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Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la SAS Hôpital privé Saint-Gabriel, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 31 mai 2023 par lequel l'Agence Régionale de Santé (ARS) de la Guyane avait autorisé le centre hospitalier Andrée Rosemon à installer un second scanographe à Cayenne. La requérante invoquait un vice de procédure, lié à l'absence d'avis régulier de la commission spécialisée de l'organisation des soins (CSOS), et une erreur de droit. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, estimant que les éventuelles erreurs dans le décompte des votes de la CSOS n'avaient pas influencé la décision de l'ARS, qui ne l'avait pas suivie. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L.6122-1 et suivants du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de la Sarl Guyane Santé Hibiscus, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 31 mai 2023 autorisant la SAS Canopée à installer un scanographe à Saint-Laurent-du-Maroni. Sur la légalité externe, le tribunal écarte le vice de procédure invoqué, estimant que les éventuelles erreurs dans le décompte des votes de la commission spécialisée de l’organisation des soins (CSOS) n’ont pas influencé la décision de l’Agence Régionale de Santé (ARS). Sur la légalité interne, la décision est fondée sur les articles L.6122-1, L.6122-2 et R.6122-34 du code de la santé publique, sans que les moyens soulevés ne soient retenus. Les conclusions de la requête sont donc rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 3 juillet 2023 refusant son admission au séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de la signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du préfet de la Guyane du 6 mars 2023 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A C, ressortissant brésilien. Le tribunal a jugé que le préfet avait fondé son refus sur le seul motif de menace à l'ordre public, lié à une condamnation pour atteinte sexuelle sur mineur, sans examiner l'atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale du requérant au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour défaut d'examen de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme A, ressortissante haïtienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 12 juillet 2023 refusant la délivrance d’un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour temporaire valable jusqu’en octobre 2025, ce qui a implicitement abrogé la décision contestée. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, celles-ci étant devenues sans objet. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante haïtienne, qui demandait à se voir fixer un rendez-vous en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, alors qu'elle est célibataire, sans enfant, et que ses démarches étaient récentes. La solution retenue rappelle que, pour une première demande, l'urgence ne se présume pas et doit être démontrée par des éléments concrets.
Le Tribunal administratif de la Guyane annule l'arrêté du 24 avril 2023 par lequel le préfet de la Guyane a refusé d'admettre au séjour Mme B, ressortissante haïtienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en se fondant sur l'insuffisance du montant et du nombre d'heures d'activité salariale pour refuser le titre de séjour "salarié", alors que l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile conditionne cette délivrance à la détention préalable d'une autorisation de travail. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. L'État est condamné à verser 900 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision du 25 mars 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à Mme C, ressortissante haïtienne demandeuse d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation de vulnérabilité de la requérante et de sa fille, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des objectifs de la directive 2013/33/UE. L'OFII a été enjoint de réexaminer la situation de Mme C dans un délai d'une semaine.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. D E, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. Il a également estimé que le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir la modification d’une précédente ordonnance du 15 novembre 2024, demeurée inexécutée. La requérante soutenait que l’inertie de la chambre des métiers et de l’artisanat de la Guyane, qui n’avait pas procédé au réexamen de sa situation malgré l’avis du médecin du travail, créait une urgence et un préjudice grave pour sa santé. Le tribunal a constaté l’absence d’exécution de l’injonction initiale et a ordonné à la chambre de réexaminer la situation de Mme A sous astreinte de 50 euros par jour de retard, dans un délai de sept jours. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code du travail et du statut du personnel des chambres des métiers et de l’artisanat.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer Mme A C, ressortissante dominicaine, afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour. La requérante justifiait de démarches infructueuses depuis 2023 pour obtenir un rendez-vous, malgré l'existence d'une procédure alternative par courrier postal. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison de l'ancienneté des démarches et de l'absence de réponse de l'administration, sans que cela ne fasse obstacle à une décision administrative. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. A, ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 juin 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour de deux ans. En défense, le préfet a produit une fiche établissant que M. A s’est vu délivrer une carte de séjour temporaire valable jusqu’en septembre 2025, ce qui a implicitement abrogé les décisions contestées. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en outre condamné l’État à verser 700 euros à l’avocat de M. A au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 25 août 2023 par lequel la proviseure du lycée Gaston Monnerville a licencié M. C, assistant d'éducation, sans préavis ni indemnité. La requête est jugée recevable, le délai de recours de deux mois ayant été respecté. La sanction est annulée pour défaut de motivation, l'arrêté ne précisant pas suffisamment les faits reprochés, en méconnaissance des articles L.211-2 et L.211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article 43-2 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986. Le lycée est condamné à verser 2.000 euros à M. C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la Sarl Guyane Santé Hibiscus, qui demandait l'annulation de la décision du 22 septembre 2023 par laquelle l'Agence Régionale de Santé (ARS) de la Guyane avait refusé l'autorisation d'ouvrir une unité de dialyse médicalisée à Saint-Laurent du Maroni. Sur la légalité externe, le tribunal a jugé que l'ARS n'était pas tenue de consulter à nouveau la commission spécialisée de l'organisation des soins (CSOS) après avoir retiré sa première décision pour insuffisance de motivation, en l'absence de changement de circonstances. Sur la légalité interne, le tribunal a appliqué les articles L.6122-1, L.6122-2, R.6122-34 et D.6124-75 du code de la santé publique, mais le jugement ne précise pas le motif de rejet retenu au fond. La demande de frais de justice a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant haïtien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, malgré son ancienneté présumée sur le territoire et son pacte civil de solidarité. La décision souligne que l’ordre d’examen des demandes doit être respecté et que la simple saturation de la plateforme de rendez-vous en ligne ne suffit pas à caractériser une urgence.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni les noms et domiciles des parties, ni l'exposé des faits et moyens exigé par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par voie électronique, M. B n'a pas produit les éléments requis dans le délai de recours contentieux. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. C D pour contester le refus implicite du maire de Rémire-Montjoly de lui permettre d’accéder à son dossier individuel. La commune a soulevé une exception d’irrecevabilité et un non-lieu à statuer, arguant que l’intéressé avait finalement consulté son dossier le 10 janvier 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les demandes de frais de justice présentées par les deux parties ont été rejetées, faute de justificatifs. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de délivrer un rendez-vous à Mme A, ressortissante haïtienne, afin qu'elle puisse déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'ancienneté des démarches infructueuses de l'intéressée depuis 2022 et de l'absence de réponse de l'administration. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit à voir sa situation examinée et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du préfet de la Guyane du 6 février 2025 refusant à M. B, ressortissant haïtien, un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu du risque d'exécution d'une mesure d'éloignement et de la situation professionnelle et familiale du requérant (père d'un enfant français né en 2024, titulaire d'un CDI). Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision attaquée a été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme D, ressortissante haïtienne, contestant un refus de séjour du 29 août 2023 et une obligation de quitter le territoire français du 14 novembre 2023. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que les signataires des arrêtés disposaient d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans que le jugement ne précise explicitement le sort des autres moyens soulevés (violation de l'article 8 de la CEDH et de l'article L.423-23 du CESEDA). Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.