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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les autres décisions (obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de destination et interdiction de retour) n'étaient pas fondées sur une illégalité.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet du Nord lui refusant un titre de séjour. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, la méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une erreur manifeste d’appréciation et la violation de l’article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant. En cours d’instance, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par jugement du 19 décembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement, sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, agent contractuel du centre hospitalier de Bapaume, contestant la décision de licenciement pour impossibilité de réintégration prise le 18 novembre 2022 avec un effet rétroactif au 1er novembre 2021. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature au directeur des ressources humaines était valable. Sur le fond, il a jugé que le licenciement rétroactif était légal, car la procédure de licenciement, engagée en 2021, avait été suivie d'un avis favorable de la commission consultative paritaire et du versement d'une indemnité, rendant la décision finale conforme aux articles 21, 30 et 43 du décret n° 91-155 du 6 février 1991. La solution retenue est le rejet de la requête de Mme B.
Le Tribunal Administratif de Lille a constaté le désistement d'office de la requête de la SARL Le Windsor et de la SELAS MJS Partners, qui demandaient l'annulation de la décision du préfet du Nord du 31 mars 2023 octroyant le concours de la force publique pour leur expulsion. Ce désistement est intervenu en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, les requérantes n'ayant pas confirmé le maintien de leur recours en annulation dans le délai d'un mois suivant le rejet de leur demande de suspension par le juge des référés. La solution retenue est donc le donné acte du désistement, sans examen au fond de la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de la région Wallonne contestant le refus du préfet du Nord d’édicter des mesures de réparation pour un dommage environnemental transfrontalier causé par la société Tereos France, ainsi que l’arrêté préfectoral du 31 août 2021 prescrivant des mesures de réparation limitées au territoire français. Le tribunal a rejeté les demandes, jugeant que la région Wallonne n’était pas recevable à agir contre un acte préparatoire et que l’arrêté attaqué était légal, car la directive 2004/35/CE et le code de l’environnement n’imposent pas à l’autorité française de réparer des dommages survenus hors du territoire national. La solution retenue confirme que la réparation des dommages environnementaux transfrontaliers relève de la compétence de l’État où ils se sont produits, en l’occurrence la Belgique, et non de l’État d’origine de la pollution. Les textes appliqués incluent les articles L. 160-1 et suivants du code de l’environnement, transposant la directive 2004/35/CE.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet du Nord de délivrer à M. A, ressortissant congolais, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La condition d'urgence a été reconnue comme présumée s'agissant d'un renouvellement de titre, et aggravée par la radiation du demandeur de la liste des demandeurs d'emploi. La mesure a été jugée utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative, le dossier étant toujours en cours d'instruction. L'injonction a été prononcée sans astreinte, dans un délai de 15 jours, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour et des informations sur l'avancement de la fabrication de sa carte. Le requérant invoquait l'urgence, son stage universitaire étant compromis par l'absence de document justifiant la régularité de son séjour. Toutefois, le préfet du Nord a délivré le titre de séjour sollicité le 26 novembre 2024, soit postérieurement à l'introduction de la requête. En conséquence, le juge des référés a constaté que les conclusions de M. A étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de l'EURL CG Lavage, qui contestait des cotisations supplémentaires de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2017 à 2020. La société soutenait que les surfaces enrobées adjacentes à ses stations de lavage n'étaient pas indispensables à son activité et que les impositions étaient excessives. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement évalué la valeur locative des biens en incluant ces surfaces, conformément aux articles 1467 et 1498 du code général des impôts et aux décrets d'application. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. et Mme B d’une requête en annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Faches-Thumesnil à la société EDMP - Hauts-de-France. Par un mémoire enregistré le 13 décembre 2024, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 19 décembre 2024. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’absence d’opposition au désistement.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 7 juin 2023 lui refusant un titre de séjour en qualité de commerçant, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, faute pour la requérante de justifier d'une inscription au registre du commerce ou des métiers. En conséquence, les moyens dirigés contre les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de destination et interdiction de retour) ont été écartés, et la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les demandes de la SCI Monts des Bruyères contestant les cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que le taux de 15,62 % fixé par la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut était manifestement disproportionné par rapport au coût réel du service, invoquant notamment l'absence de redevance spéciale, la prise en compte de dépenses non justifiées et l'annulation de la délibération fondant la taxe. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a également rejeté les demandes de frais de justice. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article 1520 du code général des impôts relatives au financement du service public de gestion des déchets.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. et Mme B contestant des suppléments d'impôt sur le revenu et contributions sociales pour 2016, résultant d'un redressement pour avantage occulte lors de la vente de leur résidence principale à leur SCI. L'administration fiscale estimait que le prix de cession de 1 165 000 euros était surévalué par rapport à la valeur vénale du bien, fixée à 900 000 euros. Le tribunal a rejeté la demande de décharge, considérant que l'écart de prix était significatif et que les requérants n'ont pas apporté la preuve d'une évaluation conforme au marché, notamment en se fondant sur des termes de comparaison postérieurs à la vente. La décision s'appuie sur les articles 111 et 156 du code général des impôts, confirmant le bien-fondé des impositions et des pénalités pour manquement délibéré.
