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Le Tribunal administratif de Lille, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. B, a constaté le décès du requérant en cours d’instance, sans héritiers connus. En application de l’article R. 222-1 du même code, le juge a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet. Aucune décision au fond n’a donc été rendue sur la demande de titre de séjour ou le refus d’enregistrement.
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi par M. B, ressortissant afghan reconnu réfugié, annule la décision implicite par laquelle le préfet du Nord a refusé de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal retient que la qualité de réfugié, accordée par l'OFPRA, impose à l'administration de délivrer ce titre de séjour en application des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que le préfet puisse s'y opposer. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet, avec injonction au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 14 mars 2022 refusant de lui délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a estimé que le préfet avait pu légalement refuser le titre en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la présence de M. A, compte tenu de ses vingt condamnations pénales entre 2003 et 2021, sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. Schittek, qui demandait l'annulation du refus de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 18 septembre 2020. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté : le délai de recours contentieux de deux mois, qui avait commencé à courir dès la naissance de la décision implicite de rejet de sa demande initiale, n'a pas été prorogé par ses recours gracieux et hiérarchiques, ceux-ci ayant été formés après l'expiration de ce délai. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que sur l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, rappelant que les dispositions relatives à l'accusé de réception ne sont pas applicables aux agents publics.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SAS La Petite Cantoche, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Lille du 10 juin 2022 fixant l'heure de fermeture de son bar-restaurant à 22 heures pour six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, les vices de procédure et l'erreur de droit, en se fondant sur les articles L. 211-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les pouvoirs de police du maire issus du code général des collectivités territoriales et du code de l'environnement. La solution retenue confirme la légalité de la mesure de police, estimant que les troubles à l'ordre public et à la tranquillité des riverains étaient établis par les pièces du dossier.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ancien directeur des services pénitentiaires, qui contestait le refus de l'administration de lui accorder la protection fonctionnelle après avoir été qualifié de "nazi" dans un courriel. Le tribunal a admis la substitution de motif demandée par le ministre de la justice, estimant que les propos litigieux se rattachaient aux activités associatives de M. A et non à ses anciennes fonctions, comme l'exige l'article L. 134-1 du code général de la fonction publique. Par conséquent, la décision de refus de protection fonctionnelle a été jugée légale. Les conclusions indemnitaires de M. A ont également été rejetées comme irrecevables en l'absence de demande préalable.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de Mme A Ourdouillie contre le refus du département du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a rappelé que cette carte est attribuée aux personnes dont le handicap réduit de manière importante et durable leur capacité de déplacement à pied, notamment si le périmètre de marche est inférieur à 200 mètres ou si un recours systématique à une aide humaine ou technique est nécessaire. En l'espèce, Mme Ourdouillie n'a produit aucun élément médical probant démontrant qu'elle remplissait ces critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. Par conséquent, le tribunal a rejeté sa requête.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 19 juin 2023 par laquelle le président de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais refusait une remise de dette à Mme A pour un trop-perçu de prime d'activité de 682,80 euros. Statuant en plein contentieux sur la demande de remise gracieuse, le juge a accordé la remise totale de la dette. Il a fondé sa décision sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, estimant qu'eu égard à la situation de précarité financière de la requérante (quotient familial de 416 euros), celle-ci n'était pas en mesure de s'acquitter du solde de sa dette.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé un avis de sommes à payer émis par le département du Pas-de-Calais pour le recouvrement d’un indu de revenu de solidarité active de 3 757,11 euros. La solution retenue est fondée sur l’irrégularité du titre exécutoire, en application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, en raison de l’absence de signature et de la non-production du bordereau signé par l’autorité compétente. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin de décharge, précisant que l’annulation n’empêche pas l’émission d’un nouveau titre. Les demandes de frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de M. B et Mme C visant à obtenir l'annulation des refus du département du Nord de délivrer la carte "mobilité inclusion" mention "stationnement" pour leurs deux fils handicapés. