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Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2013 et 2014, résultant de la requalification en revenus distribués de sommes prélevées sur les sociétés qu'il contrôlait. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve que M. A avait appréhendé les sommes, et que le simple remboursement ultérieur n'ouvrait pas droit à décharge des impositions initiales. La solution retenue s'appuie sur les articles 109 et 111 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 7 juin 2023 lui refusant un titre de séjour en qualité d'entrepreneur, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le requérant ne remplissait pas les conditions de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni celles de la convention franco-mauritanienne du 1er octobre 1992. Par conséquent, les moyens soulevés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour) ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A pour contester le refus du préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a finalement enregistré la demande de l'intéressé et lui a délivré un récépissé, puis s'est prononcé sur le fond de sa demande par un arrêté du 22 novembre 2024. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions en annulation et injonction étaient devenues sans objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. et Mme D, ressortissants irakiens, contestant le refus de l'OFII de leur accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'ont pas justifié de leur situation de précarité et de vulnérabilité alléguée, ni démontré que la décision litigieuse préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à leurs intérêts. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du 20 décembre 2022 du préfet du Nord lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, le délai de départ et la fixation du pays de destination ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D, un adjoint administratif hospitalier, qui contestait le refus de l'Établissement Public de Santé Mentale (EPSM) de l'agglomération lilloise de reconnaître l'imputabilité au service de son épicondylite. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de la décision, d'insuffisance de motivation et d'erreur d'appréciation. Il a jugé que la décision était légalement motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur en appliquant les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires de M. D ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que M. A ne justifiait pas d'une résidence continue de plus de dix ans en France, condition requise par l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour obtenir un certificat de résidence. Par conséquent, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire français, notamment l'illégalité du refus de séjour et le défaut d'examen, ont également été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Lille a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de Mme B de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision implicite du préfet du Nord refusant de lui délivrer une carte de séjour. La requérante, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, a expressément renoncé à ses conclusions d'annulation, d'injonction et de frais. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait le silence gardé par le préfet du Nord sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait en réalité accordé le renouvellement et fabriqué un nouveau titre de séjour avant l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la décision implicite de rejet n'ayant jamais vu le jour, la requête dirigée contre une décision inexistante a été jugée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de l'administration fiscale de lui accorder le crédit d'impôt prévu à l'article 199 sexdecies du code général des impôts pour des prestations de services à domicile fournies par l'association Watt'Home en 2021. Le tribunal a estimé que les dépenses litigieuses, engagées dans le cadre d'un habitat partagé (colocation avec bail unique), ne présentaient pas un caractère strictement personnel et n'étaient donc pas éligibles au crédit d'impôt, conformément à la doctrine administrative et à la réponse ministérielle du 8 août 2019. Il a également rejeté la demande de Mme C visant à écarter des pièces des débats, rappelant qu'il ne lui appartient pas de procéder à une telle exclusion. En conséquence, le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme B, praticienne contractuelle, qui sollicitait le versement d'une indemnité de précarité de 18 449,45 euros pour ses quatre contrats à durée déterminée conclus avec le centre hospitalier de Montreuil-sur-Mer. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'indemnité de précarité était déjà incluse dans sa rémunération contractuelle, comme le prévoyait l'article 6 de son contrat initial, et que les avenants ultérieurs n'avaient pas modifié cette disposition. Il a également jugé que les conditions de seuil de l'arrêté du 5 février 2022, pris en application de l'article R. 6152-375 du code de la santé publique, étaient applicables au dernier contrat.
