33 578 décisions disponibles — page 65/1679
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre son arrêté de promotion au 2ème échelon de professeur agrégé. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas démontré le caractère d'urgence requis, son argument sur une perte de chance pour une mutation n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative relatifs aux conditions de l'urgence pour une suspension.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une lettre de relance du comptable public. Le juge estime que cette lettre, simple rappel avant poursuites, ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours, rendant la requête manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative et l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs mesures de reconduite à la frontière prises à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures connexes (interdiction de retour, fixation du pays de destination, assignation à résidence), considérant que la procédure était entachée d'irrégularités, notamment une motivation insuffisante et une méconnaissance de l'examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. La juridiction a estimé que les autorités françaises avaient correctement appliqué les critères de ce règlement, notamment après la prise d'empreintes dans le fichier Eurodac, et que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour invoquer l'application de la clause discrétionnaire ou un risque de traitement inhumain. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III).
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation de son assignation à résidence de 45 jours ordonnée par le préfet du Nord. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation, que la motivation de la décision est suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le moyen d'erreur manifeste d'appréciation n'est pas étayé. La décision est donc confirmée.
**Sujet principal** : Demande en référé-liberté visant à obtenir l'enregistrement d'une demande de renouvellement de titre de séjour déposée hors délai. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence, normalement présumée pour un renouvellement, n'est pas remplie car la requérante a déposé sa demande en dehors du délai légal sans justifier de circonstances particulières. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (condition d'urgence pour le référé) et l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délais pour le dépôt d'une demande de renouvellement).
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légal, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de son signataire et de son insuffisante motivation, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. D... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Belgique et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet du Nord avait légalement fondé sa décision sur le règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013), la Belgique ayant accepté la reprise en charge du demandeur d'asile. Les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance des articles 17 et 29 du règlement Dublin III et de l'article 3 de la CEDH, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile soudanais. Le juge a estimé que la cessation, motivée par deux absences à des rendez-vous, ne constituait pas un cas exceptionnel au sens des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'administration n'a pas démontré avoir procédé à un examen sérieux de la situation particulière et de la vulnérabilité du requérant avant de prendre sa décision.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E..., un demandeur d'asile irakien, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Allemagne. La juridiction a jugé que le préfet du Nord était compétent pour prononcer ce transfert, fondé sur le règlement Dublin (UE n° 604/2013), après que les autorités allemandes aient accepté de reprendre en charge l'examen de sa demande d'asile. Les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la méconnaissance des articles 4, 17 et 26 du règlement Dublin ainsi qu'aux articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé la décision, estimant que le préfet du Nord avait méconnu l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en ne procédant pas à un examen complet de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La décision est donc entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. D..., demandeur d'asile, visant l'annulation de son arrêté de transfert vers l'Autriche. Le tribunal a jugé que le préfet du Nord était compétent pour signer l'arrêté et que le transfert était légalement fondé sur le règlement Dublin (UE n° 604/2013), l'Autriche étant l'État membre responsable de l'examen de sa demande. Il a toutefois accordé à M. D... le bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral assignant à résidence un ressortissant somalien. Le juge écarte les moyens soulevés, estimant que la compétence de la signataire de l'arrêté est établie par un arrêté de délégation publié et que les conditions légales de l'assignation à résidence, prévues à l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sont remplies, notamment au regard des démarches d'éloignement engagées. Le requérant est toutefois admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande d'un étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une convocation pour déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui sollicitait son premier titre, ne justifiait pas de l'urgence requise, notamment en n'ayant pas relancé la préfecture pendant plus d'un an après son courrier initial et en parvenant à subvenir à ses besoins malgré son séjour irrégulier.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi, interdiction de retour et assignation à résidence). La juridiction a estimé que ces décisions préfectorales, prises après le rejet définitif de sa demande d'asile et son interpellation en situation irrégulière, étaient régulières et suffisamment motivées au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Elle a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés en l'espèce.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de suspension du RSA. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, considérant que le requérant disposait d'autres ressources issues de son activité d'écrivain. Les conclusions à fin d'indemnisation ont été déclarées irrecevables, excédant la compétence du juge des référés.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la SAS On Tower France de sa requête. La société demandait initialement la suspension de l'arrêté municipal du 10 septembre 2025 s'opposant à son projet d'antenne, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge constate que ce désistement, intervenu après l'engagement de la procédure, rend sans objet la tenue d'une audience et le prononcé d'une mesure de suspension.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé d'une décision de suppression du revenu de solidarité active (RSA). Le juge estime que la requête est irrecevable, le requérant n'ayant pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du département, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. De plus, le juge considère que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est pas établie en l'espèce.
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour réexaminer une demande de titre de séjour et délivrer un document provisoire, sur le fondement de l'urgence liée à l'état de santé de la requérante. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. **Motifs et textes appliqués** : L'existence d'une décision explicite de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français, notifiée le 17 décembre 2025, fait obstacle à l'octroi des mesures sollicitées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, car celles-ci neutraliseraient l'exécution de cette décision.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande de suspension en référé d'une décision d'invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. La requête est jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge applique la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du même code, sans examiner les conditions d'urgence ou le sérieux des moyens.