Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2300131(TA38-2300131)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2016. Le juge a estimé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard de l’article L. 57 du livre des procédures fiscales, notamment sur l’évaluation du terrain. Sur le fond, il a confirmé le bien-fondé des rehaussements, considérant que les honoraires versés aux associés de la SCI Saint Martin ne constituaient pas une charge déductible mais une modalité de répartition des bénéfices. La décision s’appuie sur les articles 8, 35 et 38 du code général des impôts.
N° TA38-2301126(TA38-2301126)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. et Mme B... contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 et 2019, consécutifs à des distributions de revenus occultes par leur société. Pour l'année 2019, le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement supérieur à celui auquel les requérants pouvaient prétendre, rendant leur demande irrecevable. Pour l'année 2017, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait apporté la preuve de l'appréhension des sommes distribuées par M. B..., associé unique et gérant de la société. La décision s'appuie sur les articles 109 et 111 du code général des impôts.
N° TA38-2301129(TA38-2301129)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. et Mme B... contestant des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2017 et 2019, consécutifs à des distributions occultes issues de leur société. Pour l'année 2019, le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement supérieur à celui demandé, rendant la requête irrecevable. Pour l'année 2017, le tribunal a rejeté la demande, considérant que l'administration avait apporté la preuve du désinvestissement et de l'appréhension des sommes par le gérant, associé unique, en application des articles 109-1-1° et 111 du code général des impôts.
N° TA38-2304309(TA38-2304309)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SARL Domino Sign contestant des rappels d'impôt sur les sociétés, de TVA, de retenues à la source et de cotisation sur la valeur ajoutée. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions relatives à la TVA, à l'impôt sur les sociétés et à la cotisation sur la valeur ajoutée, faute de réclamation préalable conforme à l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la privation de la garantie de recours hiérarchique, estimant que la société avait pu bénéficier d'un débat avec le supérieur hiérarchique du vérificateur. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2510163(TA38-2510163)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant colombien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen réel de sa situation et d'erreurs de fait. Il a jugé que le requérant ne justifiait pas être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité délivré par un État partie à la convention de Schengen, et qu'il ne pouvait se prévaloir de l'article 45 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne en tant que ressortissant d'un pays tiers. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2510320(TA38-2510320)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que son droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, car il avait pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle (célibataire, sans enfant, absence d'attaches familiales stables en France). Les autres moyens, tirés de la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ont été écartés comme non fondés.
N° TA38-2510391(TA38-2510391)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 août 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la très courte durée de séjour de l'intéressé et de l'absence de liens personnels ou familiaux intenses établis en France. En conséquence, les décisions subséquentes d'éloignement et de fixation du pays de destination ont été validées.
N° TA38-2600424(TA38-2600424)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 5 janvier 2026 par laquelle la préfète de l'Isère a clôturé la demande de titre de séjour « étranger malade » de M. A..., ressortissant mauritanien. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie et que le moyen tiré de l’erreur de fait, le requérant ayant bien transmis le certificat médical dans le délai imparti, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réinstruire le dossier et de délivrer une attestation de prolongation d’instruction autorisant le travail, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette décision s’appuie sur les articles L. 425-9, R. 425-12 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2600428(TA38-2600428)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de résident de Mme B..., ressortissante algérienne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2600191(TA38-2600191)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de préemption du maire de Passy. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation et l'absence de projet réel, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier les articles L. 210-1 et L. 300-1.
N° TA38-2601221(TA38-2601221)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... contestant sa suspension conservatoire de fonctions par un établissement public de santé mentale. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n’a pas précisé le fondement juridique de sa demande, n’a pas introduit de recours au fond distinct pour demander l’annulation de la décision, et n’a pas démontré l’urgence. La décision s’appuie sur les articles L. 522-3, L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600898(TA38-2600898)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte de 200 euros par jour qu'il avait prononcée le 27 août 2024 pour contraindre le préfet de l'Isère à réexaminer la demande de regroupement familial de M. A.... Constatant que l'administration avait pris une décision favorable le 29 octobre 2024, le juge a estimé le retard imputable à la préfecture à 62 jours. En application des articles L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative, il a modéré l'astreinte et condamné l'État à verser à M. A... une somme de 3 000 euros au titre de la liquidation définitive.
N° TA38-2208378(TA38-2208378)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de M. et Mme D... visant à obtenir l’annulation des refus implicites du président de la fédération départementale des chasseurs de la Haute-Savoie de leur délivrer une attestation d’opposition cynégétique et de la publier, ainsi que l’annulation de la décision explicite du 5 décembre 2022 rejetant leur demande de retrait de terrains de l’ACCA du Reposoir. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions des requérants, considérant notamment que la superficie des parcelles situées en dessous de la limite de la végétation forestière n’atteignait pas le seuil de 60 hectares requis par l’article L. 422-13 du code de l’environnement pour bénéficier de l’opposition cynégétique. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement et la jurisprudence du Conseil d’État du 10 octobre 1997.
N° TA38-2300132(TA38-2300132)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2016. La requérante contestait la motivation de la proposition de rectification et le bien-fondé des rehaussements opérés par l’administration fiscale. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard de l’article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a également considéré que les honoraires versés par la SCI Saint Martin à ses associés ne constituaient pas une charge déductible mais une modalité de répartition des bénéfices, et que la valeur du terrain litigieux devait être comptabilisée à sa valeur d’acquisition en 1990.
N° TA38-2300741(TA38-2300741)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. B..., pêcheur professionnel, d'une demande d'indemnisation consécutive à la saisie de ses filets par l'Office français de la biodiversité (OFB) le 20 juin 2018, a rejeté ses requêtes. Le tribunal a jugé que le fait générateur du dommage allégué, à savoir la saisie des filets, constituait un acte de police judiciaire, relevant ainsi de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour connaître du litige, sans se prononcer sur le fond de la responsabilité de l'OFB ou de l'État.
N° TA38-2304310(TA38-2304310)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de la SARL Domino Sign, qui contestait des rehaussements fiscaux (impôt sur les sociétés, TVA, retenues à la source, CVAE) et des pénalités pour les exercices 2012 à 2016. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu partiel à statuer à hauteur de 126 932 euros, correspondant à un dégrèvement de l'amende prévue à l'article 1759 du code général des impôts prononcé en cours d'instance. Il a ensuite jugé irrecevables les conclusions de la société portant sur les impositions elles-mêmes (hors amendes), car sa réclamation préalable ne visait que les "amendes fiscales", en application de l'article R. 200-2 du livre des procédures fiscales. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de la garantie de recours hiérarchique, estimant que la charte des droits du contribuable vérifié n'avait pas été violée.
N° TA38-2510292(TA38-2510292)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour. Enfin, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la même Convention et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé.
N° TA38-2510336(TA38-2510336)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté du séjour et de l'absence d'attaches familiales en France. En conséquence, les décisions subséquentes d'éloignement et de fixation du pays de destination n'étaient pas illégales par voie de conséquence.
N° TA38-2510393(TA38-2510393)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 3 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation de son droit d'être entendue et la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé inopérant le moyen tiré de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, tout en rappelant le principe général du droit d'être entendu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement.
N° TA38-2600483(TA38-2600483)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 19 novembre 2025 par laquelle le président du conseil départemental de la Drôme a suspendu l'agrément d'assistante familiale de Mme Nogier pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la suspension entraînant une perte de revenus pour la requérante. Cependant, il a considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, le vice de procédure et l'erreur d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, fondée sur l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la requête de Mme Nogier a été rejetée.