Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2513590(TA38-2513590)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... qui sollicitait une injonction à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure demandée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative et présente un caractère définitif excédant la compétence du juge des référés. La requête est rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA38-2202188(TA38-2202188)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme D... d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’une infection nosocomiale contractée lors de sa prise en charge au centre hospitalier universitaire de Grenoble en décembre 2017. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’établissement sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, l’infection étant survenue au décours des soins. Il a fixé le taux de perte de chance à 72 % et a condamné le centre hospitalier à verser à Mme D... une somme totale de 60 000 euros, après déduction de la provision déjà versée, en réparation de ses préjudices (déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique et sexuel).
N° TA38-2204753(TA38-2204753)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation pour infection nosocomiale contractée lors de sa prise en charge en janvier 2008 au centre hospitalier universitaire de Grenoble. La juridiction a examiné la fin de non-recevoir soulevée par le centre hospitalier et son assureur, la SHAM (devenue Relyens), concernant la tardiveté de la requête. Le tribunal a considéré que le délai de recours contentieux, interrompu par un référé-provision, n'avait pas couru en raison de l'absence de notification régulière de l'ordonnance du juge des référés à Mme B..., rejetant ainsi la fin de non-recevoir. La solution retenue s'appuie sur les principes de procédure administrative contentieuse relatifs à la computation des délais de recours.
N° TA38-2207772(TA38-2207772)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme et M. G... visant à engager la responsabilité du centre hospitalier de Valence suite à une chute survenue après une biopsie mammaire. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut de surveillance, estimant que l'infirmière avait respecté les précautions d'usage et que le malaise de la patiente ne constituait pas un signe imposant une présence continue. En revanche, il a retenu un défaut d'information, le risque de malaise, qualifié de fréquent et normalement prévisible, n'ayant pas été porté à la connaissance de la patiente, en méconnaissance de l'article L. 1111-2 du code de la santé publique. Cette faute est de nature à engager la responsabilité de l'établissement pour la perte de chance de la patiente de se soustraire au risque.
N° TA38-2511790(TA38-2511790)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... C..., ressortissant angolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour ont été validées, la solution retenue étant le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2511805(TA38-2511805)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance sous astreinte d'une carte de résident. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé par la préfète de l'Isère sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, faisant obstacle à l'injonction sollicitée. De plus, la condition d'urgence n'était pas remplie, une attestation de prolongation d'instruction ayant été délivrée à l'intéressée. Enfin, les demandes indemnitaires et d'injonction de statuer, ne présentant pas un caractère provisoire ou conservatoire, ne relevaient pas de la compétence du juge des référés.
N° TA38-2512388(TA38-2512388)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C... qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît une condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2513191(TA38-2513191)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C... qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour ou qu’il soit enjoint à la préfète de l’Isère de statuer sur sa situation. Le juge a estimé que la demande de Mme C... faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition d’urgence n’a pas été remise en cause, mais la mesure sollicitée a été jugée incompatible avec le caractère subsidiaire du référé de l’article L. 521-3.
N° TA38-2513623(TA38-2513623)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du maire de La Ravoire du 1er septembre 2025, qui s'opposait à la déclaration préalable de la société Totem France pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile 5G. Invoquant l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la présomption d'urgence de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, les sociétés requérantes ont soutenu que l'arrêté était entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation. La commune a contesté l'urgence, arguant d'un délai de 13 mois entre le premier contact et le dépôt de la déclaration, ainsi que d'une couverture 4G déjà satisfaisante. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie en raison de ce délai et de l'absence de démonstration d'une carence de couverture 5G justifiant une intervention immédiate.
N° TA38-2600462(TA38-2600462)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par deux ressortissantes singapouriennes d’un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux du 12 janvier 2026 leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour d’un an et d’une assignation à résidence. Les requérantes contestaient notamment la compétence du signataire, la violation de leur droit d’être entendu, des erreurs de fait, et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2600474(TA38-2600474)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu les décisions implicites par lesquelles le président du CCAS de Grenoble a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie de Mme B... et de la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'expiration imminente des droits de la requérante à un congé de maladie ordinaire rémunéré à plein traitement, la plaçant dans une situation de précarité financière. Il a également considéré qu'il existait un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment en raison de l'avis favorable du conseil médical départemental à l'imputabilité au service. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la protection sociale des fonctionnaires.
N° TA38-2600523(TA38-2600523)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant les arrêtés de la préfète de l’Isère l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. La juridiction a jugé que la motivation des arrêtés était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également estimé que le droit d'être entendu de M. B... avait été respecté, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2600574(TA38-2600574)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, suspend l'exécution de la délibération n°75/2025 du 11 décembre 2025 de la commune de Saint-Étienne-de-Cuines. Cette délibération maintenait, contre sa volonté, les délégations attribuées à M. Clément avant sa démission de ses fonctions d'adjoint au maire. Le juge retient que la condition d'urgence est remplie, car cette situation engage la responsabilité personnelle de l'élu, et qu'il existe un doute sérieux sur la légalité de l'acte, le conseil municipal étant incompétent pour attribuer des délégations en vertu de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2300595(TA38-2300595)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 3 février 2026, a pris acte du désistement d’instance de M. B..., qui contestait le refus implicite du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d’accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En application de cet article, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision étant exclusivement fondée sur des dispositions procédurales.
N° TA38-2600733(TA38-2600733)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant à M. B..., ressortissant marocain, un changement de statut et la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande portait sur un nouveau titre et non sur le renouvellement d'un titre existant, et que le requérant n'avait pas justifié de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire immédiate. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 233-2, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2600597(TA38-2600597)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 33 600 euros présentée par Mme B... au titre de l’aide « Ma Prim Rénov » de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Le juge a estimé que la requête était irrecevable, faute pour la requérante ou son mandataire d’avoir préalablement adressé à l’ANAH une demande de paiement, condition prévue par l’article R. 421-1 du code de justice administrative pour lier le contentieux indemnitaire. En l’absence de cette décision administrative préalable, l’obligation de l’administration n’était pas établie, et la demande de provision fondée sur l’article R. 541-1 du même code a été rejetée.
N° TA38-2512431(TA38-2512431)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. C... d'une demande d'injonction de délivrance d'un titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé une attestation de décision favorable et informé de la mise en fabrication d'une carte de résident. La requête étant ainsi devenue sans objet, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer et rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2205721(TA38-2205721)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la requête introduite par EELV pays de Savoie et autres. Cette requête visait à l’annulation de deux délibérations du conseil départemental de la Haute-Savoie relatives à l’organisation des championnats du monde de cyclisme UCI 2027. Le tribunal a également rejeté les conclusions du département tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2405496(TA38-2405496)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement des requérantes, Mme D..., B... et C... E..., qui contestaient la prise en charge de M. A... E... par le centre hospitalier régional de Grenoble et demandaient réparation des préjudices subis. Ce désistement, intervenu après une transaction avec l'hôpital, a été accepté par le défendeur. En application des articles R. 222-1 et R. 761-2 du code de justice administrative, les frais d'expertise, liquidés à 1 639,83 euros, ont été mis à la charge définitive du centre hospitalier, les requérantes ayant obtenu satisfaction partielle.
N° TA38-2500535(TA38-2500535)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. C... de ses conclusions en annulation d’un permis de construire délivré par le maire de La Léchère, après que la commune a retiré cet acte. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le fond du litige. Il a rejeté les demandes de frais de justice présentées tant par le requérant que par la commune, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.