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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision "48SI" du 12 septembre 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points antérieurs. La requérante soutenait que certaines infractions n'étaient pas de son fait, invoquant notamment la vente de son véhicule et l'usage de celui-ci par ses fils. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, faute pour Mme B d'établir que la notification de la décision attaquée était irrégulière, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. A d’une demande de décharge de l’obligation de payer une somme de 71 611 euros, résultant d’une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de cotisations d’impôt sur le revenu, de taxe foncière et de taxe d’habitation des années 2000 à 2021. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu partiel soulevée par l’administration, estimant que le dégrèvement accordé ne pouvait être limité. Il a fait droit à la requête en appliquant l’article L. 274 du livre des procédures fiscales, constatant que la prescription quadriennale était acquise pour les impositions des années 2000, 2007, 2011 et 2013. En conséquence, M. A a été déchargé de l’obligation de payer la somme de 71 611 euros, et l’État a été condamné à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé la décision du préfet suspendant le permis de conduire de Mme B pour six mois, suite à un contrôle positif au cannabis. La juridiction a jugé que la procédure était entachée d'un vice, car le préfet n'avait pas respecté la procédure contradictoire préalable obligatoire. Le tribunal a estimé que l'urgence ne justifiait pas de dispenser cette formalité, Mme B n'ayant pas causé l'accident et ne présentant pas de risque grave immédiat pour autrui. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 224-7 du code de la route et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a statué sur la requête de Mme A B contestant un retrait de points sur son permis de conduire. La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux infractions des 22 avril et 16 février 2024, ainsi que sur la décision 48SI du 19 décembre 2024, ces points ayant été régularisés ou n'étant plus contestés. Pour l'infraction du 6 août 2021, le tribunal a rejeté la demande d'annulation, estimant que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue est donc le rejet du surplus des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur de rectifier son relevé d’information intégral, qui mentionnait à tort un échange de permis au Royaume-Uni et n’intégrait pas les crédits de points issus de deux stages de sensibilisation à la sécurité routière. En cours d’instance, le ministre a fait droit aux demandes de M. B en supprimant les mentions erronées et en créditant huit points sur son permis. M. B s’étant désisté de sa requête, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par un jugement du 3 juillet 2025.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la demande d'indemnisation de Mme B, qui contestait les retraits de points et l'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal rappelle que la contestation de la réalité des infractions relève du juge pénal et non du juge administratif. Bien que l'administration ait commis une faute procédurale (défaut d'information préalable), les préjudices invoqués sont sans lien de causalité direct avec cette faute, car les décisions de retrait de points étaient fondées sur des motifs exacts. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions reconventionnelles du ministre de l'intérieur, la juridiction administrative n'étant pas compétente pour enjoindre un choix entre deux permis.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en juge unique sur un recours pour excès de pouvoir, était saisi par les consorts C, propriétaires indivis d’un bien au Gosier, contestant les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 à 2023 ainsi que les actes de poursuite afférents. Le tribunal a constaté que la taxe foncière pour 2022 avait été remboursée avant l’introduction de la requête, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Pour le surplus, la solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de M. A contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de la taxe foncière sur les propriétés bâties de 2022. L'administration fiscale a prononcé des dégrèvements, rendant sans objet la contestation pour une partie de la somme (132 euros) et irrecevable le surplus (3 585 euros) car le dégrèvement était antérieur à la requête. Les conclusions visant au remboursement des frais de saisie ont été rejetées pour défaut de liaison du contentieux. Le jugement s'appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe était saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement de la taxe d’habitation 2023. En cours d’instance, l’administration a accordé un dégrèvement partiel de l’imposition et remboursé les sommes prélevées, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de décharge de l’obligation de payer et de remboursement. La décision applique les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté préfectoral du 21 octobre 2024 suspendant son permis de conduire pour quatre mois à la suite d'un grand excès de vitesse. Le requérant invoquait un vice de procédure, arguant que l'arrêté et l'avis de rétention ne mentionnaient pas les indications de l'appareil de contrôle de vitesse. Le tribunal