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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 10 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatifs au parent d'enfant français, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal administratif de Lille a annulé l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel le préfet du Nord avait refusé le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme B, ressortissante tunisienne, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que l'intéressée ne justifiait pas d'une progression sérieuse dans ses études, malgré un échec en première année de santé et un échec en licence de droit avec une moyenne proche de la moyenne, et en dépit d'attestations d'assiduité et de motivation. La décision s'appuie sur les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral du 25 mai 2023.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par le préfet du Nord d’une demande d’expulsion de M. A B d’un lieu d’hébergement pour demandeurs d’asile, fondée sur l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), après le rejet définitif de sa demande d’asile. Le juge des référés a rejeté la requête préfectorale, estimant que le préfet ne justifiait pas avoir adressé à l’intéressé la mise en demeure préalable de quitter les lieux, condition nécessaire à l’engagement de la procédure d’expulsion. Il a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire à M. A B. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du CESEDA.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci, ressortissante guinéenne mère de trois enfants dont un reconnu réfugié, demandait une injonction d'hébergement d'urgence au préfet du Nord. Le juge constate que si la requérante justifie de démarches réitérées auprès du 115, elle est hébergée chez un tiers et dispose d'un récépissé de séjour l'autorisant à travailler. En conséquence, il estime que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour qu'une mesure soit ordonnée dans un délai de quarante-huit heures, n'est pas remplie.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales en cours d’instance. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l’État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme G, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 juin 2023 refusant son titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante marocaine, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Nord de la convoquer pour retirer sa carte de résident. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, dès lors que la requérante ne s’est pas présentée à deux convocations qui lui ont été adressées, se plaçant ainsi elle-même dans la situation qu’elle invoque. La demande d’aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé par Mme B A, attachée d'administration hospitalière, pour suspendre la décision du directeur de l'EHPAD "Résidence Fleur de Lin" suspendant l'application des heures syndicales départementales à son profit. La requérante invoquait notamment une atteinte à la liberté syndicale et un défaut de motivation. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée visait à répondre à une nécessité de service, conformément au II de l'article 29-1 du décret du 19 mars 1986.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, aide-soignante et représentante syndicale, contestant la décision de son EHPAD de suspendre ses heures syndicales mutualisées. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à la liberté syndicale, malgré l'impact sur ses fonctions syndicales. La décision contestée, prise pour nécessité de service en application du décret n°86-660 du 19 mars 1986, n'a donc pas été suspendue.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du préfet du Pas-de-Calais. Il a enjoint à M. C, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, d'évacuer le logement qu'il occupe sans titre au sein du CADA FIAC à Berck. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-15 et L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement après la perte du droit au maintien sur le territoire. Le juge a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité étaient remplies, le maintien de l'intéressé faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, et que la mesure ne se heurtait à aucune contestation sérieuse.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. et Mme D, ressortissants irakiens, contestant le refus de l'OFII de leur accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'ont pas justifié de leur situation de précarité et de vulnérabilité alléguée, ni démontré que la décision litigieuse préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, infirmière au centre hospitalier de Valenciennes, qui contestait le refus implicite de l'établissement de majorer la rémunération de ses heures supplémentaires effectuées lors d'astreintes entre le 1er mars 2020 et le 31 mai 2021, en application des décrets pris durant la crise sanitaire du Covid-19. Le tribunal a annulé cette décision implicite de refus, considérant que le centre hospitalier avait méconnu les dispositions des décrets n° 2020-718 du 11 juin 2020, n° 2020-1309 du 29 octobre 2020 et n° 2021-287 du 16 mars 2021, qui prévoyaient des coefficients de majoration spécifiques pour les heures supplémentaires réalisées pendant les périodes concernées. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée, avec injonction faite à l'établissement de procéder à la régularisation de la rémunération de Mme A pour les heures supplémentaires litigieuses.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 6 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les éléments présentés ne constituant pas des considérations humanitaires ou des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur le refus de séjour, ont été jugées légales.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 juin 2023 lui refusant un titre de séjour en qualité d'entrepreneur, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni celles de la convention franco-mauritanienne du 1er octobre 1992. Par conséquent, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que M. A ne justifiait pas d'une résidence continue de plus de dix ans en France, condition requise par l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour obtenir un certificat de résidence. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français, notamment l'illégalité du refus de séjour et le défaut d'examen, ont également été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur les requêtes de la SASU Plastipack Packaging France, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties (2017-2020) et de cotisation foncière des entreprises (2019) pour des locaux situés à Bierne et Socx. La société soutenait notamment que la cession d'un site en 2016 devait conduire à l'application d'une valeur locative plancher selon l'article 1518 B du code général des impôts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de réduction des impositions. Les décisions s'appuient sur les articles 1380, 1388, 1447 et 1467 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel le préfet du Nord avait retiré la carte de séjour pluriannuelle de Mme A, ressortissante sénégalaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la rupture de la vie commune, motif du retrait, n'était pas établie, s'appuyant sur une attestation de l'époux et un jugement du tribunal judiciaire de Valenciennes reconnaissant des violences conjugales. Il a considéré que les éléments avancés par la préfecture, notamment un mail non signé, étaient insuffisants pour démontrer la rupture. La solution retenue se fonde sur les articles L. 423-1, L. 423-3 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la sanction d'exclusion temporaire d'une journée infligée à une aide-soignante du CHU de Lille pour avoir manifesté contre le passe sanitaire. La juridiction estime que les faits reprochés, à savoir la participation à une manifestation en civil en dehors des heures de travail et l'expression d'une opinion sur une pancarte, ne constituent pas un manquement au devoir de réserve. La décision est entachée d'une inexactitude matérielle des faits et d'une erreur d'appréciation. Le jugement s'appuie sur l'article 81 de la loi du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme B, praticienne contractuelle, qui sollicitait le versement d'une indemnité de précarité de 18 449,45 euros pour ses quatre contrats à durée déterminée conclus avec le centre hospitalier de Montreuil-sur-Mer. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'indemnité de précarité était déjà incluse dans sa rémunération contractuelle, comme le prévoyait l'article 6 de son contrat initial, et que les avenants ultérieurs n'avaient pas modifié cette disposition. Il a également jugé que les conditions de seuil de l'arrêté du 5 février 2022, pris en application de l'article R. 6152-375 du code de la santé publique, étaient applicables au dernier contrat.