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur les requêtes de la SASU Plastipack Packaging France, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties (2017-2020) et de cotisation foncière des entreprises (2019) pour des locaux situés à Bierne et Socx. La société soutenait notamment que la cession d'un site en 2016 devait conduire à l'application d'une valeur locative plancher selon l'article 1518 B du code général des impôts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de réduction des impositions. Les décisions s'appuient sur les articles 1380, 1388, 1447 et 1467 du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de Mme B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2019. La requérante soutenait que le paiement d'une dette par la SCI 2GZ, dont elle était associée, ne constituait pas un revenu distribué, faute d'intention de recevoir une libéralité et en raison de la prescription de la dette. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait à bon droit appliqué l'article 111 a) du code général des impôts, le paiement par la SCI d'une dette personnelle de Mme B étant constitutif d'une somme mise à disposition d'un associé. La solution retenue est le rejet de la requête, la charge de la preuve incombant à la contribuable qui n'a pas démontré le caractère exagéré des impositions.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, ressortissante gabonaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Nord. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que le préfet avait pu légalement estimer, au vu de l'absence de progression et de sérieux dans les études de Mme B (échecs et absences aux examens), que les conditions de délivrance du titre n'étaient pas remplies. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la sanction d'exclusion temporaire d'une journée infligée à une aide-soignante du CHU de Lille pour avoir manifesté contre le passe sanitaire. La juridiction estime que les faits reprochés, à savoir la participation à une manifestation en civil en dehors des heures de travail et l'expression d'une opinion sur une pancarte, ne constituent pas un manquement au devoir de réserve. La décision est entachée d'une inexactitude matérielle des faits et d'une erreur d'appréciation. Le jugement s'appuie sur l'article 81 de la loi du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel le préfet du Nord avait retiré la carte de séjour pluriannuelle de Mme A, ressortissante sénégalaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la rupture de la vie commune, motif du retrait, n'était pas établie, s'appuyant sur une attestation de l'époux et un jugement du tribunal judiciaire de Valenciennes reconnaissant des violences conjugales. Il a considéré que les éléments avancés par la préfecture, notamment un mail non signé, étaient insuffisants pour démontrer la rupture. La solution retenue se fonde sur les articles L. 423-1, L. 423-3 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, agent du centre hospitalier de Bapaume, contestant le refus de régularisation de sa situation administrative et demandant réparation de ses préjudices matériel et moral. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, le centre hospitalier ayant régularisé la situation en prononçant le licenciement de l’agent par une décision du 18 novembre 2022. Il a jugé que l’administration avait commis une faute en tardant à licencier Mme A, mais a limité l’indemnisation au préjudice matériel subi entre le 16 juin 2020 et le 31 octobre 2021, période durant laquelle elle était privée de salaire sans licenciement. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires pour la période postérieure et le préjudice moral, et a condamné le centre hospitalier à verser une somme réduite à Mme A, en application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, assistante médico-administrative, qui contestait le refus de l’Établissement public de santé mentale (EPSM) de l’agglomération lilloise de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 10 points. Le tribunal a jugé que la décision de refus était signée par une autorité compétente et que Mme A, affectée dans un centre médico-psychologique où les soins sont gratuits, n’effectuait pas les formalités d’encaissement nécessaires à la prise en charge des soins, condition requise par le 5° de l’article 1er du décret n° 97-120 du 5 février 1997. Par conséquent, la demande d’annulation et les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant tunisien, contre les décisions du préfet du Nord du 4 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de Français, l'obligeant à quitter le territoire sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Le tribunal a annulé les décisions d'obligation de quitter le territoire, de refus de délai de départ volontaire et de fixation du pays de destination, ainsi que l'assignation à résidence, mais a renvoyé à une formation collégiale l'examen de la légalité du refus de titre de séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme D, agent du centre hospitalier Sambre Avesnois, contestant le refus implicite de reconnaître l'origine professionnelle de ses arrêts de travail à compter du 30 novembre 2014, suite à une agression, ainsi que le refus de communication de ses dossiers administratif et médical. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la période du 1er avril 2022 au 3 mars 2024, l'administration ayant reconnu un accident du travail pour cette période. Il a déclaré irrecevables les conclusions relatives à la période du 30 novembre 2014 au 5 février 2021 pour tardiveté, et celles concernant la communication des documents administratifs faute de saisine préalable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA), en application du code des relations entre le public et l'administration.