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Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en référé suspension de M. B, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée. Le juge des référés se déclare incompétent, estimant que cette contestation relève de la compétence de la juridiction judiciaire, conformément aux articles 529-2, 530-2 et 707-1 du code de procédure pénale. La demande est donc rejetée comme manifestement irrecevable devant la juridiction administrative, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une amende forfaitaire majorée. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que le litige, relatif au recouvrement d’une amende pénale, relève de la compétence de l’ordre judiciaire. Cette solution s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’article 707-1 du code de procédure pénale et le décret n° 64-1333 du 22 décembre 1964.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, ingénieure des travaux publics de l’État, contestant le refus implicite du ministre de la transition écologique de lui verser l’indemnité spécifique de service (ISS) pour l’année 2020. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre, estimant que le versement allégué n’était pas établi et que le litige conservait son objet. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet, jugeant que l’administration avait méconnu les dispositions du décret n° 2003-799 du 25 août 2003, dans sa rédaction applicable, qui imposaient le versement de l’ISS au titre de 2020 avant le 31 décembre 2021. Le tribunal a enjoint au ministre de verser à Mme A la somme due, assortie des intérêts au taux légal à compter du 10 juin 2022 et de leur capitalisation.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Nord sur sa demande de titre de séjour « salarié ». M. B s’est désisté de ses conclusions à fin de suspension, désistement pur et simple dont il a été donné acte par ordonnance du 29 janvier 2025. Le juge des référés a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 28 novembre 2024 par lequel le préfet du Nord a refusé de renouveler le certificat de résidence « commerçant » de M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que les moyens soulevés (incompétence, erreur de droit au regard de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’étaient manifestement pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. E, ressortissant tunisien, contestant la décision du préfet du Nord du 3 janvier 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative après le dépôt d'une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le droit d'être entendu n'avait pas été violé, l'intéressé ayant pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant la décision du préfet de l'Oise du 10 janvier 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative après le dépôt de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, jugeant que la demande d’asile, présentée tardivement en rétention, visait à faire échec à l’exécution de la mesure d’éloignement. La solution s’appuie sur les articles L. 754-2 et L. 754-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé un avis de sommes à payer émis par le département du Pas-de-Calais pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active de 3 757,11 euros. La solution retenue est fondée sur l’irrégularité du titre exécutoire, en application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, en raison de l’absence de signature et de la non-production du bordereau signé par l’autorité compétente. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin de décharge, précisant que l’annulation n’empêche pas l’émission d’un nouveau titre. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 19 juin 2023 par laquelle le président de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais refusait une remise de dette à Mme A pour un trop-perçu de prime d'activité de 682,80 euros. Statuant en plein contentieux sur la demande de remise gracieuse, le juge a accordé la remise totale de la dette. Il a fondé sa décision sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, estimant qu'eu égard à la situation de précarité financière de la requérante (quotient familial de 416 euros), celle-ci n'était pas en mesure de s'acquitter du solde de sa dette.
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi par M. B, ressortissant afghan reconnu réfugié, annule la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal retient que la qualité de réfugié, accordée par l'OFPRA, impose à l'administration de délivrer ce titre de séjour en application des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que le préfet puisse s'y opposer. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet, avec injonction au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 15 juin 2023 par laquelle le président du conseil départemental du Nord a confirmé la suspension du revenu de solidarité active (RSA) de M. C. Le juge a estimé que le département n'avait pas prouvé avoir notifié régulièrement au requérant le courrier l'invitant à régulariser sa situation avant de prononcer la suspension, en méconnaissance des articles L. 262-37 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est l'annulation de la décision contestée, mais le tribunal rejette la demande d'injonction de rétablissement du RSA, faute pour M. C de démontrer qu'il remplit les conditions de versement, notamment la signature d'un contrat d'engagements réciproques.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de Mme A Ourdouillie contre le refus du département du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a rappelé que cette carte est attribuée aux personnes dont le handicap réduit de manière importante et durable leur capacité de déplacement à pied, notamment si le périmètre de marche est inférieur à 200 mètres ou si un recours systématique à une aide humaine ou technique est nécessaire. En l'espèce, Mme Ourdouillie n'a produit aucun élément médical probant démontrant qu'elle remplissait ces critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. Par conséquent, le tribunal a rejeté sa requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active de 247,47 euros. En cours d’instance, le département du Nord a produit une pièce établissant que la dette avait été effacée le 7 janvier 2025 dans le cadre d’une procédure de rétablissement personnel. Constatant que le litige avait perdu son objet, le juge unique, statuant sur le fondement du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, ingénieure des travaux publics de l'État, contestant la décision du 9 mars 2022 fixant son complément indemnitaire annuel (CIA) à 365 euros pour 2021, dans le cadre du régime indemnitaire RIFSEEP. La requérante soutenait que cette décision méconnaissait l'article 4 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 en raison d'une notification tardive et d'une fixation sans lien avec son engagement professionnel, et qu'elle était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de la tardiveté de la notification était inopérant et que le moyen fondé sur l'erreur manifeste d'appréciation était infondé. La solution retenue est le rejet des conclusions de Mme A, confirmant ainsi la légalité de la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SAS La Petite Cantoche, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Lille du 10 juin 2022 fixant l'heure de fermeture de son bar-restaurant à 22 heures pour six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, les vices de procédure et l'erreur de droit, en se fondant sur les articles L. 211-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les pouvoirs de police du maire issus du code général des collectivités territoriales et du code de l'environnement. La solution retenue confirme la légalité de la mesure de police, estimant que les troubles à l'ordre public et à la tranquillité des riverains étaient établis par les pièces du dossier.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 14 mars 2022 refusant de lui délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a estimé que le préfet avait pu légalement refuser le titre en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la présence de M. A, compte tenu de ses vingt condamnations pénales entre 2003 et 2021, sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A E, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Nord du 25 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. S'agissant du moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. E, qui contestait un arrêté préfectoral l’assignant à résidence pour 45 jours. Le juge écarte les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’illégalité de la mesure d’éloignement sous-jacente. La décision se fonde sur les articles L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les règles de motivation du code des relations entre le public et l’administration. Les conclusions accessoires sont également rejetées, l’État n’étant pas la partie perdante.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. B, a constaté le décès du requérant en cours d’instance, sans héritiers connus. En application de l’article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la demande de titre de séjour ou le refus d’enregistrement.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a examiné la demande de M. B contestant la suspension puis la cessation de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) par le département du Nord. Le juge a rappelé qu’il lui appartient d’examiner les droits de l’intéressé au regard de l’ensemble des circonstances de fait, et non les vices propres des décisions attaquées. Il a constaté que M. B n’avait pas respecté son obligation de déclaration prévue par l’article R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, et que la suspension de ses droits était justifiée par l’absence de production des pièces demandées en application de l’article L. 161-1-4 du code de la sécurité sociale. En conséquence, le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions de la requête.