Refus d'attribution d'une rente viagère par l'Office national des combattants et victimes de guerre. Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme B comme manifestement irrecevable. La requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de la date de sa demande, malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de la SA Natiocréditbail contestant les cotisations de taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les années 2021 et 2022, concernant des locaux situés à Saint-Amand-Les-Eaux. La société soutenait que le taux de 15,62 % fixé par la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut (CAPH) était manifestement disproportionné par rapport aux dépenses réelles du service, notamment en raison de l'absence de redevance spéciale, de l'intégration de dotations aux amortissements et de recettes non fiscales non prises en compte. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la délibération fixant le taux n'était pas entachée d'illégalité. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans faire droit aux demandes de décharge, d'expertise ou de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille annule le refus implicite du préfet du Nord de renouveler la carte de résident de 10 ans de M. A, ressortissant guinéen. Le tribunal juge que ce refus, motivé par des antécédents judiciaires, méconnaît l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit le renouvellement de plein droit de la carte de résident, sous les seules réserves des articles L. 411-5 et L. 432-3, lesquelles ne permettent pas de fonder un refus pour menace à l'ordre public. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A dans un délai de trois mois.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Nord refusant un certificat de résidence à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières, sa demande de renouvellement de titre de séjour n'étant pas complète et ses arguments (perte de droits sociaux, impossibilité de travailler) étant trop généraux. La solution retenue est un rejet par ordonnance motivée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant la Serbie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la motivation de l'obligation de quitter le territoire suffisante au regard des dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu, ce dernier n'ayant pas démontré avoir été privé de la possibilité de faire valoir des éléments pertinents avant la décision.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le refus du président du conseil départemental du Nord de délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement" à Mme C. La requérante contestait la décision initiale du 23 mars 2023 et la décision confirmative du 27 juillet 2023 prise après recours administratif préalable obligatoire. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision initiale, car la décision du 27 juillet 2023 s'y est substituée. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision du 27 juillet 2023, estimant que Mme C ne remplissait pas les conditions d'attribution de la carte, en application des articles L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée irrecevable car tardive : le recours administratif préalable obligatoire contre la décision initiale du 27 octobre 2022, notifiée le 3 novembre 2022, a été formé le 17 janvier 2023, soit au-delà du délai de deux mois prévu par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la décision du 13 avril 2023 rejetant ce recours tardif est légale et la demande d'annulation est rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme B épouse C, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales du Nord de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 3 844,46 euros. Le juge a statué en plein contentieux sur la possibilité d'accorder une remise, en application des articles L. 842-3, L. 842-4 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que l'erreur de déclaration de Mme B, qui avait suivi les instructions d'un agent de la caisse, ne constituait pas une volonté manifeste de dissimulation, établissant ainsi sa bonne foi. Par conséquent, le tribunal a accordé une remise totale de l'indu.