de leurs conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche condamné la communauté d’agglomération à verser 1 500 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2406511(TA38-2406511)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de l'Isère a convoqué l'intéressée à un rendez-vous le 16 septembre 2024. Le juge a constaté que la demande avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ont été rejetées.
N° TA38-2406023(TA38-2406023)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer Mme A sous 5 jours pour déposer une demande de renouvellement de son certificat de résidence algérien. La requérante justifiait de l'urgence, son titre étant expiré et son licenciement intervenu faute de document de séjour valide. Le juge a considéré que les difficultés persistantes à obtenir un rendez-vous en ligne constituaient un dysfonctionnement justifiant cette mesure utile. L'ordonnance applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2403726(TA38-2403726)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, ressortissant surinamais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 24 mai 2024 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que la compétence du signataire était établie et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation.