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Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’une demande de liquidation de l’astreinte de 200 euros par jour fixée par une ordonnance du 19 août 2024, visant à contraindre le préfet du Nord à réexaminer sa situation administrative. Le juge des référés a admis M. B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a rappelé que la liquidation de l’astreinte vise à sanctionner l’inexécution d’une injonction judiciaire, mais qu’elle peut être modérée ou supprimée en cas de force majeure ou de diligences suffisantes de l’administration. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge s’est fondé sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C, professeure agrégée, qui contestait son titre de pension calculé sur la base de l'indice majoré 503 et demandait la prise en compte de l'indice majoré 599. La requérante soutenait que la décision était insuffisamment motivée et entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal a jugé que la décision d'octroi initial d'une pension n'est pas soumise à l'obligation de motivation prévue par l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que la pension devait être calculée sur la base de l'indice correspondant à l'emploi effectivement détenu depuis six mois, conformément à l'article L. 15 du code des pensions, et que la requérante ne pouvait se prévaloir d'un droit acquis à un indice conservé à titre personnel pour sa rémunération.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de Mme B visant à la liquidation d'une astreinte de 100 euros par jour, prononcée par une ordonnance du 16 juillet 2024. Cette astreinte enjoignait au préfet du Nord de réexaminer la situation de la requérante et de lui délivrer un récépissé dans un délai d'un mois. Le juge des référés a estimé que, malgré un retard d'exécution, l'administration avait finalement entièrement exécuté l'injonction en convoquant Mme B pour la remise de son titre de séjour. La solution est fondée sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, relatifs à la liquidation des astreintes.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la CNRACL de réviser sa pension de retraite pour tenir compte d’une promotion au 8ème échelon d’agent social principal, intervenue après son admission à la retraite. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article 17-1 du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003, la pension doit être calculée sur la base de l’emploi effectivement détenu depuis six mois au moins à la date de cessation des services. La promotion, bien que rétroactive, étant postérieure à cette date, Mme B ne pouvait s’en prévaloir pour obtenir une révision de sa pension.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités suisses. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 742-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle mentionnait le règlement (UE) n° 604/2013 et les éléments de fait justifiant la responsabilité de la Suisse. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement Dublin III, ont été écartés.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. C, ressortissant géorgien souffrant d’une insuffisance rénale chronique, afin d’obtenir la liquidation d’astreintes pour inexécution d’une précédente ordonnance du 18 décembre 2023. Cette ordonnance enjoignait au préfet du Nord de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Le juge des référés a constaté que le préfet n’avait pas exécuté ces injonctions dans les délais impartis, malgré une première liquidation d’astreinte prononcée le 29 janvier 2024. En application des articles L. 911-7 et L. 911-8 du code de justice administrative, il a liquidé les astreintes à hauteur de 9 450 euros pour la délivrance du titre et de 12 250 euros pour le réexamen, et porté leur montant à 500 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’une requête en référé visant à obtenir, sous astreinte, la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour par le préfet du Nord, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative et de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. M. B s’étant désisté de ses conclusions à fin d’injonction après que le préfet a régularisé sa situation, le juge des référés lui a donné acte de ce désistement pur et simple. En revanche, constatant que le requérant avait dû saisir la justice pour obtenir le récépissé, le tribunal a condamné l’État à lui verser 800 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par le préfet du Nord d'une demande d'expulsion d'une mère et de son enfant d'un logement HUDA, qu'ils occupaient sans titre depuis juillet 2024. Le préfet invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure pour libérer une place face à une liste d'attente importante. La défense a opposé la vulnérabilité exceptionnelle de la famille, liée à des problèmes de santé, et a contesté la réalité de l'urgence alléguée. Le juge des référés a rejeté la requête du préfet, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie compte tenu de la situation de détresse des occupants, et a appliqué les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ainsi que les stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi par Mme A d’une demande d’annulation d’un refus d’aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant, s’est déclaré territorialement incompétent. La décision attaquée ayant été prise par les services régionaux de l’Agence de services et de paiement situés à Amiens, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif d’Amiens, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait l'absence de réponse à sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la requête, qui sollicitait seulement une attestation de prolongation d'instruction, était dépourvue de conclusions relevant de l'office du juge administratif. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, relatifs à l'irrecevabilité des requêtes ne contenant ni moyens ni conclusions.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 23 septembre 2024 par laquelle le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A B, ressortissant soudanais, aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a retenu un vice de procédure, constatant que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené dans des conditions garantissant la confidentialité, faute de mention de l'identité de l'agent l'ayant conduit. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur la demande de suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour présentée par un ressortissant marocain, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer. Cette solution a été retenue car le préfet du Nord s’est engagé à convoquer le requérant pour lui remettre la carte de séjour pluriannuelle déjà fabriquée. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l'intervention de la juridiction pour accélérer le traitement de sa demande de renouvellement de titre de séjour par la préfecture du Nord. Le juge a constaté que la requête, dépourvue de conclusions relevant de l'office du juge administratif, ne contenait aucun moyen de droit. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant l'arrêté de transfert vers la Belgique pris par le préfet du Nord. Le tribunal a annulé cette décision au motif que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené dans une langue comprise par l'intéressé, ce qui constitue un vice de procédure substantiel. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de huit jours.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif d’Amiens. Cette décision est fondée sur les articles R. 351-3 et R. 776-16 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a estimé que, la rétention administrative du requérant ayant pris fin, la compétence territoriale relevait désormais du tribunal du lieu de résidence de l’intéressé, à Nogent-sur-Oise, situé dans le ressort d’Amiens.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. C, qui contestait le refus implicite du préfet du Nord d’accorder le regroupement familial pour son épouse et ses enfants. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation ou à celle de sa famille, malgré ses difficultés personnelles et familiales. En conséquence, la demande de suspension et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du président de l’Université de Lille refusant l’admission de M. B en première année du diplôme universitaire « droit des sociétés ». Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, faute pour le requérant de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu’aucun moyen sérieux n’était soulevé, l’appréciation de la candidature relevant du pouvoir de l’administration universitaire. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’inspectrice du travail du 19 octobre 2023 autorisant son licenciement. M. B s’est désisté de sa requête après avoir trouvé un accord avec la société Kbane, laquelle a accepté ce désistement. Par une ordonnance du 17 octobre 2024, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de suspension de M. A, étudiant à l'école Centrale de Lille, contestant la délibération du jury du 17 septembre 2024 lui imposant une année de transition. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le code de l'éducation et le règlement intérieur de l'école.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 9 septembre 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. A, ressortissant afghan, aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. La solution retenue repose sur l'irrégularité de la procédure, l'administration n'ayant pas établi que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. En conséquence, le tribunal a fait droit à la requête en excès de pouvoir, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.