7 657 décisions disponibles — page 107/383
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction de sept jours de cellule disciplinaire infligée à un détenu. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la sanction étant déjà entièrement exécutée à la date de la décision et le requérant n'apportant aucun élément propre à sa situation pour justifier une urgence. La requête a été rejetée sur le seul fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la légalité de la sanction.
Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de M. D A, ressortissant brésilien, contestant l'arrêté préfectoral du 26 décembre 2023 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il juge que l'interdiction de retour est suffisamment motivée au regard des articles L. 612-6 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet ayant notamment relevé la courte durée de séjour, l'absence d'attaches familiales et les faits de violences conjugales. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme est écarté, le requérant ne justifiant d'aucune vie privée et familiale stable en France.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme D, ressortissante haïtienne, contestant un refus de séjour du 29 août 2023 et une obligation de quitter le territoire français du 14 novembre 2023. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que les signataires des arrêtés disposaient d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans que le jugement ne précise explicitement le sort des autres moyens soulevés (violation de l'article 8 de la CEDH et de l'article L.423-23 du CESEDA). Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de la Guyane a rejeté les requêtes de Mme D, ressortissante haïtienne, contestant un refus de séjour du 29 août 2023 et une obligation de quitter le territoire français du 14 novembre 2023. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que les signataires des arrêtés disposaient d'une délégation régulière. Sur le fond, le tribunal a estimé que les décisions ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation. Les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 3 juillet 2023 par lequel le préfet a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante haïtienne. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il retient que Mme A justifie d'une vie familiale stable en France avec son compagnon, titulaire d'une carte de résident, et leurs deux enfants nés en France, dont l'aîné est scolarisé. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 10 juin 2023 par lequel le préfet de la Guyane avait obligé M. B A, ressortissant colombien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, qui résidait en France depuis 2013 et y avait des attaches. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de la Sarl Hôpital privé Saint-Paul, qui demandait l'annulation de la décision de l'Agence Régionale de Santé (ARS) de la Guyane refusant l'autorisation d'ouvrir une unité de dialyse médicalisée à Cayenne. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L.6122-9 et R.6122-40 du code de la santé publique. Sur le fond, il a estimé que le refus était justifié car le projet ne satisfaisait pas aux conditions d'implantation et techniques de fonctionnement, notamment en sous-estimant les besoins en personnel infirmier et en ne précisant pas les modalités d'astreinte médicale, en application de l'article L.6122-2 du code de la santé publique. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme E, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 janvier 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur de fait sur sa situation professionnelle, et une méconnaissance des articles 8 de la CEDH et L. 423-23 du CESEDA. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en se fondant sur l'existence d'une délégation de signature régulièrement publiée, et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de M. A, ressortissant haïtien, contestant l'arrêté préfectoral du 31 mars 2023 prononçant une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, en se fondant sur un arrêté de délégation de signature régulièrement publié. Il juge que la décision est suffisamment motivée au regard des articles L. 611-1, L. 613-1, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de Mme E, ressortissante haïtienne, contestant l'arrêté préfectoral du 1er juin 2023 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a constaté que la délivrance ultérieure d'une attestation de demande d'asile à Mme E avait implicitement abrogé les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination, rendant ces conclusions sans objet. Sur le refus de titre de séjour, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, en se fondant sur l'existence d'un arrêté de délégation de signature régulièrement publié.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. C D, ressortissant haïtien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 mars 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, en se fondant sur les arrêtés de délégation de signature régulièrement publiés. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, les moyens tirés de la violation de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme D, ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Guyane. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en validant la chaîne de délégations de signature régulièrement publiées. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée et a rejeté les autres moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de M. C, brigadier-chef de police, contestant le refus du préfet de lui verser les deuxième et troisième fractions de l'indemnité de sujétion géographique prévue par le décret n° 2013-314 du 15 avril 2013. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision régulière. Sur le fond, il rappelle que l'article 2 du décret exclut du bénéfice de cette indemnité les agents précédemment affectés à Mayotte, ce qui était le cas de M. C, rendant légal le refus. La solution est fondée sur le décret n° 2013-314 et la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. A, ressortissant haïtien, contestant un arrêté préfectoral du 21 avril 2023 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, M. A s'est vu délivrer une carte de résident valable dix ans, ce qui a implicitement abrogé les décisions contestées. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, et a condamné l'État à verser 700 euros à son avocate au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a annulé l'arrêté du 13 mars 2023 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant guyanien. Le tribunal a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 décembre 2022 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la décision attaquée, Mme A s’est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2028, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté le surplus des conclusions, dont celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la demande de la SCI Jean Michel Ganteaume tendant à la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés auxquelles elle a été assujettie au titre des exercices 2017 à 2019. La juridiction a jugé que la procédure de taxation d'office était régulière, l'avis de vérification et les mises en demeure ayant été valablement notifiés à l'adresse du siège social, malgré leur retour non réclamé. La solution retenue s'appuie sur les articles L.47, L.66, L.68 et L.76 du livre des procédures fiscales, la société n'ayant pas déposé ses déclarations dans les délais et n'ayant pas régularisé sa situation après mise en demeure.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 2 décembre 2022 refusant la délivrance d’un titre de séjour. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la décision contestée, M. A avait obtenu une carte de séjour temporaire valable jusqu’en novembre 2025, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 900 euros à l’avocat du requérant. Le surplus des conclusions a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de la Guyane a examiné la requête de M. B, agent de sécurité, contestant le refus d’habilitation « Secret défense » pris par le préfet le 7 décembre 2020, ainsi que le rejet implicite de son recours hiérarchique. Le tribunal a jugé que les conclusions tendant à la communication des motifs de la décision étaient devenues sans objet, l’administration ayant produit l’avis de l’enquête administrative en cours d’instance. Sur le fond, il a appliqué les articles L.211-2 et L.311-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que les articles R.2311-2 et R.2311-7 du code de la défense. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreurs de droit et de fait) n’étant pas fondés.
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule l'arrêté du 20 juin 2022 par lequel le préfet de la Guyane a refusé d'admettre au séjour M. B, ressortissant guyanien entré en France à l'âge de trois ans. La juridiction estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée de présence de l'intéressé (depuis 2002), de ses liens familiaux stables avec sa mère et sa fille, et de sa contribution à l'entretien de cette dernière. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. B dans un délai de deux mois.