Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2510367(TA38-2510367)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 900 euros à M. B... au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2600776(TA38-2600776)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B..., élu local, qui contestait le refus de lui accorder un crédit d'heures. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant se bornant à invoquer son intention de se présenter aux élections municipales. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2402730(TA38-2402730)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le préfet de la Drôme d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Clansayes accordant un permis d’aménager pour un lotissement de deux lots. Le préfet soutenait notamment que l’arrêté méconnaissait l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme en raison d’un risque d’inondation non assorti de prescriptions. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de visa des avis de la direction départementale des territoires, jugeant cette omission sans incidence sur la légalité de l’acte. Sur le fond, il a estimé que le préfet n’établissait pas que le projet, compte tenu des caractéristiques du terrain et des possibilités de prescriptions ultérieures, portait une atteinte suffisamment caractérisée à la sécurité publique pour justifier l’annulation du permis.
N° TA38-2407807(TA38-2407807)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que la préfète de l'Isère lui a délivré une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2028. Le requérant contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, invoquant notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a condamné l'État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2600685(TA38-2600685)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que la préfète de l'Isère a pris une décision favorable sur sa demande de titre de séjour le 4 février 2026. Le requérant contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et de délivrance d'un document provisoire, invoquant notamment les articles L. 233-2 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 800 euros à son avocat au titre des frais d'instance, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2510355(TA38-2510355)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions principales tendant à l’annulation du refus implicite de titre de séjour et aux injonctions. Le tribunal a constaté que les conclusions relatives à l’aide juridictionnelle provisoire étaient devenues sans objet, M. A... ayant déjà obtenu l’aide juridictionnelle totale. Enfin, il a rejeté la demande de frais d’instance présentée sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2513255(TA38-2513255)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour « étudiant ». Après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer, M. A... s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal donne acte de ce désistement et admet provisoirement l’intéressé à l’aide juridictionnelle. En revanche, il rejette la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y a pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2600508(TA38-2600508)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement l'astreinte prononcée par une ordonnance du 4 décembre 2025 à l'encontre de l'État (préfète de l'Isère), pour inexécution partielle de l'injonction de délivrer des documents provisoires de séjour à M. et Mme C.... L'astreinte a été liquidée à 5 000 euros pour la période du 18 décembre 2025 au 5 février 2026, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. Les requérants ont été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle, mais leurs conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA38-2403615(TA38-2403615)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Nangy refusant un permis de construire à la SAS Alp'Invest pour deux immeubles de 20 logements. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article UC 3 du règlement du PLU était entaché d'une erreur de droit, car les modalités de collecte des ordures ménagères ne relèvent pas du raccordement à la voie publique. En revanche, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation a été écarté. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et de la décision implicite de rejet du recours gracieux, en application des articles L. 424-3 du code de l'urbanisme et R. 111-2 du même code.
N° TA38-2403659(TA38-2403659)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision implicite du préfet de l'Isère rejetant la demande de titre de séjour de M. C..., un ressortissant malien mineur confié à l'aide sociale à l'enfance. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. C... remplissait les conditions pour obtenir une carte de séjour "vie privée et familiale" : il avait été confié à l'ASE avant ses 16 ans, suivait sérieusement une formation en CAP et justifiait d'un contrat d'apprentissage. Le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois, avec une astreinte de 50 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2505177(TA38-2505177)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation de l'arrêté d'expulsion pris par la préfète de la Haute-Savoie. Le tribunal a estimé que la décision ne souffrait ni d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ni d'erreurs de fait déterminantes. Il a jugé que l'atteinte à sa vie privée et familiale, au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était pas disproportionnée au regard de la gravité de ses multiples condamnations pénales. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'expulsion.
N° TA38-2512107(TA38-2512107)
Le Tribunal administratif de Grenoble a liquidé l'astreinte prononcée par son jugement du 10 juin 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. A.... Constatant que l'administration n'avait exécuté cette obligation que le 27 janvier 2026, soit avec un retard de 196 jours, le tribunal a condamné l'État à verser 19 600 euros à M. A... sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. La demande d'augmentation de l'astreinte a été rejetée comme sans objet en raison de l'exécution tardive. Une somme de 500 euros a également été mise à la charge de l'État au titre des frais d'instance.
N° TA38-2512323(TA38-2512323)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la commune de Sallanches suite à l'effondrement partiel du Château de la Frasse survenu dans la nuit du 29 au 30 octobre 2025 durant des travaux de rénovation. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, déterminer les causes des désordres, identifier les responsabilités et définir les travaux nécessaires à la reconstruction. La solution retenue est l'octroi de la mesure d'expertise, jugée utile, sans que les parties opposées n'aient soulevé d'objection de principe, leurs protestations et réserves étant réservées.
N° TA38-2601216(TA38-2601216)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Romans-sur-Isère. Celle-ci sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine situé rue Saint-Just. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert. Sa mission consiste à constater l'état du bâtiment, déterminer s'il existe un péril imminent et proposer des mesures de nature à y mettre fin.
N° TA38-2601132(TA38-2601132)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... épouse A..., ressortissante philippine, qui demandait la suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant sa demande de titre de séjour en tant que conjoint d’un citoyen de l’Union européenne. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, la requérante se bornant à invoquer l’ancienneté de sa demande et l’impossibilité de travailler sans justifier de circonstances particulières ou de démarches concrètes d’emploi. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2601133(TA38-2601133)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant un titre de séjour à M. B.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d’éléments actuels caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience.
N° TA38-2510110(TA38-2510110)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... C... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que la préfète de l’Isère a conclu au non-lieu à statuer. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article L. 761-1 du même code, l’État a été condamné à verser 500 euros à Mme B... C... au titre des frais d’instance.
N° TA38-2510165(TA38-2510165)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales, ce dont le tribunal lui a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande d’indemnité au titre des frais d’instance a été rejetée, le juge estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2600506(TA38-2600506)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d’une demande de liquidation d’astreinte pour inexécution d’une ordonnance du 12 juin 2025 enjoignant à la préfète de l’Isère de préciser les modalités du parcours de sortie de prostitution de Mme C.... Le juge des référés a constaté que la préfète avait, avant même l’ordonnance, défini ces modalités pour six mois, puis les avait renouvelées, sans en informer le tribunal. En application de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, il a estimé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte, l’injonction ayant été exécutée.
N° TA38-2600946(TA38-2600946)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de rejet de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) refusant une subvention au titre de la prime de transition énergétique. Les requérants, une société et une propriétaire, invoquaient l’urgence liée à la situation financière de cette dernière et à l’intérêt public climatique. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car l’octroi de la subvention ne constitue pas un droit et que l’effet marginal du refus sur le réchauffement climatique ne suffit pas. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.