Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2600146(TA38-2600146)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère de loger M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 13 mars 2025 pour un logement de type T3-T4. Constatant qu'aucune offre adaptée n'avait été faite, le juge a enjoint au préfet d'assurer ce logement avant le 13 avril 2026, sous astreinte. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable (DALO).
N° TA38-2601150(TA38-2601150)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B... concernant le refus de France Travail de financer une formation en intelligence artificielle. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant attendu près de deux ans après avoir eu connaissance de la décision contestée pour saisir le juge des référés. De plus, le tribunal avait déjà statué au fond sur la légalité de cette décision, rendant la demande de suspension sans objet. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2601348(TA38-2601348)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou d'accorder l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2601358(TA38-2601358)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d'une requête contestant le refus du maire de Grenoble de l'inscrire sur les listes électorales. En application de l'article L. 20 du code électoral, les litiges relatifs aux inscriptions sur ces listes relèvent exclusivement de la compétence des tribunaux judiciaires. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction administrative incompétente, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2601312(TA38-2601312)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... contestant son assignation à résidence. La requête a été jugée tardive car introduite après l’expiration du délai de recours de sept jours prévu par l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 922-17 du même code, a constaté l’irrecevabilité manifeste du recours pour excès de pouvoir.
N° TA38-2511204(TA38-2511204)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Sobeca d’un recours en excès de pouvoir contre des titres exécutoires émis par le maire de La Verpillière pour des redevances d’occupation du domaine public. La commune ayant annulé ces titres, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai d’un mois, la société est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 9 février 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2600798(TA38-2600798)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme C... d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressée une carte de résident valable dix ans, rapportant ainsi le refus contesté. Le juge des référés a constaté que les conclusions aux fins de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2600769(TA38-2600769)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme A..., ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante bénéficiant d'attestations de prolongation d'instruction valables jusqu'au 28 février 2026 sans interruption de ses droits sociaux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 233-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2600719(TA38-2600719)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour « membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne » de Mme B..., ressortissante vénézuélienne. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la perte des droits sociaux de la requérante atteinte de la maladie d'Alzheimer, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 233-2 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huit jours.
N° TA38-2600717(TA38-2600717)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant indien. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par la précarité de l'intéressé privé de droit au travail et de prestations sociales alors que son épouse est enceinte, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des moyens invoqués. La suspension est ordonnée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en attendant le jugement au fond de la requête en annulation.
N° TA38-2600544(TA38-2600544)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour. En conséquence, le tribunal a ordonné qu'il soit donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par le requérant. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
N° TA38-2510392(TA38-2510392)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 1er août 2025 de la préfète de l'Ain. Cet arrêté retirait un titre de séjour, refusait son renouvellement, l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la préfète était compétente pour retirer sa propre décision et pour édicter l'obligation de quitter le territoire. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée.
N° TA38-2510264(TA38-2510264)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté du 12 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que la préfète avait régulièrement recueilli l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avant de prendre sa décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., incluant ses demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2300133(TA38-2300133)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. et Mme B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016. Les requérants contestaient notamment la motivation de la proposition de rectification concernant la valeur d’un terrain et la déductibilité d'honoraires versés par une SCI. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée au regard de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que les honoraires litigieux ne constituaient pas une charge déductible pour la société de personnes, mais une modalité de répartition des bénéfices.
N° TA38-2510291(TA38-2510291)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante géorgienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 août 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signature étant régulièrement déléguée. Elle a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour. Enfin, le tribunal a considéré que Mme C... n'apportait pas la preuve de risques personnels et actuels de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Géorgie, au sens de l'article 3 de la même Convention et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2600680(TA38-2600680)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A... était devenue sans objet. En effet, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé, postérieurement à l'introduction de la requête, une carte de résident valable dix ans. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et subsidiaires de M. A..., tout en mettant à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre des frais de justice, sous réserve des conditions d'aide juridictionnelle.
N° TA38-2512806(TA38-2512806)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus d’ajout d’un nom d’usage sur des documents d’identité, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que ce litige, ne relevant pas des pouvoirs de police, devait être porté devant le tribunal du siège de l’autorité décisionnaire, soit le préfet de la Loire. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lyon.
N° TA38-2513746(TA38-2513746)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté par ordonnance la requête de Mme A... contestant un indu d’allocation de logement familiale de 194 euros notifié par la CAF de l’Isère. La requérante invoquait un défaut d’accord pour le partage des allocations familiales, sans fournir de précisions ni de justificatifs malgré une demande de régularisation du greffe. Faute d’avoir répondu à cette invitation, ses moyens ont été jugés manifestement insuffisamment assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, après mise en œuvre de la procédure prévue à l’article R. 772-6 du même code.
N° TA38-2203563(TA38-2203563)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de la SASU Iso-Bât-Ravalement, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2018 et 2019, assorties de pénalités pour manquement délibéré. La société n’a pas justifié, par des éléments suffisamment précis, que la rémunération versée à Mme B... correspondait à un travail effectif et à une contrepartie réelle pour l’entreprise. En application des articles 39 et 209 du code général des impôts, le tribunal a considéré que cette charge n’était pas déductible et que son versement constituait un acte anormal de gestion. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2206744(TA38-2206744)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B..., pêcheur professionnel, d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de l’État, en raison de la saisie de ses filets de pêche lors d’un contrôle le 20 juin 2018. Le tribunal a rejeté la requête en jugeant que le fait générateur du dommage, à savoir la saisie des filets, constituait un acte de police judiciaire, relevant ainsi de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, la juridiction administrative s’est déclarée incompétente pour connaître du litige, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.