Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2203437(TA38-2203437)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme B... contre un permis de construire délivré par le maire de Collonges-sous-Salève pour une maison individuelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours, faute de preuve d’affichage du permis. Sur le fond, il a annulé le permis de construire au motif que la division de la parcelle n’était pas effective à la date de délivrance du permis, ce qui imposait d’apprécier la légalité du projet à l’échelle de l’ensemble de la parcelle d’origine, sans que le dossier ne permette de vérifier le respect des règles d’urbanisme applicables. La décision s’appuie sur les articles L. 442-1 et R. 431-8 du code de l’urbanisme.
N° TA38-2203611(TA38-2203611)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Flavie et de la SCI L’Épilobe, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Megève pour l’édification de deux bâtiments d’habitation. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que la représentation par avocat dispensait de vérifier la qualité pour agir des sociétés requérantes. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles R. 431-16 du code de l’urbanisme et des dispositions du plan local d’urbanisme, mais les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions des requérantes, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2203863(TA38-2203863)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D..., Mme E..., M. A... et Mme C... demandant l’annulation de l’arrêté du 26 avril 2022 par lequel le maire de Saint-Cergues ne s’est pas opposé à une déclaration préalable de division en vue de construire. Les requérants soutenaient que le projet méconnaissait l’article R. 151-40 du code de l’urbanisme et les orientations d’aménagement et de programmation (OAP) en n’incluant pas la parcelle B n° 293. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant que ni le règlement du PLU ni les OAP n’imposaient que l’opération d’aménagement d’ensemble porte sur la totalité de la zone 1AUb. La requête a donc été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les fins de non-recevoir.
N° TA38-2301563(TA38-2301563)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., enseignant, qui contestait le montant de l'indemnité de tutorat perçue pour l'accompagnement d'une enseignante en difficulté. Le tribunal a jugé que cette mission d'accompagnement ne constituait pas un tutorat au sens du décret n° 2014-1017 du 8 septembre 2014, lequel réserve l'indemnité de 1 250 euros aux tuteurs de personnels stagiaires. En l'espèce, l'enseignante accompagnée n'était pas stagiaire, mais titulaire, ce qui excluait l'application du texte. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et d'injonction de versement de la somme complémentaire.
N° TA38-2303125(TA38-2303125)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., maître de conférences, qui contestait le refus de l’université Grenoble Alpes de lui accorder la prime individuelle C3 du RIPEC pour 2022. Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d’appréciation du CNU et l’illégalité du critère d’âge, mais le tribunal a jugé ces moyens infondés. La décision s’appuie sur le décret n° 2021-1895 du 29 décembre 2021 portant création du RIPEC et le code de l’éducation.
N° TA38-2308212(TA38-2308212)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette l'opposition formée par Mme C... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Drôme pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 2 983,60 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu en soutenant ne pas avoir été en couple durant la période concernée. Le tribunal rappelle que, si l'opposition à contrainte est recevable sans recours administratif préalable, la contestation du bien-fondé de l'indu est subordonnée à l'exercice préalable d'un tel recours, dont la décision ne doit pas être devenue définitive. En l'espèce, la décision de la commission de recours amiable du 7 septembre 2021, rejetant le recours de Mme C..., est devenue définitive le 8 novembre 2021, soit avant l'émission de la contrainte. Par conséquent, la contestation du bien-fondé de l'indu est irrecevable, et l'opposition est rejetée.
N° TA38-2400427(TA38-2400427)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... qui contestait le refus du département de la Drôme de lui accorder une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». La requérante invoquait une fatigabilité et des blocages de membres, mais n'a produit aucun élément médical démontrant un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, comme l'exige l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a considéré que les conditions réglementaires pour l'attribution de cette carte n'étaient pas remplies.
N° TA38-2401164(TA38-2401164)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus du département de la Drôme de lui accorder une aide financière pour le dépôt de garantie de son logement. La décision a été prise en application de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et du règlement intérieur du Fonds unique logement et habitat (FULH) du département. Le tribunal a constaté que les ressources mensuelles de Mme B..., soit 2 364,06 euros, correspondaient à un taux de RSA de 2,37 %, dépassant le plafond de 2,3 RSA fixé par le règlement. Dès lors, le département était tenu de refuser l'aide, sans erreur de fait ou de droit. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2401575(TA38-2401575)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du département de la Haute-Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le juge a rappelé que, saisi en plein contentieux, il lui appartient d’apprécier si le handicap du demandeur justifie l’attribution de la carte au regard des critères fixés par le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. Constatant que M. B... n’apportait aucun élément médical probant démontrant une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou un besoin d’accompagnement, le tribunal a estimé que les conditions légales n’étaient pas remplies. La solution retenue est donc le rejet de la demande.