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation de la décision du 30 août 2022 concernant le premier enfant, faute pour les requérants d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. En revanche, le recours contre la décision du 15 juillet 2022 pour le second enfant a été examiné sur le fond, mais rejeté au motif que les éléments fournis ne démontraient pas une réduction importante de la capacité de déplacement à pied justifiant l'attribution de la carte. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, ingénieure des travaux publics de l’État, contestant le refus implicite du ministre de la transition écologique de lui verser l’indemnité spécifique de service (ISS) pour l’année 2020. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre, estimant que le versement allégué n’était pas établi et que le litige conservait son objet. Sur le fond, il a annulé la décision implicite de rejet, jugeant que l’administration avait méconnu les dispositions du décret n° 2003-799 du 25 août 2003, dans sa rédaction applicable, qui imposaient le versement de l’ISS au titre de 2020 avant le 31 décembre 2021. Le tribunal a enjoint au ministre de verser à Mme A la somme due, assortie des intérêts au taux légal à compter du 10 juin 2022 et de leur capitalisation.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, ingénieure des travaux publics de l'État, contestant la décision du 9 mars 2022 fixant son complément indemnitaire annuel (CIA) à 365 euros pour 2021, dans le cadre du régime indemnitaire RIFSEEP. La requérante soutenait que cette décision méconnaissait l'article 4 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 en raison d'une notification tardive et d'une fixation sans lien avec son engagement professionnel, et qu'elle était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de la tardiveté de la notification était inopérant et que le moyen fondé sur l'erreur manifeste d'appréciation était infondé. La solution retenue est le rejet des conclusions de Mme A, confirmant ainsi la légalité de la décision initiale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ingénieur des travaux publics de l’État, contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) pour 2021. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014, le principe de sécurité juridique, l’erreur manifeste d’appréciation et l’égalité de traitement. Le tribunal a jugé que la notification tardive de l’IFSE n’était pas de nature à en affecter le montant et que les autres moyens n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 28 novembre 2024 par lequel le préfet du Nord a refusé de renouveler le certificat de résidence « commerçant » de M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que les moyens soulevés (incompétence, erreur de droit au regard de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’étaient manifestement pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active de 247,47 euros. En cours d’instance, le département du Nord a produit une pièce établissant que la dette avait été effacée le 7 janvier 2025 dans le cadre d’une procédure de rétablissement personnel. Constatant que le litige avait perdu son objet, le juge unique, statuant sur le fondement du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative, a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de la décision implicite de rejet née du silence du préfet du Nord sur sa demande de titre de séjour « salarié ». M. B s’est désisté de ses conclusions à fin de suspension, désistement pur et simple dont il a été donné acte par ordonnance du 29 janvier 2025. Le juge des référés a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, qui contestait une décision du 23 août 2022 du directeur interrégional de la protection judiciaire de la jeunesse Grand-Nord prononçant une retenue sur son traitement. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, jugeant que le signataire, en tant que chef de service, était compétent en vertu de l'article R. 241-7 du code de la justice pénale des mineurs. Ensuite, il a déclaré irrecevable l'exception d'illégalité soulevée contre la décision du 9 mai 2022 portant prolongation de suspension, car celle-ci était devenue définitive. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi suite au refus du préfet du Nord de lui accorder le concours de la force publique pour expulser un occupant de son logement, conformément à un jugement du tribunal judiciaire de Valenciennes. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, faute d'acceptation du protocole transactionnel proposé. Il a condamné l'État à verser à Mme B une indemnité de 6 970 euros, correspondant à la période du 7 août 2021 au 30 juin 2022, sur le fondement de la responsabilité de l'État pour refus de concours de la force publique, en application des articles L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution et des principes généraux de la responsabilité administrative.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. E, qui contestait un arrêté préfectoral l’assignant à résidence pour 45 jours. Le juge écarte les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’illégalité de la mesure d’éloignement sous-jacente. La décision se fonde sur les articles L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les règles de motivation du code des relations entre le public et l’administration. Les conclusions accessoires sont également rejetées, l’État n’étant pas la partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant la décision du préfet de l'Oise du 10 janvier 2025 ordonnant son maintien en rétention administrative après le dépôt de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, jugeant que la demande d’asile, présentée tardivement en rétention, visait à faire échec à l’exécution de la mesure d’éloignement. La solution s’appuie sur les articles L. 754-2 et L. 754-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.