Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2513094(TA38-2513094)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. D... qui demandait d’enjoindre à la préfète de l’Isère de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu’une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative et présente un caractère définitif, excédant la compétence du juge des référés.
N° TA38-2513258(TA38-2513258)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la Préfète de l'Isère avait accordé à M. B... A... un rendez-vous pour déposer sa première demande de titre de séjour postérieurement à l'introduction de son recours. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, celles-ci ayant perdu leur objet. Le tribunal a par ailleurs admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2511187(TA38-2511187)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation et injonction dirigées contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français. La requérante s'étant désistée de l'essentiel de son recours pour excès de pouvoir, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces points. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, l'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocate de Mme B..., sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2512895(TA38-2512895)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D... agissant en qualité d'époux de Mme B.... Cette requête visait à obtenir une injonction de délivrance d'un récépissé ou d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté que M. D..., signataire de la requête, n'était pas un mandataire habilité au sens des articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative pour représenter son épouse. En l'absence de régularisation malgré une demande en ce sens, la requête a été jugée irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2513138(TA38-2513138)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande était née du silence gardé par l'administration pendant quatre-vingt-dix jours, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, ce qui n'est pas permis dans le cadre de l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2513129(TA38-2513129)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui contestait les majorations pour manquement délibéré appliquées au titre des années 2022 et 2023. Le requérant invoquait des moyens tirés de pressions lors d’une proposition de transaction et d’un délai de paiement trop court. Le juge a estimé que ces arguments étaient inopérants pour démontrer le caractère infondé des majorations. La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement infondées.
N° TA38-2600573(TA38-2600573)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension de l'exécution d'une délibération du conseil municipal de Grand-Serre du 18 novembre 2025, approuvant l'acquisition d'une parcelle de 43 m² pour 15 euros. Les requérants, voisins de la venderesse, invoquaient l'urgence en raison d'un litige de bornage en cours et de craintes d'intrusions. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les risques allégués ne sont pas établis et ne découlent pas directement de l'acquisition contestée. La demande est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA38-2601008(TA38-2601008)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B... qui demandait la délivrance d’un titre de séjour ou d’un document provisoire pour son épouse. Le juge a considéré que le requérant ne justifiait ni d’une qualité pour agir au nom de son épouse, ni d’un intérêt à agir personnel, et que l’absence de décision de l’administration avait fait naître une décision implicite de rejet, ne caractérisant pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité et absence d’illégalité manifeste, en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2400023(TA38-2400023)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 18 décembre 2023 par lequel le préfet de la Drôme a refusé le regroupement familial de M. C... avec son épouse. Le tribunal juge que la condamnation de M. C... pour conduite en état alcoolique ne constitue pas un manquement aux principes essentiels régissant la vie familiale en France, au sens de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La substitution de motif proposée par le préfet, fondée sur la présence présumée de l'épouse en France, est rejetée faute de preuve. En conséquence, le tribunal annule la décision et enjoint au préfet de réexaminer la demande.
N° TA38-2406961(TA38-2406961)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, considérant que l'arrêté de refus exprès du 15 juillet 2024 s'était substitué à la décision implicite. Sur le fond, le tribunal a annulé cet arrêté préfectoral au motif qu'il méconnaissait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'ancienneté et de l'intensité des liens personnels et familiaux de M. A... en France. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois.
N° TA38-2502872(TA38-2502872)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi de trois requêtes en excès de pouvoir visant l’annulation de permis de construire et modificatif délivrés par le maire de Saint-Alban-Leysse à la SCI de Senex. Les requérants contestaient la légalité de ces autorisations d’urbanisme au regard des articles UG 4, 5, 7 et 9 du règlement du PLUi du Grand Chambéry. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2510184(TA38-2510184)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A... visant à ordonner une expertise médicale avant dire droit et à obtenir une provision de 6 000 euros. La requérante, agent hospitalier, contestait les conséquences de deux accidents de service survenus en 2019 et sa mise en retraite pour invalidité. Le juge a estimé qu'aucune instance indemnitaire n'était engagée et que la requérante n'apportait pas d'éléments probants sur l'existence de ses préjudices, rendant la demande d'expertise sans objet. La solution retenue s'appuie sur l'article R. 621-1 du code de justice administrative, qui subordonne l'expertise à une instance déjà introduite.
N° TA38-2511020(TA38-2511020)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a annulé l'arrêté du 1er octobre 2025 par lequel la préfète de la Drôme refusait un titre de séjour à Mme A... C..., ressortissante cubaine, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la préfète avait méconnu l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante justifiant d'un visa de long séjour et établissant être à la charge de sa fille et de son gendre, de nationalité française. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont également été annulées.
N° TA38-2511667(TA38-2511667)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à enjoindre à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante invoquait l'urgence liée à l'impossibilité de conclure un contrat d'alternance. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la condition légale de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée, seule l'aide juridictionnelle provisoire étant accordée.
N° TA38-2511797(TA38-2511797)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante togolaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de compétence régulière. Sur le fond, le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour, compte tenu des ajournements successifs de l'intéressée dans son cursus universitaire, et que les décisions contestées ne méconnaissaient pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2512299(TA38-2512299)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante russe demandant une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 3 mars 2026, postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté que la demande était devenue sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2512491(TA38-2512491)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d’une demande d’injonction visant à obtenir la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. En cours d’instance, la préfète de l'Isère a délivré le document sollicité, valable jusqu’au 9 mars 2026. Le juge des référés a constaté que la requête avait ainsi perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2512492(TA38-2512492)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d’une demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de l'Isère a délivré le document sollicité, valable jusqu’au 27 février 2026. Le juge a constaté que la requête avait ainsi perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2512821(TA38-2512821)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C... A... d’une demande d’injonction visant à supprimer une demande sur la plateforme ANEF bloquant la validation de son visa long-séjour « conjoint de français ». En cours d’instance, la préfète de la Haute-Savoie a clôturé la demande litigieuse, permettant ainsi à la requérante de valider son visa. Constatant que cette mesure rendait la requête sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2513247(TA38-2513247)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète de la Haute-Savoie a délivré à l’intéressé une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 16 mars 2026. Le juge des référés a constaté que cette délivrance rendait la requête sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.