Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600318(TA38-2600318)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C..., infirmière au CHU Grenoble Alpes, pour contester la décision du 17 décembre 2025 prolongeant sa disponibilité jusqu'au 8 novembre 2026. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu soulevée par l'administration, estimant que le simple examen de la demande de réintégration ne faisait pas disparaître la décision attaquée. Sur le fond, il a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 37 du décret n°88-976 du 13 octobre 1988, relatif aux obligations de l'administration en cas d'inaptitude physique à l'issue d'une disponibilité. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la condition de doute sérieux quant à la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2600332(TA38-2600332)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé-suspension par la SCCV Villaroger, acquéreur évincé, contre une délibération du conseil municipal de Villaroger du 23 décembre 2025 décidant la préemption d’une parcelle. La condition d’urgence a été reconnue comme présumée pour l’acquéreur évincé. Sur le fond, le juge a retenu un doute sérieux quant à la légalité de la délibération, en raison de l’absence d’avis préalable du directeur départemental des finances publiques sur le prix du bien, en méconnaissance de l’article R. 213-21 du code de l’urbanisme. En conséquence, l’exécution de la délibération de préemption a été suspendue.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2600427(TA38-2600427)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de Mme B... tendant à la suspension du refus implicite de titre de séjour. En effet, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressée une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale". Le juge a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à l'avocat de Mme B... au titre des frais de procès, en raison de la durée excessive d'instruction de la demande (11 mois) et du fait que le titre n'a été délivré qu'après le dépôt du recours.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2600459(TA38-2600459)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à M. A..., conjoint de Français. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la précarité juridique prolongée du requérant depuis près de deux ans. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, au regard de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec autorisation de travail sous 48 heures, sous astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2600473(TA38-2600473)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à Mme B..., mère d'un enfant réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation de précarité de la requérante et de ses enfants, et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, laquelle méconnaissait les dispositions du 4° de l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La préfète a été enjointe de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2600476(TA38-2600476)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que celle-ci a indiqué ne plus les maintenir. La requérante contestait le refus implicite de la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour, invoquant l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article L. 423-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En l’absence de contestation sur le désistement, le juge l’a déclaré pur et simple. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2600478(TA38-2600478)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de séjour à M. B., ressortissant algérien conjoint d'une ressortissante italienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la situation de précarité financière de la famille, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité du refus au regard de l'article L. 233-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de statuer à nouveau sur la demande dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600047(TA38-2600047)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme et M. D... visant à suspendre l'exécution du permis d'aménager délivré par le maire de Marsanne à la SARL les Bastets pour l'extension d'un camping. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants n'apportant pas la preuve d'un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension avant jugement au fond. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600098(TA38-2600098)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus de la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A..., au motif que son dossier était complet. La juridiction a jugé que ce refus constituait une décision faisant grief, contrairement à l'argument de la préfecture, car l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'exige pas un acte de naissance de moins de six mois. La condition d'urgence a été reconnue, la requérante risquant de perdre son contrat d'apprentissage et de se voir éloignée. La décision a été fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600139(TA38-2600139)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B... d'une demande de suspension de l'exécution d'une délibération du conseil municipal de Saint-Martin-d'Uriage du 12 novembre 2025. Cette délibération exerçait le droit de préemption forestier prévu à l'article L. 331-22 du code forestier sur 25 parcelles d'une superficie totale de 92 181 m², dont M. B... était l'acquéreur évincé. Le juge des référés a reconnu la condition d'urgence comme présumée pour l'acquéreur évincé, sans que la commune ne justifie de circonstances particulières y faisant obstacle. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de l'incompétence du conseil municipal pour exercer ce droit de préemption était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. En conséquence, la suspension de l'exécution de la délibération a été ordonnée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513033(TA38-2513033)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 6 février 2026, a rejeté la requête de M. B... contestant une facture de pénalités pour manipulation frauduleuse de compteur d’eau potable émise par la communauté de communes Bièvre-Isère. Le juge a estimé que ce litige, relatif à un service public industriel et commercial (SPIC), relève de la compétence des juridictions judiciaires et non administratives. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2601019(TA38-2601019)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D.... Celle-ci demandait la suspension du refus du maire de Scionzier de lui accorder une mise en disponibilité pour convenances personnelles afin de se porter candidate aux élections municipales. Le juge a considéré que la liberté de se présenter aux élections municipales pour un agent de la commune ne constitue pas une liberté fondamentale au sens de cette procédure d'urgence. En conséquence, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étant pas remplie, la demande a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2509962(TA38-2509962)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Sallanches. La commune sollicitait une expertise complémentaire pour déterminer les causes et conséquences de nouveaux désordres d'étanchéité affectant son centre aquatique, distincts de ceux déjà expertisés sur la centrale de traitement d'air. Le juge a estimé la mesure utile et a désigné le même expert, M. B..., pour cette mission. Les protestations et réserves émises par plusieurs parties (sociétés CD2I, SMABTP, BVL Architecte, QBE Europe) n'ont pas fait obstacle à cette décision.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2513159(TA38-2513159)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... épouse B... d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement, et que la requérante justifiait d’une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision implicite de refus et enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, tout en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2600426(TA38-2600426)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision de la préfète de l’Isère refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a considéré que la clôture de la demande sur la plateforme ANEF constituait un refus de titre de séjour. Constatant que M. B... avait demandé le renouvellement après l’expiration de son titre, il a écarté la présomption d’urgence, mais a reconnu que le refus faisait obstacle au versement de ses droits à la retraite, caractérisant une situation d’urgence. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait, mais l’affaire est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 433-1 et L. 433-3-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600443(TA38-2600443)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté municipal refusant un permis de construire modificatif à M. A.... Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 442-14 et R. 462-2 du code de l’urbanisme relatifs à la cristallisation des règles d’urbanisme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d’urgence n’a pas été examinée. Les conclusions accessoires aux frais de procès ont également été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600694(TA38-2600694)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté du 16 janvier 2026 de la préfète de la Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, et un arrêté de la préfète de l'Isère l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, car le requérant avait pu présenter ses observations lors de son audition par les forces de l'ordre. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2600710(TA38-2600710)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. D..., ressortissant géorgien, d’une requête en excès de pouvoir visant à suspendre une obligation de quitter le territoire français et à annuler un arrêté d’assignation à résidence. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a retiré l’arrêté contesté, et M. D... s’est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. D... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600743(TA38-2600743)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral du 19 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondée sur les articles L. 611-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600783(TA38-2600783)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant macédonien, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur le dépôt tardif de sa demande d'asile plus de trois ans après son entrée en France, était suffisamment motivée. Il a estimé que le certificat médical produit ne constituait pas un motif légitime justifiant ce retard, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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