Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2600994(TA38-2600994)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) refusant une subvention au titre de la prime de transition énergétique à M. A.... Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, ni au regard de la situation financière du requérant, ni au regard de l’intérêt public climatique, compte tenu de l’effet marginal de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2601076(TA38-2601076)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour obtenir la suspension du refus de la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour avant ses 19 ans. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales, désistement pur et simple dont il a été donné acte. Le juge des référés a prononcé l'admission provisoire de M. B... à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 700 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2207592(TA38-2207592)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 19 septembre 2022 par lequel le maire de Chasse-sur-Rhône s'était opposé à la déclaration préalable de la société Cellnex France pour l'installation d'une antenne de téléphonie mobile. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le nouveau projet, avec un pylône monotube vert dissimulant les antennes, différait des précédents refus. La solution retenue est l'annulation de la décision d'opposition, fondée sur une application des articles R. 111-27 et L. 111-11 du code de l'urbanisme, ainsi que de la loi n°2018-1021 du 23 novembre 2018.
N° TA38-2207823(TA38-2207823)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... G... qui demandait l'annulation pour excès de pouvoir des permis de construire (initial et modificatif) délivrés par le maire de Tain-l'Hermitage pour la construction d'une maison individuelle. Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, reconnaissant l'intérêt à agir de la requérante en tant que voisine immédiate du projet. Cependant, il a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance du dossier de demande, la méconnaissance des règles d'accessibilité (articles R. 162-5 et R. 162-6 du code de la construction et de l'habitation) et la violation de l'article UC 13 du plan local d'urbanisme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA38-2201910(TA38-2201910)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Hivory, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire d'Albiez-Montrond du 3 février 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation d'une antenne de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le maire n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que le projet, consistant en un pylône de 44 mètres dans un alpage, portait atteinte aux paysages naturels, en application de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et de l'article A2 du règlement du PLU. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens ou la demande de substitution de motifs de la commune.
N° TA38-2202782(TA38-2202782)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (4ème Chambre) annule l'arrêté du 4 mars 2022 par lequel le maire de Romagnieu s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS Hivory pour l'installation d'une antenne de téléphonie mobile. La décision est annulée pour deux motifs principaux : d'une part, l'arrêté est insuffisamment motivé en droit, en méconnaissance des articles L. 424-3 et A. 424-4 du code de l'urbanisme. D'autre part, le maire a commis une erreur de droit en exigeant la production de documents (dossier d'information prévu par le code des postes et télécommunications et étude de diffusion) non prévus par le code de l'urbanisme pour l'instruction d'une déclaration préalable. La commune, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits allégués par la requérante, notamment l'absence de risque d'inondation sur le terrain.
N° TA38-2402887(TA38-2402887)
Le Tribunal administratif de Grenoble annule un permis de construire tacite délivré le 28 novembre 2023 par la commune de Dolomieu à M. et Mme E... pour une maison individuelle en zone A du PLUi. Saisi par la préfète de l’Isère, le juge retient que le projet, destiné à une résidence principale sans lien avec une exploitation agricole, méconnaît les articles A1 1-1 et A1 1-2 du règlement du PLUi, qui n’autorisent en zone A que les logements de fonction nécessaires à l’agriculture. La solution est fondée sur le code de l’urbanisme et le règlement du PLUi.
N° TA38-2509944(TA38-2509944)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A... C... de ses conclusions principales en annulation et injonction, celles-ci étant devenues sans objet. La requérante, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d’enfant français, a été admise à l’aide juridictionnelle partielle, rendant sa demande d’aide provisoire sans objet. Le tribunal a rejeté les conclusions accessoires relatives aux frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2206612(TA38-2206612)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Saint-Pierre-de-Chartreuse du 9 août 2022 qui s'opposait à la déclaration préalable de la société Hivory pour l'installation d'une antenne de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait pas invoquer l'article N-2.2 du PLUi pour exiger une justification par des impératifs techniques, car cette appréciation relève de la police spéciale des communications électroniques confiée à l'État. Il a également estimé que le projet ne méconnaissait pas l'article N-4.1 du PLUi relatif à l'intégration paysagère, le pylône ayant un impact visuel limité dans un massif forestier. La décision s'appuie sur le code des postes et télécommunications et le code de l'urbanisme.
N° TA38-2208481(TA38-2208481)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant le refus du maire de La Plagne Tarentaise de déneiger une portion de voirie menant à leur propriété. Le tribunal a jugé que, selon le cahier des charges du lotissement « Plagne 1800 », le déneigement des voies piétonnes incombe aux copropriétaires et non à la commune, écartant ainsi le moyen tiré d'une obligation contractuelle. Il a également estimé que le refus n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, ni des autres moyens soulevés (droit de propriété, égalité devant les charges publiques, etc.). En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et d'indemnisation ont été rejetées.
