Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2400015(TA38-2400015)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette l'opposition de M. A... à une contrainte émise par la MSA des Alpes du Nord pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 1 305,95 euros. Le juge unique constate que l’indu est fondé, car la MSA de Gironde a déjà versé la même somme à l’intéressé pour la période concernée. La requête est rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner la recevabilité de l’opposition au regard du recours administratif préalable. Décision fondée sur les articles L.845-2 et R.133-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2400442(TA38-2400442)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 850 euros. Le juge a estimé que si la bonne foi de la requérante n'était pas remise en cause, sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour justifier une remise de dette, au regard de l'ensemble des ressources et charges du foyer. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui subordonne la remise d'un indu à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
N° TA38-2400444(TA38-2400444)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme E... contestant un indu de prime d'activité de 1 680,78 euros pour la période d'octobre 2022 à juin 2023. La décision confirme que l'enfant de la requérante avait été confié à son père par décision judiciaire, ce qui ne permettait pas de considérer qu'elle en assumait seule la charge effective et permanente. En application des articles L. 842-3, L. 842-7 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale, la majoration pour isolement n'était donc pas due. Le tribunal rejette la demande d'annulation de la décision de la caisse d'allocations familiales.
N° TA38-2600385(TA38-2600385)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme C... concernant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire suisse contre un permis français. La requérante invoquait l'urgence de son installation au Québec en février 2026, mais le juge a estimé qu'elle n'établissait pas en quoi ce refus l'empêcherait de conduire au Canada avec son permis suisse. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un moyen sérieux.
N° TA38-2513612(TA38-2513612)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C... pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous à la requérante, rendant sans objet sa demande d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également condamné l'État à verser 600 euros à l'avocate de Mme C... au titre de l'aide juridictionnelle, l'administration étant considérée comme partie perdante.
N° TA38-2600577(TA38-2600577)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que l’intéressé résidait à Lille à la date de la décision attaquée, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Lille, en application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. La solution retenue est donc un renvoi pour compétence territoriale.
N° TA38-2601096(TA38-2601096)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... A.... Ce dernier demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour, afin de poursuivre son alternance. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car elle invoquait simultanément et sans hiérarchie les articles L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative, ce qui est prohibé. Par ailleurs, le juge a relevé que la demande de titre de séjour déposée en octobre 2025 était susceptible d'avoir fait naître une décision implicite de rejet, sans que l'urgence justifiant une intervention à très bref délai ne soit établie.
N° TA38-2306895(TA38-2306895)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Vaucluse pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. La requérante contestait la dette en invoquant sa séparation d'avec son concubin et sa bonne foi. Le juge retient que l'indu concerne une période de vie commune non contestée, et que, conformément aux articles L. 842-1, L. 842-7 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale, les concubins sont solidairement tenus au remboursement. Les circonstances postérieures à la vie commune sont sans incidence sur le bien-fondé de la créance.
N° TA38-2307533(TA38-2307533)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné la demande de M. B... contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de la Drôme de lui accorder une remise gracieuse sur deux indus : une aide personnalisée au logement (APL) et une prime d'activité. Le tribunal a constaté que l'indu d'APL avait été intégralement remboursé, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Concernant la prime d'activité, le juge a estimé que, malgré la bonne foi non remise en cause du requérant, sa situation financière (revenus mensuels de 2 718 euros, quotient familial de 1 585 euros) ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise gracieuse, en application des principes du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l'habitation. La requête a donc été rejetée pour le surplus.
N° TA38-2308431(TA38-2308431)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B... C... de son recours en plein contentieux dirigé contre une décision de la caisse d’allocations familiales de la Drôme confirmant un indu d’aide personnelle au logement de 97 euros. Aucune disposition du code de justice administrative ne s’opposant à ce désistement, le tribunal en a donné acte par un jugement du 4 février 2026.
N° TA38-2600623(TA38-2600623)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par le syndicat mixte du lac d’Annecy (SILA) sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise d’urgence. Cette mesure vise à constater l’état des parcelles privées avant et après l’occupation temporaire autorisée par arrêté préfectoral, dans le cadre de travaux de dévoiement d’un collecteur d’eaux usées. La solution retenue fait droit à la demande du SILA en désignant un expert chargé de dresser un procès-verbal contradictoire, conformément à la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés par les travaux publics. L’expert devra fournir les éléments nécessaires à l’évaluation des dommages et remettre son rapport avant le 31 mars 2026.
N° TA38-2600633(TA38-2600633)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la société AMEDEA sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, ordonne une expertise pour constater l'état des parcelles susceptibles d'être affectées par les travaux de création d'une liaison routière entre Machilly et Thonon-les-Bains. La décision fait droit à la demande en application des articles 3, 5 et 7 de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés à la propriété privée par l'exécution de travaux publics. Un expert est désigné pour dresser d'urgence un procès-verbal contradictoire avant et après l'occupation temporaire des terrains, afin d'évaluer les dommages éventuels.
N° TA38-2513196(TA38-2513196)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née du silence de la préfète de l'Isère au terme du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui interdisait au juge des référés de l'ordonner. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2513213(TA38-2513213)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C... tendant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née du silence gardé par la préfète de l'Isère pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, ce qui est interdit par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2600307(TA38-2600307)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 4 février 2026, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 7 février 2020 à l'encontre de l'État. Cette astreinte de 500 euros par mois avait été fixée pour contraindre le préfet de l'Isère à assurer l'hébergement de M. A..., reconnu prioritaire. Constatant que l'intéressé avait été orienté vers un hébergement pérenne le 1er septembre 2022, le tribunal a liquidé l'astreinte à la somme de 14 500 euros pour la période de retard, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. L'État est condamné à verser cette somme au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2601195(TA38-2601195)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... C... A.... Le requérant sollicitait la cessation de mesures administratives qu'il estimait porter une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales, sans toutefois préciser la nature desdites mesures. Le juge a constaté que la requête ne contenait pas l'exposé des faits et moyens requis par l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la rendant irrecevable. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2600545(TA38-2600545)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. F..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté du 15 janvier 2026 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des règlements (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités croates et la consultation du fichier EURODAC.
N° TA38-2511970(TA38-2511970)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme C... de sa demande d’injonction visant à obtenir la communication de documents de l’office de tourisme communautaire du Pays de Grignan. La requérante avait saisi le juge des référés pour contraindre l’office à produire des comptes-rendus et statuts, mais s’est désistée en cours d’instance. Aucune opposition n’ayant été formulée, le tribunal a ordonné qu’il soit donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
N° TA38-2600601(TA38-2600601)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté de la préfète de la Haute-Savoie fixant le pays de destination de son éloignement en exécution d’une interdiction judiciaire du territoire. La requête a été jugée irrecevable car tardive, l’arrêté ayant été notifié le 8 octobre 2025 et le recours enregistré seulement le 21 janvier 2026, sans que le requérant n’établisse avoir adressé un recours à l’administration pénitentiaire dans le délai de sept jours prévu par les articles L. 614-3 et L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a néanmoins admis M. B... au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2512249(TA38-2512249)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C... d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’injonction, désistement pur et simple dont le juge des référés lui a donné acte. En revanche, le tribunal a fait droit à la demande de frais irrépétibles et a condamné l’État à verser 800 euros à M. C... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.