Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2600488(TA38-2600488)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par M. B..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en matière de renouvellement, n'était pas caractérisée en l'espèce, compte tenu de la délivrance en cours d'instance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 26 avril 2026 et de l'absence de risque avéré de perte d'emploi ou de revenus pour l'intéressé, auto-entrepreneur. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2600500(TA38-2600500)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante indienne, qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en tant que conjointe de Français. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée en matière de refus de renouvellement, n’était pas caractérisée en l’espèce, compte tenu de la délivrance d’attestations de prolongation d’instruction et de l’absence de mise en péril avérée de son emploi. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, les revenus de la requérante ne lui ouvrant pas droit à cette aide. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2600503(TA38-2600503)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant comorien. Le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le défaut de moyen sérieux suffisant à fonder le rejet.
N° TA38-2600606(TA38-2600606)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du 22 décembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande d'asile de Mme A... en procédure normale. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le refus empêchant la requérante de présenter sa demande à l'OFPRA et l'exposant à un placement en rétention. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de l'absence de preuve que l'administration avait informé l'État responsable de la fuite de la demanderesse avant l'expiration du délai de transfert de six mois, en méconnaissance des articles 9 du règlement CE n°1560/2003 et 29.2 du règlement UE n°604/2013.
N° TA38-2600703(TA38-2600703)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A..., ressortissant guinéen, qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l’Isère avait fait valoir qu’une attestation de décision favorable avait été délivrée, rendant le litige sans objet. Le requérant s’étant désisté purement et simplement, le juge a constaté ce désistement sans examiner le fond de l’affaire. Aucun texte de fond n’a donc été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce constat.
N° TA38-2600985(TA38-2600985)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... de deux recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 23 janvier 2026 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an, et un second arrêté du même jour l’assignant à résidence. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a retiré les deux arrêtés contestés par un acte du 3 février 2026. M. B... s’est alors désisté de ses conclusions, désistement pur et simple auquel le tribunal a donné acte. Aucun texte de fond n’a donc été appliqué au fond, la procédure s’étant éteinte par le retrait des décisions attaquées.
N° TA38-2600988(TA38-2600988)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. A..., ressortissant américain, contestant un arrêté préfectoral du 23 janvier 2026 abrogeant son visa étudiant, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que son assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire avait été respectée. Il a substitué au fondement initial de la menace à l'ordre public (5° de l'article L. 611-1 du CESEDA) celui de la rupture de l'engagement de ne pas troubler l'ordre public (2° et 3° du même article), justifiant l'obligation de quitter le territoire. Enfin, l'assignation à résidence a été jugée légale, l'erreur sur le lieu de résidence du requérant étant sans incidence sur la validité de la mesure.
N° TA38-2600137(TA38-2600137)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. A..., qui contestait un arrêté de la préfète de la Loire suspendant son permis de conduire pour quatre mois. La requête en annulation, initialement déposée devant le tribunal de Lyon, a été transmise à Grenoble. Le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué par ordonnance. Cette décision est fondée sur l'article R.222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte des désistements.
N° TA38-2601328(TA38-2601328)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. B... sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas joint à sa requête en référé une copie de la requête en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du même code, ce qui rendait sa demande irrecevable. En conséquence, l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, a été rejeté sans examen au fond.
N° TA38-2600641(TA38-2600641)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D..., ressortissant angolais, contestant l'arrêté de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités portugaises. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'accord explicite du Portugal pour la réadmission avait bien été produit. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des règlements européens, notamment l'article 17 du règlement (UE) n° 603/2013. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2600550(TA38-2600550)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., ressortissant turc, demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral du 28 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté attaqué. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales pertinentes.
N° TA38-2510902(TA38-2510902)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de M. A... au titre des frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2511615(TA38-2511615)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. et Mme A... de leur recours en excès de pouvoir dirigé contre un arrêté du maire de Marsanne accordant un permis d'aménager pour l'extension d'un camping. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le désistement mettait fin au litige. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2511775(TA38-2511775)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A... qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Brides-les-Bains. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit, malgré une demande de régularisation, leur titre de propriété ou tout autre acte établissant le caractère régulier de leur occupation ou détention du bien, comme l'exige l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2512009(TA38-2512009)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction contre la décision de la préfète de l’Isère du 17 octobre 2025 refusant un rendez-vous pour le dépôt d’un titre de séjour. Le tribunal a rejeté la demande de frais d’instance fondée sur l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La solution retenue est un désistement pur et simple, sans condamnation de l’État aux dépens.
N° TA38-2512282(TA38-2512282)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de M. B..., qui contestait des décisions du conseil municipal de Chaumont relatives à la construction d’une chaufferie à granulés. Par une ordonnance du 6 février 2026, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le désistement était sans réserve et a clos l’instance sans examiner le fond du litige. Aucune question relative aux dépens ou à l’article L. 761-1 du même code n’a été soulevée.
N° TA38-2512351(TA38-2512351)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Après avoir admis la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, le tribunal a constaté que Mme B... n’avait pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 6 février 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA38-2511120(TA38-2511120)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement de Mme A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que la préfète de l’Isère a implicitement rejeté sa demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle. La requérante s’est désistée de l’instance, à l’exception des frais de justice. Le tribunal a condamné l’État à verser 400 euros à Mme A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2512890(TA38-2512890)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A... d’une demande d’annulation de titres exécutoires émis par le comptable public du centre hospitalier Métropole Savoie pour le recouvrement de frais d’hospitalisation et d’examens. Le tribunal a constaté que cette contestation, portant sur le recouvrement d’une créance non fiscale d’un établissement public de santé, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire de l’exécution en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. En conséquence, il a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600865(TA38-2600865)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme B..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas d'une situation de précarité ou de détresse suffisamment grave et immédiate, notamment en raison de l'absence de ressources et du risque d'arrestation allégué. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.