N° TA38-2300093(TA38-2300093)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Hivory d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bourg-lès-Valence du 28 juillet 2022 s’opposant à une déclaration préalable pour l’installation d’une antenne de téléphonie mobile. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, au motif que le retrait ultérieur d’une décision tacite de non-opposition ne privait pas d’objet le recours contre l’opposition initiale. Il a également rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, en considérant que le recours gracieux avait valablement interrompu le délai de recours contentieux. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté d’opposition, le tribunal jugeant que le projet ne méconnaissait pas les dispositions du plan local d’urbanisme ni l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme relatifs à l’insertion paysagère, et que la commune ne pouvait utilement se fonder sur des motifs de santé publique ou d’incomplétude du dossier. Les textes appliqués incluent le code
N° TA38-2307489(TA38-2307489)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société SFR, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Bourgoin-Jallieu du 26 septembre 2023 s'opposant à l'installation d'une antenne relais. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a estimé que le projet, dont l'emprise au sol déclarée était de 45,03 m², ne remplissait pas la condition de l'article A2 du PLU autorisant les installations d'intérêt collectif uniquement si leur emprise est inférieure ou égale à 2 m². La requête a donc été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2400460(TA38-2400460)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme C..., ressortissants arméniens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Drôme du 17 novembre 2023 leur refusant un titre de séjour. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des requêtes. Sur le fond, elle a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire des arrêtés manquait en fait. Enfin, elle a estimé que les refus ne méconnaissaient ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
N° TA38-2403273(TA38-2403273)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de la 2ème Chambre, a rejeté la requête de la SA SIFER demandant l’annulation de l’arrêté du 15 mars 2024 par lequel le maire de Megève a refusé un permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l’article 12 UH1c du plan local d’urbanisme était fondé, les deux unités d’hébergement projetées relevant de la destination « habitation » et non « hébergement hôtelier », ce qui imposait des places de stationnement non prévues. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 424-3 du code de l’urbanisme et le règlement du PLU de Megève.
N° TA38-2406932(TA38-2406932)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus du préfet de l'Isère d'autoriser le regroupement familial pour ses deux enfants. Le tribunal a considéré que le requérant ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes au sens des articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le montant de ses revenus étant inférieur au seuil requis pour une famille de trois personnes. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, estimant que la décision n'avait pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Enfin, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée en l'absence de dossier déposé.
N° TA38-2407184(TA38-2407184)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme E... B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du 2 avril 2024 refusant la délivrance d’un document de circulation pour étranger mineur à son fils, recueilli par kafala. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne révélait aucun défaut d’examen de la situation de l’enfant. Il a considéré que la préfète n’avait pas commis d’erreur de droit en se fondant sur l’article 10 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, sans méconnaître les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA38-2503001(TA38-2503001)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. F... contestant le refus de l’Agence nationale de l'habitat (Anah) de lui accorder une subvention au titre de la prime de transition énergétique. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation de la décision de refus, en se fondant sur les dispositions de l’arrêté du 17 novembre 2020. Il a estimé que le motif de refus initialement retenu par l’Anah était erroné, mais a procédé à une substitution de motif, jugeant que le projet ne satisfaisait pas à la condition prévue au b) du 2° de l’article 13-2 de cet arrêté. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2512278(TA38-2512278)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C..., ressortissante camerounaise, afin d'obtenir la délivrance de sa carte de résident renouvelée ou un récépissé. La préfète de l'Isère a fait valoir qu'une décision favorable de renouvellement avait été prise le 3 décembre 2025 et que le titre était en cours de fabrication. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie, mais que la décision administrative favorable rendait sans objet la demande d'injonction, le litige portant désormais sur la fabrication et la remise matérielle du titre, régies par les articles R. 431-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête.
N° TA38-2600374(TA38-2600374)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension de deux arrêtés préfectoraux (expulsion et fixation du pays de destination) pris à l'encontre de M. A..., ressortissant algérien, a rejeté la requête. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public impérieux lié à l'expulsion primant sur la situation personnelle du requérant, malgré ses 35 ans de présence en France et ses attaches familiales. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA38-2600551(TA38-2600551)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement d’une carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale » à M. A..., ressortissant ivoirien ancien mineur confié à l’aide sociale à l’enfance. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction permettait au requérant de justifier de la régularité de son séjour et qu’il ne démontrait pas une situation de précarité particulière. Aucun des textes invoqués (articles L. 423-22, L. 433-1, R. 431-15-1 du CESEDA) n’a été retenu pour caractériser un doute sérieux sur la légalité de la décision.