N° TA38-2401803(TA38-2401803)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du maire de Villy-le-Bouveret du 5 octobre 2023, qui opposait un sursis à statuer à sa demande de permis de construire pour un bâtiment de quatre logements. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 442-14 du code de l'urbanisme était inopérant, le sursis à statuer étant fondé sur l'article L. 153-11 du même code. La solution retenue confirme la légalité de la décision municipale, sans faire droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.
N° TA38-2403364(TA38-2403364)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande de Mme B... qui contestait le refus du département de la Savoie de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Le juge a rappelé que l’attribution de cette carte est subordonnée à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine. En l’espèce, Mme B... n’a pas apporté de justificatifs suffisants pour démontrer que son handicap (tendinopathie) remplissait ces critères fixés par le code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA38-2406257(TA38-2406257)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette l’opposition formée par M. B... contre une contrainte de France Travail visant à recouvrer un indu d’allocation de solidarité spécifique de 26 142,96 euros pour la période du 1er janvier 2014 au 31 mai 2019. Le requérant ne conteste pas avoir omis de déclarer plusieurs périodes d’emploi, mais estime le montant réclamé injustifié. La décision applique les articles R. 5425-2 à R. 5425-8 du code du travail, relatifs au cumul de l’allocation avec une reprise d’activité professionnelle. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la validité de la contrainte.
N° TA38-2600239(TA38-2600239)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Samoëns du 16 décembre 2025 qui s'opposait à la déclaration préalable de la société Les Rots Home pour la transformation d'un garage en habitation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'absence de motivation et l'erreur de droit dans l'application de l'article A7 du PLU, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée en raison de l'absence de moyen sérieux. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 424-3 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2600349(TA38-2600349)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des refus implicites de la préfète de l’Isère de délivrer un titre de séjour et une attestation de prolongation d’instruction à M. A..., ressortissant sénégalais et parent d’enfants français. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, le requérant ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire à très bref délai, notamment au regard de l’absence de menace imminente sur son emploi ou ses ressources. La solution retenue s’appuie sur les conditions cumulatives de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2600918(TA38-2600918)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'erreur manifeste d'appréciation, faute d'attaches familiales ou d'insertion en France. Il a également jugé que la procédure de remise respectait les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, le requérant ayant bénéficié d'un entretien individuel et des brochures d'information. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 17 du même règlement et de l'article 3 de la Convention a été implicitement rejeté, la décision étant fondée sur l'accord explicite des autorités espagnoles.
N° TA38-2600964(TA38-2600964)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 20 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 27 janvier 2026. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision s'inscrit dans le cadre du contentieux de l'excès de pouvoir relatif aux mesures d'éloignement. Les textes appliqués incluent l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, la Convention européenne des droits de l'homme, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2510179(TA38-2510179)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le président de la 1ère chambre a constaté que, malgré une demande de confirmation adressée à son conseil via l’application Télérecours le 1er décembre 2025, M. B... n’a pas maintenu ses conclusions dans le délai d’un mois prévu à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 10 février 2026, le tribunal a donné acte du désistement de la requête et a également constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée entre-temps.
N° TA38-2511680(TA38-2511680)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions principales tendant à l’annulation du refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une carte de résident de dix ans et à l’injonction de délivrance de ce titre. Ce désistement, intervenu après l’introduction du recours pour excès de pouvoir, a été considéré comme pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également rejeté la demande de Mme A... tendant à la condamnation de l’État au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2512073(TA38-2512073)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’une requête relative à l’arrachage de deux poteaux. La juridiction a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, car elle ne contenait ni l’exposé des moyens ni l’énoncé des conclusions exigés par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été constatée sans invitation à régulariser, en application de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2513092(TA38-2513092)
Désistement d’instance. Tribunal Administratif de Grenoble. Donne acte du désistement pur et simple de M. et Mme A... de leur requête en excès de pouvoir visant à obtenir la publication d’un compte-rendu de conseil municipal. Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.