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Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 10 août 2022 par laquelle le préfet du Nord a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante canadienne et salvadorienne. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait refuser l'enregistrement d'une demande de titre de séjour au seul motif qu'elle était présentée sur plusieurs fondements juridiques (admission exceptionnelle au séjour et vie privée et familiale), en l'absence de caractère abusif ou dilatoire. Cette solution s'appuie sur les dispositions des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de procéder à l'examen de la demande de Mme B dans un délai de sept jours.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par un étudiant en chirurgie dentaire contestant son ajournement à un examen de cinquième année, prononcé par une délibération du jury du 5 juillet 2022. Le requérant invoquait notamment l'absence de publication régulière de la délibération et l'illégalité du règlement des études. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de la compétence liée du jury. Sur le fond, il a annulé la délibération attaquée au motif que les modalités de contrôle des connaissances n'avaient pas été définies conformément aux articles L. 613-1 du code de l'éducation et 11 de l'arrêté du 8 avril 2013, faute de preuve de leur adoption par l'unité de formation et de recherche compétente.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A, maître contractuel de l'enseignement privé, contestant le refus de la rectrice de l'académie de Lille de lui accorder une prolongation d'activité au-delà de la limite d'âge de 67 ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que le refus était justifié par l'intérêt du service, compte tenu du comportement inapproprié de l'enseignant envers des étudiants. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 914-1 du code de l'éducation et L. 556-5 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait son licenciement pour inaptitude physique prononcé le 10 mars 2022 par le SIVOM de la communauté du Béthunois. La requérante invoquait notamment l'illégalité externe de l'arrêté en raison de la référence à des lois abrogées et l'irrégularité de la procédure faute d'entretien préalable. Le tribunal a jugé que la mention de textes abrogés était sans incidence sur la légalité de la décision et qu'aucune disposition n'imposait un entretien préalable pour le licenciement d'un agent à temps non complet définitivement inapte. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et les demandes indemnitaires ont été rejetées, et la requérante a été condamnée à verser 1 500 euros au SIVOM au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de l'OGEC Association d'éducation populaire Marignan contestant la délibération du 22 décembre 2020 de la commune de Boulogne-sur-Mer fixant la participation communale aux dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que la délibération n'était entachée d'aucune irrégularité de procédure ou de motivation et qu'elle respectait les dispositions des articles L. 442-5 et suivants du code de l'éducation. Il a également considéré que la requête était irrecevable en ce qui concerne la décision implicite du préfet, faute de décision préexistante. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de l'OGEC Association d'éducation populaire Saint Augustin contestant la délibération du 22 décembre 2020 de la commune de Boulogne-sur-Mer fixant la participation communale aux dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision implicite du préfet, les jugeant irrecevables en raison de l'inexistence de cette décision. Sur le fond, il a écarté les moyens de l'OGEC relatifs à l'irrégularité de la procédure d'adoption de la délibération, à son défaut de motivation et à la méconnaissance des articles L. 442-5 et suivants du code de l'éducation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de l'OGEC, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, maître de conférences, qui contestait le rejet implicite de sa demande de reconstitution de carrière avec l'avantage spécifique d'ancienneté (ASA). La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le délai de recours de deux mois contre la décision implicite de la ministre de l'enseignement supérieur étant expiré. Le tribunal s'est fondé sur l'article R. 421-2 du code de justice administrative et l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, maître de conférences, contestant l'avis défavorable du conseil académique restreint de l'université de Lille sur sa candidature à un poste en gestion des ressources humaines, dans le cadre d'une mutation prioritaire pour rapprochement de conjoint. Le tribunal rappelle que son contrôle se limite à l'erreur manifeste d'appréciation concernant l'adéquation du profil du candidat au poste, et non sur les mérites scientifiques. En l'espèce, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'université n'avait pas commis d'erreur manifeste en estimant que la candidature n'était pas en adéquation avec le profil du poste. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du décret n° 84-431 du 6 juin 1984.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant afghan, d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Nord sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que l'administration avait délivré à M. B une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'en juin 2025 et l'avait convoqué pour la prise d'empreintes, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate de M. B au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A C, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord fixant les territoires palestiniens comme pays de destination pour son éloignement, suite à une peine d'interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et pris après une procédure contradictoire régulière. