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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de l'ONIAM d'indemniser ses préjudices liés à la vaccination contre la Covid-19. La requête a été jugée irrecevable car elle ne précisait pas les conclusions soumises au juge, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, même en l'interprétant comme une demande indemnitaire, elle ne comportait aucun moyen et n'était pas accompagnée du ministère d'avocat obligatoire. Le tribunal a donc appliqué l'article R. 222-1 7° du même code pour rejeter la requête.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le retrait d'un point sur son permis de conduire suite à une infraction routière commise le 9 octobre 2023 à Lesquin. Le requérant soutenait ne pas être l'auteur de l'infraction. Le juge a estimé que ce moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé et a rappelé qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative de se substituer à l'autorité judiciaire pour apprécier la matérialité des faits constitutifs d'une infraction pénale. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant le refus du préfet du Nord d’accorder la naturalisation à sa fille mineure. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du ministre chargé des naturalisations, conformément à l’article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. En l’absence de ce recours, la requête contentieuse était irrecevable, ce qui a conduit à son rejet sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lille concerne une demande de liquidation et de majoration d’astreinte présentée par M. B, ressortissant afghan, à la suite d’une précédente ordonnance de référé ayant enjoint au préfet du Nord de réexaminer sa situation et de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal donne acte du désistement de M. B, intervenu après que le préfet lui a finalement délivré une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2028. En conséquence, la requête est classée sans suite sur ce point, et les frais liés au litige sont mis à la charge de l’État en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Nord le 18 juin 2024 pour un hébergement, mais qui n’a reçu aucune proposition dans le délai légal de six semaines. Sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, le tribunal a admis la requérante à l’aide juridictionnelle provisoire. Il a enjoint au préfet du Nord de proposer un hébergement à Mme A sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter d’un délai de deux mois suivant la notification du jugement. La solution retenue ordonne l’accueil de la demanderesse dans une structure adaptée.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande de titre de séjour de l'intéressé, relevant de la catégorie "étudiant", devait être effectuée par voie dématérialisée via un téléservice conformément à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'arrêté du 27 avril 2021. En l'absence de preuve d'une telle démarche en ligne, la demande de M. A B a été jugée manifestement mal fondée, permettant au juge de la rejeter sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Pas-de-Calais d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. Sergent, propriétaire du navire "Dieu A Bien Fait", pour avoir utilisé une échelle de sécurité de quai comme point d’amarrage dans le port de Boulogne-sur-Mer. Le tribunal a rejeté les moyens de nullité soulevés par le défendeur, estimant que le retard dans la notification du procès-verbal n’avait pas porté atteinte aux droits de la défense et que les faits étaient établis. La solution retenue est fondée sur les articles L. 2132-2 et L. 2132-4 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que sur les articles R. 5333-10 et R. 5337-1 du code des transports, réprimant l’utilisation non conforme des équipements portuaires.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, était saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 plaçant M. A, ressortissant marocain, en centre de rétention administrative pour quatre jours. Le tribunal a constaté que, en application des articles L. 741-10 et R. 741-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le contentieux des décisions de placement en rétention relève de la compétence exclusive du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire, et non de la juridiction administrative. Par conséquent, il a ordonné, sur le fondement de l’article R. 922-17 du même code, la transmission sans délai de la requête au juge des libertés et de la détention de Lille, seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé de Mme B, ressortissante marocaine, qui demandait d'enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante n'a pas établi avoir déposé un dossier complet auprès de la préfecture, ce qui rend la mesure demandée contestable au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a donc estimé que la demande était manifestement mal fondée, sans examiner les conditions d'urgence ou d'utilité. La décision a été prise en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme B qui demandaient d'enjoindre au préfet du Nord d'autoriser un regroupement familial. Le juge a constaté que le silence de l'administration pendant six mois, à compter du dépôt du dossier complet le 8 août 2022, avait fait naître une décision implicite de rejet le 8 février 2023, conformément aux articles R. 434-12 et R. 