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AccueilJurisprudenceTribunal Administratif de Grenoble

Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 90/1714

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA38-2601278(TA38-2601278)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 26 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "Erevan Market" pour trois mois. La société requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du commerce et de l'industrie, ainsi qu'une urgence liée à la pérennité de son activité. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, la société n'ayant pas démontré la nécessité d'une intervention à très bref délai, et a donc rejeté la requête sans examiner le fond de l'atteinte alléguée.

10 février 2026Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA38-2601286

(TA38-2601286)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 27 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative pour deux mois de l'établissement « Le Palace du chocolat ». Le juge estime que la durée de la fermeture n'est pas disproportionnée au regard des faits de vente de cocaïne commis par l'exploitant dans ce commerce familial situé dans une station de sports d'hiver fréquentée. Il en déduit qu'il n'est pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du commerce et de l'industrie. La requête est rejetée.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA38-2201603(TA38-2201603)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 7 décembre 2021 par lequel le maire de Chessenaz s'est opposé à la déclaration préalable de Mme B... pour l'installation d'une clôture et la transformation d'une surface enrobée. Le tribunal a jugé que le motif initial de refus, fondé sur l'article DG II.10 du PLUi de la Semine relatif à la gêne pour les accès, était entaché d'une erreur de droit car les travaux ne concernaient pas le raccordement à la voie publique. La substitution de motif demandée par la commune, tirée de l'absence de régularisation de travaux antérieurs irréguliers, a été écartée car elle ne permettait pas de fonder légalement la décision. En conséquence, l'arrêté attaqué a été annulé, et la commune a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme B... au titre des frais de justice.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA38-2202210(TA38-2202210)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. F... qui demandait l’annulation du permis de construire délivré par le maire de Montriond pour une maison individuelle. Le requérant invoquait notamment des inexactitudes dans le dossier de demande, un défaut de sécurité de l’accès (article UB 3 du PLU et R. 111-2 du code de l’urbanisme), et des méconnaissances des règles du PLU sur les distances, le stationnement et l’insertion paysagère. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’article UB 11 du PLU était inopérant et que les autres moyens n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt pour agir.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA38-2202229(TA38-2202229)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné trois requêtes de Mme C..., agent de l'Éducation nationale. La première concernait le refus de protection fonctionnelle, la seconde la suspension de ses fonctions, et la troisième une sanction de déplacement d'office. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation et d'indemnisation, jugeant que le refus de protection fonctionnelle était justifié par le comportement fautif de l'agent, que la suspension reposait sur des faits vraisemblables et graves rendant impossible son maintien dans le service, et que la sanction de déplacement d'office était légale et proportionnée. Les décisions ont été fondées sur les dispositions de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 et les principes généraux de la fonction publique.

10 février 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA38-2307851(TA38-2307851)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de Mme D... contestant deux refus de remise gracieuse d’indu de prime d’activité, d’un montant total de 6 925,50 euros, notifiés par la caisse d’allocations familiales de la Haute-Savoie. Ces indus résultaient de la non-déclaration d’une pension d’invalidité. Le tribunal a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation de précarité n’était pas suffisamment établie pour justifier une remise gracieuse, en application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a également rappelé que Mme D... pouvait solliciter un échelonnement de sa dette.

10 février 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA38-2400467(TA38-2400467)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du département de la Haute-Savoie de lui accorder une aide financière du Fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour le maintien dans son logement. Le tribunal a estimé que la requérante n'avait pas effectué de démarches de bonne foi pour résoudre sa situation, ayant refusé sans motif valable une aide de sa caisse de retraite qui lui permettait de solder sa dette locative. La décision s'appuie sur la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et le règlement intérieur du FSL de la Haute-Savoie, qui conditionnent l'octroi de l'aide à la recherche préalable de solutions amiables avec le créancier.

10 février 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA38-2400697(TA38-2400697)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Savoie pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 3 131,34 euros. La requérante contestait le bien-fondé de l'indu, invoquant un défaut de contrôle de sa déclaration par la caisse. Le tribunal a jugé irrecevable cette contestation, faute pour Mme B... d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, la requête a été rejetée.

