33 598 décisions disponibles — page 627/1680
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C contestant le refus de remise d’un indu de prime d’activité de 1 924,20 euros. La requérante invoquait sa situation financière précaire, mais l’indu résultait de l’omission de déclarer des pensions alimentaires pendant un an, malgré une information préalable de la CAF. Le juge a estimé que la condition de bonne foi n’était pas satisfaite, en application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La demande de remise gracieuse a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B contestant la suspension de son revenu de solidarité active (RSA) pour le mois de septembre 2022, décision maintenue par le président du conseil départemental du Nord le 28 novembre 2022. Le requérant, qui avait omis de s'inscrire à Pôle emploi dans le délai imparti, a régularisé sa situation le 16 septembre 2022, soit après la date limite du 9 septembre. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la suspension pour le mois de septembre était légalement justifiée en application des articles L. 262-37 et suivants du code de l'action sociale et des familles, dès lors que le manquement de M. B à ses obligations d'insertion professionnelle était établi et qu'il ne justifiait d'aucun motif légitime.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F, ressortissant géorgien, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant la Géorgie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur la convention de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B pour contester une décision du département du Pas-de-Calais qui ne lui accordait qu'une remise partielle de 163,76 euros sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 655,05 euros. Le tribunal a annulé cette décision et accordé une remise totale du solde restant de 491,29 euros. Il a estimé que la condition de bonne foi de Mme B était satisfaite, le département ayant déjà accordé une remise partielle, et que sa situation de précarité financière, attestée par un quotient familial de 407 euros, justifiait une remise gracieuse complète. Cette solution s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. B, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour "salarié". Le juge a estimé que la demande de l'intéressé était manifestement irrecevable car il n'avait pas fourni les pièces complémentaires demandées par la préfecture, empêchant ainsi la naissance d'une décision administrative susceptible de recours. La condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité n'ont pas été examinées, la requête étant rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Oise du 11 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, lieu de résidence du requérant à Beauchamp (Val-d’Oise). L’ordonnance transmet donc le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Oise du 10 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour d’un an, a transmis la requête au Tribunal administratif d’Amiens. Il a estimé que, en application des articles R. 922-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, la compétence territoriale revenait à cette juridiction, le préfet de l’Oise ayant son siège dans le ressort d’Amiens. La solution retenue est donc un déclinatoire de compétence par transmission du dossier.
Le Tribunal administratif de Lille annule la décision du 2 décembre 2024 par laquelle le préfet de la Somme avait ordonné la remise de M. B, ressortissant congolais réfugié en Grèce, aux autorités grecques. La motivation en droit de cette décision est jugée insuffisante car elle ne vise pas l'accord franco-hellénique du 15 décembre 1999, pourtant applicable en vertu de l'article L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal accueille le moyen tiré de ce défaut de motivation sans examiner les autres griefs. Les conclusions de M. B tendant au remboursement des frais d'avocat sont rejetées, faute de demande d'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 21 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de renvoi, constate que le requérant a été assigné à résidence dans l’Oise en cours d’instance. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 351-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au tribunal administratif d’Amiens, dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le Maroc comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation valide et que les décisions étaient suffisamment motivées. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence d'attaches familiales stables en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant serbe, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant la Serbie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la motivation de l'obligation de quitter le territoire suffisante au regard des dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le droit d'être entendu de M. B n'avait pas été méconnu, ce dernier n'ayant pas démontré avoir été privé de la possibilité de faire valoir des éléments pertinents avant la décision.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Nord refusant un certificat de résidence à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières, sa demande de renouvellement de titre de séjour n'étant pas complète et ses arguments (perte de droits sociaux, impossibilité de travailler) étant trop généraux. La solution retenue est un rejet par ordonnance motivée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du département du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le juge a estimé que les éléments médicaux fournis par M. A, notamment ses difficultés à la marche et l'usage d'une canne, ne suffisaient pas à démontrer que son périmètre de marche était limité et inférieur à 200 mètres, ou qu'il nécessitait systématiquement une aide humaine pour tous ses déplacements extérieurs, comme l'exige l'arrêté du 3 janvier 2017 pris pour l'application du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, la décision de refus du 28 septembre 2023 a été confirmée.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour pour raisons de santé de Mme A, ressortissante guinéenne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la requérante n'avait pas déféré à la convocation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, ce qui avait empêché l'examen médical nécessaire à l'instruction de sa demande. En application des articles L. 425-9 et R. 425-11 à R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'absence de présentation à la convocation justifiait le rejet de la requête comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D, ressortissant serbe, contestant les décisions du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant la Serbie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a jugé que l'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur d’assigner à résidence M. A, étranger sous le coup d’une interdiction judiciaire du territoire, se déclare incompétent territorialement. Il estime que, en application des articles R. 312-1 et R. 312-8 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Paris, siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en formation collégiale, a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 21 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée au regard des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B, ressortissant afghan, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte pluriannuelle en qualité de membre de famille d’un bénéficiaire de la protection subsidiaire. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré le titre sollicité, valable jusqu’en 2028, ce qui a conduit le requérant à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 1 000 euros au conseil de M. B au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le refus du préfet du Nord d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante algérienne. La requérante contestait une décision implicite de refus d'enregistrement et la décision de communication des motifs du 14 février 2023. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que le préfet ne pouvait refuser l'enregistrement de la demande sans avoir préalablement vérifié la complétude du dossier au regard des articles R. 431-9, R. 431-10 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de fixer un rendez-vous à Mme A dans un délai de quinze jours et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 23 novembre 2022 par laquelle le préfet du Nord avait refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. La juridiction a retenu un vice de forme, la décision ne comportant ni signature, ni nom, ni qualité de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 900 euros au conseil de M. B au titre des frais de justice.