434-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension d’un arrêté de péril pris par le maire de Sars-le-Bois le 23 septembre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne précisait aucun fondement juridique, ne contenait aucun moyen de légalité et n’était pas accompagnée d’un recours au fond. Le juge a appliqué l’article L. 522-3 du code de justice administrative, qui permet de rejeter une requête sans instruction lorsque celle-ci est irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en application du II de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme A pour obtenir une injonction de logement. La requérante, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation du Pas-de-Calais le 1er septembre 2022, contestait la proposition de logement reçue, jugée inadaptée en raison de travaux majeurs nécessaires sur 18 mois. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Nord s'était délié de son obligation de relogement en faisant une offre, sans que la requérante démontre son inadaptation au regard des critères légaux. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code précité.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Pas-de-Calais d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. A B, propriétaire d’un véhicule stationné dans une zone interdite du port de Boulogne-sur-Mer. Le tribunal a constaté que les faits, établis par un procès-verbal faisant foi, constituent une infraction aux dispositions de l’article R. 5333-25 du code des transports et de l’article 25 de l’arrêté portant règlement particulier de police du port. En conséquence, il a condamné M. B à une amende, dont le montant ne peut excéder 1 500 euros en application de l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. La solution retenue confirme la qualification de contravention de grande voirie et l’obligation pour le juge d’infliger une amende.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Pas-de-Calais d’une contravention de grande voirie pour le stationnement d’un véhicule de la société Avon Communications sur une zone interdite du port de Boulogne-sur-Mer. La société a reconnu l’infraction. Le tribunal a constaté que les faits, établis par un procès-verbal non contesté, constituaient une contravention de grande voirie au sens des articles R. 5333-25 du code des transports et de l’arrêté local de police portuaire. En conséquence, il a retenu la responsabilité de la société en tant que propriétaire du véhicule. L’amende a été fixée dans la limite prévue par l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques, sans excéder le montant maximal de l’amende contraventionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Pas-de-Calais d’une contravention de grande voirie pour le stationnement d’un véhicule sur une zone interdite dans le port de Boulogne-sur-Mer. Le propriétaire du véhicule, M. B, a reconnu les faits. Le tribunal a jugé que les faits, établis par un procès-verbal non contesté, constituent une contravention de grande voirie au sens des articles R. 5333-25 du code des transports et de l’arrêté local de police portuaire. En conséquence, il a condamné M. B à une amende, sans préciser le montant dans l’extrait fourni.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la précarité administrative et financière invoquée étant insuffisamment caractérisée et ne se distinguant pas de celle d'autres étrangers sans document de séjour. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du président du conseil départemental du Nord de lui délivrer la carte mobilité inclusion, a statué sur sa compétence. Il a jugé que les conclusions relatives aux mentions "invalidité" et "priorité" relèvent de la compétence du juge judiciaire, en application des articles L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, l’ordonnance transmet ces conclusions au tribunal judiciaire de Lille. En revanche, le tribunal retient sa compétence pour la contestation relative à la mention "stationnement", qui sera traitée séparément.
Litige relatif au bénéfice de l'allocation de soutien familial. Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, se déclare incompétent. Il applique les articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, qui attribuent ce contentieux à la juridiction judiciaire. La requête de Mme B est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Somme du 26 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, avec fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans, a constaté que le requérant avait été assigné à résidence à Amiens postérieurement à l’introduction de la requête. En application de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, combiné à l’article R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a transmis l’affaire au Tribunal Administratif d’Amiens, seul territorialement compétent.
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par la société Web Parc Eolien des Vallées, a refusé de transmettre cette question au Conseil d'État. La contestation portait sur l'article 230 de la loi de finances pour 2024, que la société estimait contraire au droit de propriété et à la liberté contractuelle. Le tribunal a fait application de l'article R. 771-6 du code de justice administrative, constatant que le Conseil d'État était déjà saisi d'une QPC identique sur le même texte. En conséquence, il a sursis à statuer sur le litige principal dans l'attente de la décision du Conseil constitutionnel.