10 février 2026Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA38-2404538(TA38-2404538)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C... qui contestait le refus du département de la Drôme de renouveler sa carte mobilité inclusion mention stationnement. Pour justifier sa décision, le tribunal a appliqué les critères stricts de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, qui exigent une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou recours systématique à une aide humaine ou technique). La requérante n'a pas apporté la preuve qu'elle remplissait ces conditions, la simple détention antérieure de la carte ou la reconnaissance de travailleur handicapé étant insuffisante. Par conséquent, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C..., y compris celles relatives aux frais de justice.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA38-2405130(TA38-2405130)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 21 mai 2024 par lequel le maire d'Orcier avait refusé à la société Protech Immobilier un permis de construire six villas. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'article UB8-1 du plan local d'urbanisme (PLU) relatif aux accès, était illégal car l'accès du projet se situait sur la rue des Croix et non sur le chemin « sur Fosges » mentionné par la commune. La demande de substitution de motifs présentée par la commune, invoquant d'autres articles du PLU et du code de l'urbanisme, a été rejetée. En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de délivrer le permis dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné la commune à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA38-2408329(TA38-2408329)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 9 janvier 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a rejeté la demande de regroupement familial de Mme A... pour son époux. La juridiction a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas sollicité l'avis du maire de la commune de résidence, en méconnaissance des articles L. 434-10 et R. 434-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette consultation constitue une garantie pour le demandeur, et son absence a entaché d'illégalité la décision attaquée.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA38-2501181(TA38-2501181)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 7 juin 2025 par laquelle la préfecture de l'Isère avait clôturé la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant congolais, en tant que membre de famille d'un citoyen européen. Le tribunal a jugé que le dossier de l'intéressé était complet, la préfecture ne pouvant donc refuser d'instruire sa demande sur le fondement d'une incomplétude. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de l'Isère de procéder à l'instruction de la demande dans un délai de deux mois.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA38-2509050(TA38-2509050)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme A... contestant l'arrêté préfectoral du 21 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa durée de résidence, de son intégration professionnelle et de ses attaches familiales en Suisse. Le tribunal a rejeté l'exception de tardiveté soulevée par la préfète, considérant que la notification de l'arrêté n'était pas régulière. Sur le fond, il a annulé la décision de refus de titre de séjour au motif que la préfète n'avait pas saisi la commission du titre de séjour, comme l'exige l'article L. 432-13 du même code, dès lors que Mme A... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de huit ans. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination ont également été annulées

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

N° TA38-2600449(TA38-2600449)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de trois ressortissants pakistanais occupant indûment un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) à Annecy. Le juge a constaté que leurs demandes d'asile avaient été définitivement rejetées par l'OFPRA et la CNDA, et qu'ils s'étaient maintenus dans les lieux malgré une mise en demeure. La solution retenue repose sur les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après le rejet définitif de la demande d'asile. Le tribunal a autorisé le recours à la force publique et l'enlèvement des biens aux frais des occupants, en raison de l'urgence et de l'utilité à libérer les places pour d'autres demandeurs d'asile.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementPARTIEL

N° TA38-2600542(TA38-2600542)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a statué sur une demande d'exécution d'une ordonnance du 5 novembre 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer la situation de M. A... et de statuer sur son droit au séjour sous un mois, ainsi que de verser une somme au titre des frais de justice. Constatant que la préfète n'avait pas exécuté ces injonctions, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à défaut d'exécution complète dans un délai de dix jours. Il a également donné acte du désistement partiel de M. A... concernant la délivrance d'un document provisoire, celui-ci lui ayant été remis.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA38-2600192(TA38-2600192)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté municipal de mise en demeure de démolir des constructions situées sur la parcelle C n° 59 à Morzine. Le juge estime qu’aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la prescription de l’infraction, de l’erreur de fait ou de droit concernant la déclaration préalable, et du détournement de pouvoir, n’est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d’urgence n’est pas examinée, le rejet étant fondé sur l’absence de moyen sérieux. Les conclusions accessoires sont également rejetées.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA38-2600911(TA38-2600911)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante éthiopienne, contestant l'arrêté du 21 janvier 2026 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités suédoises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'absence de preuve de l'accord de réadmission suédois, et les irrégularités procédurales liées à l'interprétariat et à la notification. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et les articles L. 572-1 et L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA38-2601359(TA38-2601359)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, fait droit à la demande de la Commune de Courchevel. Celle-ci sollicitait la désignation d’un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine, situé 1 rue de l’Église, et proposer des mesures de nature à mettre fin à un péril imminent. La solution retenue est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra dresser un constat des désordres, évaluer le péril et proposer des mesures de sauvegarde dans un délai de vingt-quatre heures.

10 février 2026Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA38-2508845(TA38-2508845)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. A... et autres, qui demandaient l'annulation de deux permis de construire délivrés par le maire de Grenoble pour transformer un restaurant en pharmacie. Le tribunal a constaté que les requérants, propriétaires de pharmacies situées à 500 mètres et 1 kilomètre du projet, n'ont pas justifié d'un intérêt à agir valable au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. En effet, ils n'ont invoqué qu'une simple concurrence commerciale et une diminution de la valeur de leurs biens, sans démontrer que le projet affecterait directement leurs conditions d'occupation ou de jouissance. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

10 février 2026Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA38-2303260(TA38-2303260)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B..., agent pénitentiaire, contestant son arrêté de titularisation du 20 novembre 2020 qui ne reprenait pas son ancienneté dans le secteur privé. Le tribunal a d'abord jugé irrecevable la demande d'annulation de l'arrêté initial, car le délai de recours de deux mois était expiré, la notification étant réputée acquise. En revanche, il a considéré recevable le recours contre la décision implicite de rejet de sa demande de reprise d'ancienneté du 19 décembre 2022, cette demande constituant une nouvelle décision. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les dispositions du VI de l'article 10 du décret n°2006-441 du 14 avril 2006, applicables aux lauréats de concours internes, ne permettaient pas à M. B., lauréat d'un concours externe, de bénéficier d'une reprise d'ancienneté pour ses services dans le secteur privé.

10 février 2026Résumé IA
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