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Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Croix pour un immeuble de 28 logements. Les requérants, propriétaires voisins, contestaient notamment l’insuffisance de motivation de l’avis de l’architecte des bâtiments de France et l’absence de consultation de ce dernier après une modification du projet. Le tribunal a identifié un vice tenant à la méconnaissance de l’article L. 632-2 du code du patrimoine, faute de consultation de l’architecte des bâtiments de France suite à la modification du 22 juillet 2022. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, les parties ont été invitées à présenter leurs observations sur un éventuel sursis à statuer pour permettre la régularisation de ce vice.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la demande de suspension de la décision du sous-préfet de Boulogne-sur-Mer suspendant le permis de conduire de M. B pour 12 mois. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré les besoins professionnels et personnels invoqués par le requérant (pharmacien). Cette appréciation repose sur la gravité de l'infraction (excès de vitesse de plus de 40 km/h en récidive) et la priorité accordée à la sécurité routière, conformément à l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de la SARL Famar contestant les cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que le taux de 15,62 % fixé par la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut (CAPH) était manifestement disproportionné par rapport aux dépenses réelles du service, notamment en raison de l'absence de redevance spéciale, de l'intégration de dotations aux amortissements et d'excédents budgétaires non pris en compte. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la société n'apportait pas la preuve d'une disproportion manifeste entre le produit de la taxe et le coût du service, et que l'annulation de la délibération fixant le taux n'était pas invoquée utilement. Les textes appliqués sont les articles 1520 et suivants du code général des impôts relatifs à la TEOM.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de la SAS Cathe, qui contestait son assujettissement à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que le taux de 15,62 % fixé par la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut était disproportionné par rapport au coût réel du service. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une disproportion manifeste entre le produit de la taxe et le coût du service, et que l'annulation de la délibération fixant le taux n'emportait pas automatiquement la décharge de l'imposition. La demande d'expertise a également été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de la SARL Well Come, qui contestait son assujettissement à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2021 et 2022 sur la commune de Saint-Amand-Les-Eaux. La société soutenait notamment que le taux de 15,62 % fixé par la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut (CAPH) était disproportionné par rapport aux coûts réels du service et que la délibération l'instituant avait été annulée. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de l'absence de redevance spéciale, du caractère disproportionné du taux ou de l'illégalité de la délibération, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes de décharge des cotisations de TEOM pour 2021 et 2022 ont été rejetées, de même que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les demandes de la SCI Le Berger, qui contestait son assujettissement à la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2021 et 2022 sur la commune de Saint-Amand-Les-Eaux. La société soutenait notamment que le taux de 15,62 % fixé par la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut (CAPH) était disproportionné par rapport aux dépenses réelles du service et que la délibération l'instituant avait été annulée. Le tribunal a jugé que la CAPH avait légalement institué la TEOM et que le taux, bien que contesté, n'était pas manifestement disproportionné au regard des coûts du service, incluant la contribution versée au syndicat intercommunal SIAVED. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles 1520 et suivants du code général des impôts, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une expertise.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 15 mai 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut de saisine de la commission du titre de séjour, la méconnaissance des articles L. 423-7 du CESEDA et 8 de la CEDH, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et les conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A B pour contester deux arrêtés du 10 août 2022 par lesquels le maire de Nieurlet a retiré des décisions de non-opposition à déclaration préalable, concernant des divisions parcellaires pour construction. Le tribunal a joint les deux requêtes et examiné les moyens de légalité externe, notamment le respect de la procédure contradictoire préalable prévue par les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement se fonde sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code des relations entre le public et l’administration.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 novembre 2024 par lequel le préfet du Nord mettait en demeure M. B, occupant sans titre, de quitter un logement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de démarches pour obtenir un hébergement ou d'établir que son état de santé serait compromis par l'exécution de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait deux arrêtés du maire de Grande-Synthe le plaçant en congé pour accident de service puis en congé maladie ordinaire. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre l'exécution des décisions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a notamment relevé que la requête ne faisait état d'aucune circonstance particulière justifiant une urgence, notamment financière. