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Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté du 18 juillet 2024 par lequel le préfet de la Guadeloupe avait obligé M. A, ressortissant haïtien, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 521-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne mettant pas M. A en mesure de déposer une demande d'asile avant de prendre la mesure d'éloignement. Par voie de conséquence, les décisions portant refus de délai de départ, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont également été annulées.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par le préfet de deux déférés en excès de pouvoir visant à annuler des délibérations du CCAS et de la commune de Pointe-à-Pitre autorisant l'attribution de bons d'achat de 100 euros aux agents. Le préfet soutenait que ces avantages méconnaissaient les articles L. 712-1, L. 731-1, L. 714-4 et L. 714-11 du code général de la fonction publique, ne pouvant être qualifiés ni de rémunération ni d'action sociale, et qu'ils étaient entachés de rétroactivité illégale. En défense, les collectivités ont plaidé l'irrecevabilité des recours et, subsidiairement, la qualification de ces bons comme une mesure de soutien économique aux commerçants locaux. Le tribunal a rejeté les exceptions d'irrecevabilité et, au fond, a annulé les délibérations, jugeant que l'attribution de ces bons d'achat constituait un complément de rémunération dépourvu de base légale au regard des textes applicables.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant dominiquais, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 26 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'intéressé, père de trois enfants français, ne justifiait pas d'une contribution effective à leur entretien et ne démontrait pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. En conséquence, il n'a pas été établi d'atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants, au sens des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B A, conseiller principal d'éducation, qui demandait la reconstitution de sa carrière, l'enregistrement d'une plainte pour harcèlement moral et des dommages et intérêts. La juridiction s'est déclarée incompétente pour enregistrer une plainte pénale pour harcèlement moral, cette compétence relevant du procureur de la République en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale. Les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables, faute pour le requérant d'avoir produit une demande préalable auprès de l'administration, comme l'exige la procédure contentieuse administrative. Enfin, les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées, le tribunal estimant que la situation de harcèlement moral n'était pas caractérisée et que les arrêtés de changement d'échelon avaient été régularisés.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SARL ECIOM, qui demandait la décharge de rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés pour la période 2015-2017. La société invoquait une irrégularité de procédure, faute d'avoir pu exercer un recours hiérarchique après l'avis de la commission départementale des impôts. Le tribunal a jugé que la garantie substantielle prévue par la charte du contribuable, fondée sur l'article L. 10 du livre des procédures fiscales, avait été respectée, l'administration ayant proposé une rencontre avec l'inspectrice principale.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule la décision implicite par laquelle le maire de Baie-Mahault a refusé de délivrer à la SCI Andromède un certificat de permis de construire tacite. Le tribunal constate que la société requérante bénéficiait d’un permis de construire tacite depuis le 18 février 2021, en application des articles L. 424-2 et R. 424-1 du code de l’urbanisme, faute de notification d’une décision expresse dans le délai d’instruction de trois mois. Il est établi que les certificats précédemment transmis par la commune concernaient un autre permis (n° PC 971103 20 R1167) et non celui sollicité (n° PC 971103 20 R1168). En conséquence, le tribunal enjoint à la commune de délivrer le certificat de permis tacite à la SCI Andromède.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal écarte le moyen d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté énonce suffisamment les considérations de droit et de fait. Il juge également que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé et que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. A étant célibataire, sans enfant et sans attaches familiales établies en Guadeloupe. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 janvier 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet, M. B ayant obtenu la protection subsidiaire en octobre 2024 mais sans justifier de la délivrance d'un titre de séjour. Sur le fond, le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, notamment au regard des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 5 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, confirmant la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 mai 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'une carte "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que Mme A ne justifiait pas de la réalité et de l'intensité des liens personnels et familiaux en France, ni de son insertion dans la société française, et a donc écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B D visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 20 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), en raison de sa résidence alléguée de huit ans en France et de ses attaches familiales sur place. Le tribunal estime que Mme B D n'établit pas la stabilité et la continuité de son séjour ni l'impossibilité de reconstituer sa cellule familiale en République Dominicaine, et juge la condition d'atteinte grave et manifestement illégale non remplie. Les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais d'instance sont également rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de Mme A. La requérante sollicitait le paiement de 3 599,32 euros pour des vacations non rémunérées à l'université des Antilles. Le juge a estimé que l'obligation de payer était sérieusement contestable, car pour l'année 2022-2023, les heures avaient été rémunérées sur la base d'un service fait, et pour l'année 2021-2022, le service effectif n'avait pas été établi.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, compte tenu notamment de l'absence de preuve d'une résidence stable et continue en France depuis 1998 et des multiples condamnations pénales de l'intéressée.
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B A C, ressortissant guyanien, qui contestait un arrêté préfectoral du 23 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que l'atteinte à la vie privée et familiale n'est ni grave ni manifestement illégale, faute pour le requérant d'établir la continuité de son séjour depuis 2006, sa contribution à l'entretien et à l'éducation de ses enfants français, et compte tenu de ses antécédents judiciaires pour violences sexuelles. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, s'est déclaré compétent pour connaître du litige opposant la société aéroportuaire Guadeloupe pôle Caraïbes (SAGPC), concessionnaire du domaine public aéroportuaire, à la société Air Antilles, au titre du recouvrement de redevances d'occupation domaniale. La solution retenue est un rejet de la demande de provision, au motif que la requête était irrecevable faute pour la SAGPC d'avoir préalablement adressé à Air Antilles une demande préalable écrite, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a appliqué les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques (CGPPP) pour établir sa compétence, mais a opposé une fin de non-recevoir tirée de l'absence de liaison du contentieux.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B qui sollicitait une provision de 20 000 euros en réparation de son préjudice résultant d'un accident de service. La solution retenue est motivée par l'opposition de la commune du Moule, qui a soulevé l'exception de prescription quadriennale, le délai ayant commencé à courir le 1er janvier 2017 pour expirer le 31 décembre 2021, soit avant la réclamation préalable de l'agent. En conséquence, l'obligation invoquée par Mme B a été jugée sérieusement contestable, ce qui a conduit au rejet de sa requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette la requête de la société BUROSTOCK. Celle-ci contestait le rejet de son offre comme irrégulière dans le cadre d'un marché public de fournitures de bureau, au motif que le mémoire technique exigé par l'article 2.15 du règlement de consultation n'avait pas été fourni. Le juge constate que la société requérante n'a pas produit ce document, ce qui a empêché l'appréciation du sous-critère de la démarche environnementale, rendant son offre irrégulière au sens des articles L.2152-1 et L.2152-2 du code de la commande publique. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant Haïti comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1), ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés par M. C, notamment ceux tirés du défaut d'examen, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'illégalité des décisions subséquentes, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que Mme B ne justifiait pas d'une résidence stable et continue en France avant 2021 et que ses liens familiaux, notamment avec sa mère et ses demi-sœurs, n'étaient pas suffisamment établis pour caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B, agent contractuel du CHU de la Guadeloupe, qui contestait son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé le 13 septembre 2024. Le requérant invoquait des irrégularités de procédure, un détournement de pouvoir et une erreur d'appréciation. La juridiction a examiné les moyens au regard du décret n° 91-155 du 6 février 1991 et du code général de la fonction publique. Le tribunal a considéré que la procédure de licenciement était régulière et que les motifs retenus étaient fondés, rejetant ainsi l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation.