33 598 décisions disponibles — page 696/1680
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi en référé suspension par Mme A, qui contestait le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de résident en qualité de conjointe de réfugié. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 18 octobre 2024, sans examiner le fond du litige. La procédure est régie par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 27 août 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. C, ressortissant géorgien, aux autorités allemandes. Le tribunal a retenu que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené dans des conditions garantissant la confidentialité, en raison de l'absence d'interprète qualifié et de la présence d'un agent non habilité. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie essentielle, justifiant l'annulation de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Ateliers A archidesign. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un marché de maîtrise d'œuvre, qualifiée d'anormalement basse par la commune d'Hénin-Beaumont. Le juge a estimé que l'écart important du prix proposé par rapport à l'estimation du pouvoir adjudicateur et aux autres offres, non justifié de manière satisfaisante, caractérisait une offre anormalement basse au sens des articles L. 2152-5 et R. 2152-4 du code de la commande publique. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension de la procédure et d'annulation des décisions.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. B C, ressortissant irakien, contre un arrêté du préfet du Nord du 24 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant soulevait notamment des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut de motivation et de la méconnaissance des articles 5, 17 et 18 du règlement, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Il a ensuite examiné le moyen tiré de la violation de l'article 5 du règlement, qui impose un entretien individuel confidentiel, et a constaté que le compte-rendu d'entretien ne mentionnait pas l'identité de l'agent l'ayant mené, ce qui ne permettait pas de vérifier le respect des conditions de confidentialité et de qualification requises. Par suite, le tribunal a annulé l'arrêté de transfert pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner
Cette décision du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expulsion de la communauté d'agglomération Grand Calais terres et mers. Le juge constate que Mme B, M. D et un tiers occupent sans droit ni titre l'aire d'accueil des gens du voyage de Calais, refusant de signer le règlement intérieur et la convention d'occupation. Il retient l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des branchements électriques dangereux effectués et de l'entrave au fonctionnement normal du service public. En conséquence, il ordonne la libération des lieux sous astreinte de 400 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour de M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant attendu sept mois pour contester la décision et n'ayant pas justifié de circonstances particulières. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge d’amendes fiscales infligées à la société DMG sur le fondement de l’article 1759 du code général des impôts, pour lesquelles il était solidairement responsable. Le tribunal a constaté que ces amendes avaient déjà fait l’objet d’un dégrèvement par l’administration fiscale le 25 novembre 2022, soit avant l’introduction de la requête. En conséquence, les conclusions de M. B étaient dépourvues d’objet et manifestement irrecevables, ce qui a conduit à leur rejet sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière, condition nécessaire pour obtenir des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de quarante-huit heures. Il a relevé que Mme A n'apportait pas d'éléments concrets démontrant qu'elle était privée de prestations sociales, de logement, d'accès aux soins ou d'une activité professionnelle. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 23 septembre 2024 par laquelle le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A B, ressortissant soudanais, aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a retenu un vice de procédure, constatant que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené dans des conditions garantissant la confidentialité, faute de mention de l'identité de l'agent l'ayant conduit. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une décision du conseil départemental du Nord relative au revenu de solidarité active. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé des faits et moyens, ni l'énoncé des conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le président a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mmes C et A, qui demandaient au juge de se prononcer sur le comportement du maire de Wignehies lors des "questions diverses" des conseils municipaux. La requête ne contenait aucune conclusion en annulation ou en indemnisation, ni l'exposé d'aucun moyen, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration ni statuer sur un simple comportement sans décision attaquable. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi par Mme A d’une demande d’annulation d’un refus d’aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant, s’est déclaré territorialement incompétent. La décision attaquée ayant été prise par les services régionaux de l’Agence de services et de paiement situés à Amiens, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif d’Amiens, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui contestait un avertissement avant sanction de France Travail pour non-présentation à une action d'aide à la recherche d'activité. Le juge a estimé que ce courrier d'avertissement, acte préalable à une éventuelle radiation, n'est pas un acte susceptible de recours contentieux car il n'est pas dissociable de la sanction finale. En application des articles L. 213-11 du code de justice administrative et R. 5312-47 du code du travail, une médiation préalable obligatoire est requise avant tout recours contre la radiation. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du président de l’Université de Lille refusant l’admission de M. B en première année du diplôme universitaire « droit des sociétés ». Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu’aucun moyen sérieux n’était soulevé, l’appréciation de la candidature relevant du pouvoir de l’administration universitaire. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. C, qui contestait le refus implicite du préfet du Nord d’accorder le regroupement familial pour son épouse et ses enfants. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation ou à celle de sa famille, malgré ses difficultés personnelles et familiales. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif d’Amiens. Cette décision est fondée sur les articles R. 351-3 et R. 776-16 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a estimé que, la rétention administrative du requérant ayant pris fin, la compétence territoriale relevait désormais du tribunal du lieu de résidence de l’intéressé, à Nogent-sur-Oise, situé dans le ressort d’Amiens.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B A contestant le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de lui délivrer une carte mobilité inclusion, mention "stationnement". La requête, qui ne comportait aucun moyen, a été déclarée manifestement irrecevable faute de régularisation par le requérant, malgré une demande en ce sens adressée sur le fondement de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. L'ordonnance applique les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l'intervention de la juridiction pour accélérer le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour par la préfecture du Nord. Le juge a constaté que la requête, dépourvue de conclusions relevant de l'office du juge administratif, ne contenait aucun moyen de droit. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait l'absence de réponse à sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la requête, qui sollicitait seulement une attestation de prolongation d'instruction, était dépourvue de conclusions relevant de l'office du juge administratif. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, relatifs à l'irrecevabilité des requêtes ne contenant ni moyens ni conclusions.
Rejet pour irrecevabilité manifeste d’une requête en excès de pouvoir formée par Mme A B devant le Tribunal administratif de Lille, faute pour la requérante d’avoir produit la décision attaquée de la maison départementale des personnes handicapées du Nord, malgré une demande de régularisation restée sans suite. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.