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Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 3 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Les autres moyens soulevés par le requérant, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ont été jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi et la suspension de ses allocations par Pôle emploi (France Travail). Le juge a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre la décision du médiateur régional du 20 mars 2023, estimant que cette décision mettant fin à la médiation préalable obligatoire ne constitue pas une décision susceptible de recours. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de radiation était suffisamment motivée et que Mme A n'avait pas justifié de démarches réelles et sérieuses de recherche d'emploi, malgré l'envoi d'un questionnaire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment les articles L. 5412-1 et L. 5412-2, ainsi que sur le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par les sociétés MMA Iard et Amandis d’une demande d’indemnisation fondée sur l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, en raison des blocages du centre commercial Leclerc à Saint-Amand-Les-Eaux lors du mouvement des "gilets jaunes" (17-19 novembre 2018). Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que ces actions de blocage, bien que constitutives de délits, ne relevaient pas d’un attroupement spontané mais d’une action préméditée et organisée, ce qui exclut l’engagement de la responsabilité sans faute de l’État. La solution retenue écarte donc toute condamnation de l’État, en application des articles L. 211-10 du code de la sécurité intérieure et L. 412-1 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet du Nord avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant. Concernant le refus de titre, il a jugé que les conditions de l'article 9 de la convention franco-nigérienne du 24 juin 1994 n'étaient pas remplies, en raison de l'absence de progression significative dans les études malgré plusieurs années d'inscription. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné trois requêtes de Mme C contestant des indus d’aide exceptionnelle de solidarité (350 euros), d’aide exceptionnelle de fin d’année (274,41 euros) et de prime d’activité majorée (1 789,74 euros), notifiés par la caisse d’allocations familiales du Nord. La requérante soutenait que la situation de concubinage à l’origine des indus n’était pas établie et que les documents fondant les décisions ne lui avaient pas été communiqués. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, estimant que la caisse justifiait de l’existence d’une communauté d’adresse et d’intérêts financiers entre Mme C et M. E, et que la procédure contradictoire avait été respectée. Les décisions ont été prises en application du code de l’action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale, et des décrets n° 2019-1323 et n° 2020-519.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le refus du maire de Tourcoing de le nommer au grade d’attaché principal. Malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 412-1 du code de justice administrative, le requérant n’a pas produit la décision attaquée ni justifié de l’impossibilité de le faire. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, l’irrecevabilité n’ayant pas été couverte dans le délai imparti, la requête a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, qui contestait un arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire du Touquet-Paris-Plage. La requérante n’a pas justifié, dans le délai imparti, avoir notifié son recours à la commune et au pétitionnaire conformément à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, ni produit un titre de propriété ou un acte équivalent comme l’exige l’article R. 600-4 du même code. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête, manifestement irrecevable et non régularisée, a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme D, qui contestait le refus de validation du stage d'animateur de son fils majeur. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour deux motifs : d'une part, Mme D ne justifiait pas d'un intérêt personnel lui donnant qualité pour agir en tant que mère d'un majeur ; d'autre part, l'avis du président de la communauté de communes n'était pas une décision faisant grief, la validation relevant du directeur départemental de la cohésion sociale. L'ordonnance s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A dirigée contre un courrier du 6 mars 2025 du président du conseil départemental du Nord l'informant d'un trop-perçu de rémunération de 608,91 euros. Le juge a estimé que ce courrier, de nature purement informative et annonçant l'envoi futur d'un titre exécutoire, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours contentieux. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des décisions d’expulsion et de fixation du pays de destination prises par la préfète de l’Aisne à l’encontre de M. B. Le juge a estimé que le tribunal d’Amiens était territorialement compétent, car le requérant résidait dans l’Aisne au moment des arrêtés, et non le tribunal de Lille, malgré son placement en rétention à Lesquin. Cette décision est fondée sur les articles L. 521-1 et R. 312-8 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, jugé inapplicable en référé.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 053,44 euros, notifié par le département du Pas-de-Calais pour les mois de novembre et décembre 2022. L'indu résultait de l'absence de déclaration de sa pension d'invalidité, d'une aide au retour à l'emploi et d'une pension de retraite. Mme A n'a pas contesté avoir perçu ces sommes et n'a pas établi le caractère infondé de l'indu. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent la prise en compte de l'ensemble des ressources du foyer pour le calcul du RSA.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de son intégration à l'institut régional d'administration de Lille. La décision de refus, fondée sur une mention au bulletin n°2 du casier judiciaire pour faux et usage de faux, a été jugée légale. Le tribunal a considéré que l'administration n'avait pas commis d'erreur de fait, car l'exclusion ultérieure de cette mention par la cour d'appel était postérieure à la décision attaquée. Il a également estimé que, compte tenu de la nature et de la récence des faits, l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des fonctions d'attaché d'administration de l'État. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 321-1 du code général de la fonction publique et le décret n° 2011-1317 du 17 octobre 2011.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision du garde des sceaux, ministre de la justice, prolongeant son stage d'adjoint administratif pour une seconde période de six mois. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation, se prévalant de son adaptation aux fonctions et de sa qualité de travailleur handicapé. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur des rapports faisant état d'insuffisances professionnelles persistantes malgré un changement de service et des formations, n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n°2016-580 du 11 mai 2016 relatives au stage des fonctionnaires de catégorie C.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 10 mars 2025 prolongeant son assignation à résidence de quarante-cinq jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation, et que les droits de l'intéressé avaient été respectés. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 732-7 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté les demandes de M. A B, qui contestait le non-renouvellement de son contrat par la chambre de métiers et de l'artisanat Hauts-de-France. Le requérant soutenait que cette décision devait être requalifiée en licenciement d’un agent en contrat à durée indéterminée, en raison de la durée totale de ses contrats successifs, et invoquait divers vices de forme, de procédure et un détournement de pouvoir. Le tribunal a jugé que la requête en indemnisation (n° 2204459) était irrecevable en raison d’un décalage trop important entre la demande préalable et les conclusions contentieuses. S’agissant de la requête en annulation (n° 2204517), les moyens soulevés ont été écartés comme non fondés, le tribunal considérant que la décision de non-renouvellement était régulière et justifiée par l’intérêt du service.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B contestant un indu de prime d'activité de 1 915,53 euros. Le juge a considéré que la pension alimentaire de 3 500 euros, même versée en nature, constituait une ressource à déclarer en application des articles L. 842-4 et R. 844-2 du code de la sécurité sociale. Les conclusions en remise de dette ont été jugées irrecevables faute de demande préalable auprès de la CAF, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Provin du 6 mars 2025 le radiant des effectifs de la commune. Le juge a estimé que cet arrêté constituait une décision favorable à l'agent, faisant suite à sa mutation, et qu'il n'avait donc pas intérêt à en demander l'annulation. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les décisions de la préfète de l'Aisne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant la Tunisie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse des moyens communs (incompétence, motivation, notification, vie privée et familiale) est engagée sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de sa demande de certificat de résidence "salarié", en raison d'une situation d'urgence liée à un risque d'éloignement et à la suspension de son contrat de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B n'avait pas fourni les pièces complémentaires demandées par la préfecture, notamment l'attestation d'engagement à respecter les valeurs de la République, et était ainsi à l'origine de la suspension de son contrat. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 11 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la requérante, entrée irrégulièrement en France, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables pour bénéficier d'une protection de sa vie privée et familiale. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination ont été maintenues.