a écarté ce moyen, jugeant qu'aucune disposition du code de la route n'impose de faire figurer ces éléments sur ces documents. La décision a donc été confirmée, et l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes de frais, ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A alias B, ressortissant haïtien placé en rétention. Le requérant demandait la fin de sa rétention et la délivrance d'une attestation de demande d'asile, invoquant une atteinte grave à son droit d'asile et à sa liberté. Le juge a constaté que sa demande d'asile avait été transmise à l'OFPRA et qu'aucune mesure d'éloignement ne pouvait être exécutée avant la décision de cet office, conformément aux articles L. 754-3, L. 531-24 et L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été retenue, et la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du préfet de la Guadeloupe du 2 juin 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la gravité de l'infraction commise (excès de vitesse de 40 km/h ou plus, vitesse retenue de 153 km/h pour une limite de 90 km/h) et des exigences de sécurité routière. Le requérant n'a pas démontré que son activité professionnelle ne pouvait se poursuivre sans son permis. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de l'arrêté.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 25 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d'un an. Le juge a reconnu l'urgence, mais a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le requérant, ressortissant haïtien, n'a pas démontré la réalité de son séjour en France ni le risque de traitements inhumains en cas d'éloignement vers la Dominique, pays de destination mentionné dans l'arrêté.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 18 juillet 2024 par lequel le préfet de la Guadeloupe avait obligé M. A, ressortissant haïtien, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 521-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne mettant pas M. A en mesure de déposer une demande d'asile avant de prendre la mesure d'éloignement. Par voie de conséquence, les décisions portant refus de délai de départ, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont également été annulées.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par la société ATH locations d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de permis de construire émis par la commune du Gosier. À l’issue d’une médiation judiciaire, les parties ont conclu un accord transactionnel le 13 mai 2025, par lequel la société s’engage à déposer un nouveau dossier et la commune à l’instruire dans des délais réduits. Le tribunal, vérifiant la licéité de l’accord et l’absence de libéralité, a homologué la transaction sur le fondement des articles L. 213-4 du code de justice administrative et 2044 du code civil. Il a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B C, ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté du préfet refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que la décision préfectorale était légalement justifiée au regard des textes applicables. En conséquence, il a également rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour fondée sur l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a rejeté la requête comme irrecevable. Le tribunal a estimé que le requérant n’avait pas produit l’intégralité de l’acte attaqué (son recours gracieux) malgré une demande de régularisation, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Par suite, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte ont été rejetées, ainsi que la demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe annule la décision du 15 février 2024 par laquelle le préfet a fixé Haïti comme pays de renvoi pour M. B, ressortissant haïtien. Le tribunal estime que la situation de violence généralisée résultant d’un conflit armé interne expose l’ensemble du territoire haïtien à un risque réel de traitements inhumains ou dégradants. Cette décision méconnaît les stipulations de l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ainsi que les dispositions de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B A, conseiller principal d'éducation, qui demandait la reconstitution de sa carrière, l'enregistrement d'une plainte pour harcèlement moral et des dommages et intérêts. La juridiction s'est déclarée incompétente pour enregistrer une plainte pénale pour harcèlement moral, cette compétence relevant du procureur de la République en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables, faute pour le requérant d'avoir produit une demande préalable auprès de l'administration, comme l'exige la procédure contentieuse administrative. Enfin, les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées, le tribunal estimant que la situation de harcèlement moral n'était pas caractérisée et que les arrêtés de changement d'échelon avaient été régularisés.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SARL ECIOM, qui demandait la décharge de rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés pour la période 2015-2017. La société invoquait une irrégularité de procédure, faute d'avoir pu exercer un recours hiérarchique après l'avis de la commission départementale des impôts. Le tribunal a jugé que la garantie substantielle prévue par la charte du contribuable, fondée sur l'article L. 10 du livre des procédures fiscales, avait été respectée, l'administration ayant proposé une rencontre avec l'inspectrice principale.