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondé, faute de preuve de risques personnels et actuels en cas de retour.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lille concerne une demande d'astreinte formulée par M. A, visant à contraindre le préfet du Nord à exécuter une injonction prononcée le 16 juillet 2024. Cette injonction ordonnait au préfet de réexaminer la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A et de lui délivrer un récépissé dans l'attente. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, constate que le préfet n'a remis le récépissé que le 5 décembre 2024, soit avec un retard important, et n'a initié les vérifications nécessaires que tardivement. En conséquence, il assortit l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'expiration d'un délai de 45 jours suivant la notification de la présente ordonnance. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet du Nord de délivrer à M. A, ressortissant congolais, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La condition d'urgence a été reconnue comme présumée s'agissant d'un renouvellement de titre, et aggravée par la radiation du demandeur de la liste des demandeurs d'emploi. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative, le dossier étant toujours en cours d'instruction. L'injonction a été prononcée sans astreinte, dans un délai de 15 jours, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, agent contractuel du centre hospitalier de Bapaume, contestant la décision de licenciement pour impossibilité de réintégration prise le 18 novembre 2022 avec un effet rétroactif au 1er novembre 2021. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature au directeur des ressources humaines était valable. Sur le fond, il a jugé que le licenciement rétroactif était légal, car la procédure de licenciement, engagée en 2021, avait été suivie d'un avis favorable de la commission consultative paritaire et du versement d'une indemnité, rendant la décision finale conforme aux articles 21, 30 et 43 du décret n° 91-155 du 6 février 1991. La solution retenue est le rejet de la requête de Mme B.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les demandes de la SCI Monts des Bruyères contestant les cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que le taux de 15,62 % fixé par la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut était manifestement disproportionné par rapport au coût réel du service, invoquant notamment l'absence de redevance spéciale, la prise en compte de dépenses non justifiées et l'annulation de la délibération fondant la taxe. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a également rejeté les demandes de frais de justice. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article 1520 du code général des impôts relatives au financement du service public de gestion des déchets.
Le Tribunal Administratif de Lille a constaté le désistement d'office de la requête de la SARL Le Windsor et de la SELAS MJS Partners, qui demandaient l'annulation de la décision du préfet du Nord du 31 mars 2023 octroyant le concours de la force publique pour leur expulsion. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérantes n'ayant pas confirmé le maintien de leur recours en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le donné acte du désistement, sans examen au fond de la légalité de la décision préfectorale.
Refus d'attribution d'une rente viagère par l'Office national des combattants et victimes de guerre. Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. La requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de la date de sa demande, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. et Mme B d’une requête en annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Faches-Thumesnil à la société EDMP - Hauts-de-France. Par un mémoire enregistré le 13 décembre 2024, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 19 décembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’absence d’opposition au désistement.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2015, résultant d'une plus-value immobilière lors de la cession d'un bien à Raimbeaucourt. La juridiction a jugé que la proposition de rectification, établie selon la procédure de taxation d'office, était suffisamment motivée au regard de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales, et que M. A ne pouvait utilement invoquer l'article L. 57 du même code. Le tribunal a également relevé que le requérant n'avait pas justifié de la réalité des dépenses de construction, le notaire n'ayant pas compétence pour se prononcer sur le calcul de la plus-value. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de l'EURL CG Lavage, qui contestait des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2017 à 2020. La société soutenait que les surfaces enrobées adjacentes à ses stations de lavage n'étaient pas indispensables à son activité et que les impositions étaient excessives. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement évalué la valeur locative des biens en incluant ces surfaces, conformément aux articles 1467 et 1498 du code général des impôts et aux décrets d'application. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les autres décisions (obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de destination et interdiction de retour) n'étaient pas fondées sur une illégalité.