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des arrêtés.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Nord de remettre à Mme A la carte de résident déjà accordée à sa fille reconnue réfugiée, ou à défaut un document provisoire de séjour et de travail, sous quinze jours. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la précarité administrative et sociale subie par la requérante et son enfant. La mesure a été jugée utile car elle ne contrarie aucune décision administrative, l'administration ayant déjà pris une décision favorable. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de la SCI Coquel, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 à 2021. La société soutenait que les surfaces enrobées adjacentes à ses stations de lavage devaient être classées comme emplacements de stationnement (catégorie "Pk2") et non comme partie principale ("P1"), ce qui réduirait leur valeur locative. Le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que l'administration avait correctement appliqué les règles de détermination de la valeur locative issues des articles 1494 et suivants du code général des impôts, ainsi que des décrets d'application. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions litigieuses.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Nord. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'état de santé de M. B ne justifiait pas la délivrance d'un titre de séjour, un traitement étant disponible dans son pays d'origine. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui demandait une solution d'hébergement d'urgence pour elle et ses enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute pour la requérante d'avoir fourni des précisions suffisantes sur ses conditions de vie et sur la vulnérabilité particulière de sa famille, malgré le handicap de son aîné et le suivi orthophonique de son deuxième enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une mesure provisoire. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant sur renvoi de la cour administrative d'appel de Douai, a examiné la contestation par Mme B, aide-soignante contractuelle, de sa suspension temporaire de fonctions par l'EHPAD de Morbecque le 22 mai 2020. Le tribunal a jugé que cette mesure orale était une suspension conservatoire et non un licenciement, et que le contrat n'avait pas été renouvelé à son terme. Il a écarté les moyens de légalité externe, estimant que la suspension n'étant pas une sanction disciplinaire, les garanties procédurales prévues par le décret du 6 février 1991 pour un licenciement n'étaient pas applicables. La solution retenue est le rejet de la requête de Mme B.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malgache, qui demandait le réexamen de sa demande de renouvellement de titre de séjour et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour justifier l'intervention du juge des référés, n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas contesté la décision de classement sans suite de sa demande dans un délai raisonnable et ne démontrant pas de conséquences graves et immédiates sur sa situation. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 7 juin 2023 par laquelle le préfet du Nord a refusé de délivrer à M. B, ressortissant algérien, un certificat de résidence de dix ans, lui accordant à la place un titre d’un an. Le tribunal juge que ce refus méconnaît les stipulations du troisième alinéa de l’article 7 bis de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui prévoient le renouvellement automatique du certificat de résidence de dix ans sans condition liée à l’ordre public. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence de dix ans dans un délai de deux mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. et Mme C contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2019, résultant de la remise en cause de la déduction de travaux pour le calcul de la plus-value immobilière lors de la cession d’un bien à Feignies. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas que les dépenses litigieuses (désencombrement, peinture, électricité, etc.) constituaient des dépenses d’amélioration au sens de l’article 150 VB du code général des impôts, et a rejeté leur demande de décharge. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les impositions contestées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les demandes de la société Ciné Hainaut, qui contestait les cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2021 et 2022, en raison de locaux situés à Saint-Amand-Les-Eaux. La société soutenait que le taux de 15,62 % fixé par la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut (CAPH) était disproportionné par rapport aux dépenses réelles du service, et que la délibération instituant cette taxe avait été annulée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés, notamment l'absence de redevance spéciale, le caractère disproportionné du taux et l'absence de base légale, n'étaient pas fondés. Il a appliqué les dispositions de l'article 1520 du code général des impôts, relatives au financement du service public d'élimination des déchets.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de l'année 2015, résultant d'une plus-value immobilière lors de la cession d'un bien à Raimbeaucourt. La juridiction a jugé que la proposition de rectification, établie selon la procédure de taxation d'office, était suffisamment motivée au regard de l'article L. 76 du livre des procédures fiscales, et que M. A ne pouvait utilement invoquer l'article L. 57 du même code. Le tribunal a également relevé que le requérant n'avait pas justifié de la réalité des dépenses de construction, le notaire n'ayant pas compétence pour se prononcer sur le calcul de la plus-value. En conséquence, la demande de décharge des impositions et des pénalités a été rejetée.