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Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B A d'une demande de condamnation de l'État au versement d'arriérés de salaires et d'une indemnité pour préjudice moral, en raison du non-respect du salaire minimum dans le cadre du travail en détention. Par une demande de maintien de requête adressée à son conseil via l'application Télérecours le 29 août 2024, M. A a été invité à confirmer l'intérêt de ses conclusions sous un mois, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de confirmation dans le délai imparti, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 20 novembre 2024, la présidente de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet du Nord du 1er novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.