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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 31 décembre 2024 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure n'avait pas méconnu le droit d'être entendu, l'intéressé ayant été informé et mis en mesure de présenter ses observations lors d'une audition antérieure. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 732-7 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant, la remise du formulaire d'information relevant de l'exécution et non de la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a rejeté ses conclusions aux fins d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Pas-de-Calais le 19 juillet 2023. La demande d'annulation du refus de titre de séjour a été jugée irrecevable car tardive, n'ayant été formulée que dans un mémoire en réplique déposé après l'expiration du délai de recours de trente jours prévu à l'article R. 776-2 du code de justice administrative. Le tribunal a également rejeté les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par le préfet du Nord d’une demande d’expulsion de M. A B d’un lieu d’hébergement pour demandeurs d’asile, fondée sur l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), après le rejet définitif de sa demande d’asile. Le juge des référés a rejeté la requête préfectorale, estimant que le préfet ne justifiait pas avoir adressé à l’intéressé la mise en demeure préalable de quitter les lieux, condition nécessaire à l’engagement de la procédure d’expulsion. Il a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire à M. A B. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant tunisien, afin d'enjoindre au préfet du Nord de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" en qualité de conjoint de français. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement enregistré la demande de l'intéressé et lui avait délivré une attestation de prolongation d'instruction, rendant les conclusions de la requête sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a mis à la charge de l'État la somme de 800 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de M. B à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, contestant l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 26 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été publiée. Il a également jugé que la décision portant obligation de quitter le territoire français était suffisamment motivée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, ancien militaire, qui contestait la décision du 11 mai 2022 de la commission de recours de l'invalidité refusant la révision de sa pension militaire d'invalidité. Le requérant invoquait un défaut d'examen sérieux de sa situation et une erreur d'appréciation concernant la prise en compte de diverses infirmités (coxarthrose, douleur, exérèse). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, et a également rejeté les demandes subsidiaires d'expertise et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de renouveler la carte de résident de M. A, ressortissant tunisien, en ne lui délivrant qu’une carte de séjour temporaire d’un an. Le tribunal a jugé que le motif invoqué par le préfet, à savoir la menace pour l’ordre public en raison de faits d’agression sexuelle et de non-justification d’adresse, ne pouvait légalement fonder un refus de renouvellement d’une carte de résident. Il a rappelé que, selon l’article L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le renouvellement de la carte de résident est de plein droit et ne peut être refusé que pour les motifs limitativement énumérés aux articles L. 411-5 et L. 432-3, lesquels ne concernent pas la menace à l’ordre public. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. A une carte de résident dans un délai d’un mois.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 20 décembre 2024 par laquelle le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A, ressortissant guinéen, vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a retenu que la décision était entachée d'un vice de procédure, car l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été conduit par une personne qualifiée, en méconnaissance des exigences de ce texte. Cette irrégularité a privé M. A d'une garantie essentielle, justifiant l'annulation de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme C, qui contestait le refus de réviser sa pension de réversion, notamment sur la base de l’indice brut de son défunt époux et de la rente viagère d’invalidité. Le tribunal a constaté qu’un nouveau titre de pension, délivré le 12 décembre 2022, avait partiellement fait droit à sa demande en révisant l’indice de liquidation, entraînant un non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre les décisions antérieures. Sur le surplus, la requête a été rejetée, les moyens invoqués n’étant pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 30 ter et L. 38 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus de délivrance d'un permis de conduire opposée à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle ou personnelle. L'ordonnance relève notamment que l'attestation fournie est peu circonstanciée et que l'allongement du temps de trajet domicile-travail ne constitue pas une urgence justifiant une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé par Mme B A, attachée d'administration hospitalière, pour suspendre la décision du directeur de l'EHPAD "Résidence Fleur de Lin" suspendant l'application des heures syndicales départementales à son profit. La requérante invoquait notamment une atteinte à la liberté syndicale et un défaut de motivation. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée visait à répondre à une nécessité de service, conformément au II de l'article 29-1 du décret du 19 mars 1986.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, aide-soignante et représentante syndicale, contestant la décision de son EHPAD de suspendre ses heures syndicales mutualisées. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à la liberté syndicale, malgré l'impact sur ses fonctions syndicales. La décision contestée, prise pour nécessité de service en application du décret n°86-660 du 19 mars 1986, n'a donc pas été suspendue.
Refus de réintégration d’un agent public. Tribunal administratif de Lille. Désistement de la requérante. Donné acte du désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme G, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 juin 2023 refusant son titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci, ressortissante guinéenne mère de trois enfants dont un reconnu réfugié, demandait une injonction d'hébergement d'urgence au préfet du Nord. Le juge constate que si la requérante justifie de démarches réitérées auprès du 115, elle est hébergée chez un tiers et dispose d'un récépissé de séjour l'autorisant à travailler. En conséquence, il estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour qu'une mesure soit ordonnée dans un délai de quarante-huit heures, n'est pas remplie.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Nord de la convoquer pour retirer sa carte de résident. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, dès lors que la requérante ne s’est pas présentée à deux convocations qui lui ont été adressées, se plaçant ainsi elle-même dans la situation qu’elle invoque. La demande d’aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet du Pas-de-Calais. Il a enjoint à M. C, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, d'évacuer le logement qu'il occupe sans titre au sein du CADA FIAC à Berck. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 et L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après la perte du droit au maintien sur le territoire. Le juge a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, le maintien de l'intéressé faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, et que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales en cours d’instance. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 27 septembre 2023 refusant son certificat de résidence "commerçant", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait ni méconnu les stipulations des articles 5 et 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en estimant que M. A ne justifiait pas de la réalité et de la viabilité de son activité commerciale. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour étant légale, les moyens tirés de l'illégalité par voie de conséquence des décisions portant obligation de quitter le territoire, délai de départ volontaire et pays de destination ont été écartés. La requête de M. A a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 30 décembre 2024 par laquelle le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A B, ressortissant soudanais, vers la Finlande pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a retenu que le requérant n'avait pas reçu l'information prévue à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, notamment sur les conséquences de ses demandes antérieures, et qu'il n'avait pas bénéficié de l'entretien individuel confidentiel requis par l'article 5 du même règlement. En conséquence, la décision de transfert a été jugée entachée de vices de procédure et annulée.