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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 2 décembre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours en vue de son éloignement. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a jugé que l'assignation à résidence était légale au regard de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction issue de la loi du 26 janvier 2024, applicable immédiatement, car l'obligation de quitter le territoire français datait de moins de trois ans. Enfin, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, la seule circonstance de l'hébergement du requérant dans une communauté ne suffisant pas à caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante érythréenne, qui contestait l'arrêté du 5 décembre 2024 du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que de l'article 4 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison des conditions d'accueil en Italie. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de la mesure de transfert.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 28 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision se fonde notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les articles L. 572-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant irakien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 10 décembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle. Il a ensuite annulé l'arrêté de transfert, considérant que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené dans des conditions garantissant la confidentialité, en raison de la présence d'un agent de sécurité lors de l'entretien, ce qui a porté atteinte aux droits du demandeur. La solution retenue est l'annulation de la décision de transfert pour vice de procédure.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet du Nord d'une demande d'expulsion d'une ressortissante étrangère et de ses enfants d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile, au motif que sa demande d'asile avait été définitivement rejetée. La défenderesse a opposé la méconnaissance des articles L. 552-15 et L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a fait droit à la demande du préfet en ordonnant l'expulsion, considérant que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies et que la requête ne se heurtait à aucune contestation sérieuse.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 27 décembre 2024 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le droit d'être entendu de l'intéressé avait été respecté lors de son audition par les services de police. Il a également estimé que la procédure était régulière au regard des articles L. 732-7 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la remise du formulaire d'information sur les droits et obligations pouvant intervenir au plus tard lors de la première présentation aux forces de l'ordre. En conséquence, les moyens soulevés ont été écartés et la demande d'annulation rejetée.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. C B, qui contestait un arrêté du préfet du Nord prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et a jugé que les autres moyens (erreur de droit, violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas suffisamment précisés. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, fondée sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Nord sur la demande de renouvellement de titre de séjour « travailleur temporaire » de M. A, ressortissant albanais. Le juge a estimé que les moyens invoqués (incompétence, méconnaissance de l’article L. 421-1 du CESEDA, erreur manifeste d’appréciation) n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute pour le requérant de justifier d’une autorisation de travail. La requête a été rejetée sans examen de la condition d’urgence, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur la demande du préfet du Pas-de-Calais, ordonne l'expulsion sans délai de Mme A du logement qu'elle occupe sans droit dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à Berck. La solution retenue se fonde sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, combiné aux articles L. 552-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le juge constate que le maintien de Mme A, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA, fait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. Aucune contestation sérieuse n'étant soulevée, le tribunal autorise le concours de la force publique et le débarras des biens meubles aux frais de l'occupante.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Oise fixant le pays de destination de son éloignement, exécutant une peine d'interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de notification, et a jugé que les conséquences sur la vie privée et familiale découlent de la peine judiciaire, non de l'arrêté contesté. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L. 921-1 à L. 921-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant la décision du préfet du Nord du 3 février 2023 classant sans suite sa demande de titre de séjour "salarié" pour dossier incomplet. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que cette décision de classement, fondée sur l'incomplétude du dossier, ne fait pas grief et n'est donc pas susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 421-1 et R. 431-10.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme B du logement qu'elle occupe sans titre au sein du CADA de Berck. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au juge d'enjoindre à un occupant sans titre d'évacuer un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a constaté que le maintien de Mme B, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, faisait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. Il a également relevé que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, l'intéressée s'étant maintenue dans les lieux malgré une mise en demeure et l'absence de tout droit au séjour. Le tribunal a autorisé le concours de la force publique pour procéder à l'évacuation forcée et au débarras des biens meubles aux frais et risques de Mme B.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Nord d’une demande d’expulsion d’un demandeur d’asile débouté, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative et l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge des référés a rejeté la requête préfectorale, estimant que le préfet ne justifiait pas avoir adressé à l’intéressé la mise en demeure préalable de quitter le logement, condition nécessaire à l’engagement de la procédure d’expulsion. Il a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire à M. A B. La décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 552-15 et L. 521-3 des codes précités.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant togolais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise". Le juge a estimé que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, car l'attestation de réussite provisoire produite par M. A ne démontrait pas l'obtention effective d'un diplôme équivalent au grade de master, condition prévue par l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les conditions d'urgence et d'utilité.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 14 juin 2023 retirant sa carte de résident (obtenue en tant que conjoint de Français) et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles L. 423-5 et L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité du retrait du titre de séjour et de la mesure d'éloignement, en application de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et des dispositions du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant espagnol, qui contestait l'arrêté préfectoral du 29 août 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant la circulation pour deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles L. 233-1, L. 234-1 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral du 25 mai 2023.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A B, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté de transfert aux autorités finlandaises pris par le préfet du Nord le 30 décembre 2024. Le requérant invoquait la méconnaissance de son droit à l'information (article 4 du règlement UE n° 604/2013) et l'absence d'un entretien individuel confidentiel (article 5 du même règlement). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la procédure de détermination de l'État membre responsable était régulière. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus du préfet du Nord de lui délivrer un certificat de résidence en qualité de commerçant, assorti d'une obligation de quitter le territoire français, d'une fixation du pays de destination et d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a relevé d'office que l'activité de M. B, soumise à autorisation, relevait du c) de l'article 7 de l'accord franco-algérien et non du a) comme initialement considéré, ce qui a conduit à un réexamen de la base légale. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Lille a annulé l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel le préfet du Nord avait refusé le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme B, ressortissante tunisienne, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que l'intéressée ne justifiait pas d'une progression sérieuse dans ses études, malgré un échec en première année de santé et un échec en licence de droit avec une moyenne proche de la moyenne, et en dépit d'attestations d'assiduité et de motivation. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.