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Le Tribunal Administratif de Lille annule l'arrêté du 28 novembre 2024 par lequel le préfet du Nord avait prolongé de 45 jours l'assignation à résidence de M. A, ressortissant marocain. La solution retenue est fondée sur l'erreur de droit, car l'arrêté initial d'assignation à résidence du 19 octobre 2024, qui servait de base à la prolongation, avait été annulé par un jugement du même tribunal le 29 novembre 2024. Le juge applique les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 28 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une irrégularité de la procédure d'avis médical de l'OFII, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure médicale avait été régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En conséquence, la requête de Mme B a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français, et l'interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le signataire disposait d'une délégation de compétence valable. Il a également estimé que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation sur la réalité et le sérieux des études n'était pas fondé, sans que les autres moyens soulevés ne soient examinés en détail dans l'extrait fourni. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 16 août 2023 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a jugé que la décision de refus ne méconnaissait ni le point 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que la requérante ne pouvait bénéficier de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire, tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant et du caractère disproportionné de la mesure, ont également été rejetés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 17 juillet 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme C, ressortissante gabonaise, contestant le refus du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que la décision explicite de refus du 7 juillet 2022 s'était substituée à la décision implicite initiale. Le tribunal a annulé cette décision au motif que le préfet n'avait pas procédé à un examen complet de la situation personnelle et familiale de la requérante, notamment au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet du Nord du 13 mai 2022 de retenir son passeport en échange d’un récépissé. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur l’article L. 814-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, malgré une erreur de visa de l’article abrogé L. 611-2, et que la compétence du signataire, la motivation et l’absence d’atteinte disproportionnée à la liberté d’aller et venir étaient établies. La demande de restitution du passeport et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour pris par le préfet du Pas-de-Calais le 25 août 2022. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et l'erreur de fait, en se fondant sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les articles L. 435-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans, au profit d’un titre d’un an. Le requérant invoquait les stipulations du g) de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a jugé que, pour une première délivrance de ce titre, le préfet peut légalement se fonder sur des motifs d’ordre public, mais qu’en l’espèce, les faits de violences conjugales invoqués, classés sans suite faute de preuves suffisantes, ne caractérisent pas une menace pour l’ordre public. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision implicite de refus et enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence de dix ans dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien de 1968. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que la décision avait été prise par une autorité habilitée et que la procédure contradictoire n'était pas applicable aux décisions prises sur demande. Sur le fond, il a estimé que M. A ne justifiait pas d'une résidence continue et habituelle en France depuis plus de dix ans, en raison de lacunes dans les pièces produites et de l'absence de garanties d'authenticité de certains documents. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A qui demandait l'annulation de la délibération du 4 novembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Meurchin a approuvé son plan local d'urbanisme. Le tribunal a notamment jugé que l'illégalité éventuelle de la délibération du 29 septembre 2017 prescrivant la révision du PLU ne peut être utilement invoquée contre la délibération d'approbation, et que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'enquête publique et à la convocation du conseil municipal, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sur le fondement des articles L. 153-11 du code de l'urbanisme et L. 123-16 du code de l'environnement.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de M. B visant à obtenir la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2013 à 2021, concernant un garage et une remise situés à Liévin. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives aux années 2013, 2014, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020, soit pour tardiveté du recours, soit pour absence de réclamation préalable, conformément aux articles R. 199-1 et R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, pour les années restantes (2015 et 2021), le tribunal a rejeté la demande, considérant que la construction, bien que démontable selon le requérant, était fixée au sol et constituait une propriété bâtie imposable au sens de l'article 1380 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme Koulla, éducatrice au CCAS de Somain, contestant un arrêté du 12 janvier 2022 limitant son congé pour invalidité temporaire imputable au service au 1er au 20 mai 2021, et une décision refusant le remboursement de ses frais médicaux pour la période du 6 août au 8 novembre 2021. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le CCAS, considérant que le courrier de refus de prise en charge des honoraires constituait bien une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté du 12 janvier 2022, jugeant que l'état de santé de Mme Koulla n'était pas consolidé au 20 mai 2021, et a annulé par voie de conséquence la décision de refus de remboursement des frais médicaux, en application des articles L. 822-22 du code général de la fonction publique et 21 bis de la loi du 13 juillet 1983.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de la SARL Agrega contestant le refus du maire de Campigneulles-les-Grandes de lui délivrer un permis d'aménager pour un lotissement de huit lots. Le tribunal a annulé l'arrêté de refus du 9 septembre 2021 et la décision de rejet du recours gracieux. Cette annulation est fondée sur le principe d'indépendance des législations, le maire ne pouvant légalement motiver son refus par une méconnaissance du code de la commande publique (article L. 2411-1) ou du règlement départemental de défense incendie, ces règles n'étant pas directement opposables aux autorisations d'urbanisme. Les autres moyens de la requête, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles R. 111-17 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. B, un contribuable local, contestant deux décisions de la commune de Festubert : un bail commercial pour une boulangerie-pâtisserie et une délibération pour un bail commercial destiné à une supérette. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et de résiliation, considérant que les locaux en cause, loués à des commerçants privés, ne relevaient pas du domaine public communal mais de son domaine privé. En conséquence, la commune pouvait librement gérer ces biens sans mise en concurrence préalable, conformément aux articles L. 2111-1, L. 2211-1 et L. 2221-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Bondues refusant le versement d’une subvention à l’association Avenir Bondues Basket Club et à plusieurs de ses membres. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée d’une requête distincte au fond en annulation, en violation de l’article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a ordonné le rejet de l’affaire sans examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’Union locale CGT Arras. Celle-ci demandait la suspension d’un arrêté préfectoral du 19 mars 2025 réquisitionnant des personnels de la société d’imagerie médicale de Bois Bernard pour assurer la continuité des soins, en invoquant une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève. Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, mais a estimé que la demande était mal fondée, considérant que la réquisition était justifiée et proportionnée au regard des nécessités de la continuité des soins. La décision s’appuie notamment sur les dispositions de l’article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille concerne un litige portant sur un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal Administratif de Toulouse, en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative. La solution retenue est le transfert du dossier, car le requérant réside à Castres (Tarn), relevant ainsi de la compétence du tribunal de Toulouse.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Nord sur sa demande de titre de séjour du 10 juin 2023. Le juge a constaté que cette demande avait été clôturée le 29 juin 2023 sans que le préfet ne se prononce sur le fond du droit au séjour, rendant la décision attaquée inexistante. En conséquence, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen de la condition d'urgence.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en référé suspension de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’admission exceptionnelle au séjour (article L. 435-1 du CESEDA). Le juge des référés estime que les moyens soulevés, notamment le défaut de saisine de la commission du titre de séjour et l’erreur manifeste d’appréciation, ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute pour le requérant de justifier d’une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, la condition d’urgence n’étant pas remplie et la requête étant manifestement mal fondée, elle est rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.