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Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A B d’une requête contestant un arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Postérieurement à l’introduction de la requête, le juge des libertés et de la détention a mis fin à la mesure de rétention administrative dont il faisait l’objet. Constatant que le requérant ne s’est pas manifesté depuis sa libération et n’a fourni aucune adresse pour assurer le suivi de la procédure, le tribunal a estimé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur sa requête.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. M. A s’est désisté de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a constaté que les conclusions relatives à l’aide juridictionnelle provisoire étaient devenues sans objet. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 500 euros à l’avocate de M. A.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Nord d'examiner sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une situation d'urgence particulière, condition nécessaire pour obtenir des mesures de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de quarante-huit heures. Les éléments produits (courrier de la CAF, convocations diverses) n'établissaient pas une privation concrète et imminente de droits. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du 1er avril 2021 par laquelle la principale du collège Madame D a prononcé le licenciement disciplinaire de M. B, assistant d'éducation. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée en fait, se bornant à indiquer le licenciement sans préavis ni indemnité sans énoncer les faits reprochés, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article 43-2 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986. Par conséquent, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation de M. B.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir, sous astreinte, la communication de documents relatifs à la fin de son contrat par la rectrice de l’Académie de Lille. Postérieurement à l’introduction de la requête, M. A s’est désisté purement et simplement, la rectrice ayant accepté ce désistement. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 21 octobre 2024, sans qu’il soit nécessaire de statuer sur le fond du litige.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Nord de convoquer Mme C pour enregistrer sa demande de renouvellement de carte de séjour "vie privée et familiale" et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, sous un délai de quinze jours. La requérante avait sollicité le renouvellement de son titre avant son expiration, et l'administration n'avait pas répondu. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée pour un renouvellement de titre de séjour et que la mesure était utile et sans contestation sérieuse. L'ordonnance se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation de 8ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A, ressortissant gabonais, contre un arrêté préfectoral du 8 décembre 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, inapplicables, les stipulations de l'article 9 de la convention franco-gabonaise du 2 décembre 1992. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen particulier et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et a confirmé la légalité des décisions attaquées.
Le Tribunal administratif de Lille a annulé l'arrêté du 5 janvier 2023 par lequel le préfet du Pas-de-Calais assignait à résidence M. A C, ressortissant tunisien, pour une durée maximale de six mois. La décision a été censurée pour vice de forme, l'ampliation notifiée ne comportant ni signature ni mention lisible du prénom, nom et qualité de son auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a ainsi accueilli le recours pour excès de pouvoir sans examiner les autres moyens, et a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice faute de demande d'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le sous-préfet de Dunkerque. La requérante invoquait la circulaire Valls et une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le tribunal a jugé que la circulaire Valls n'a pas de valeur réglementaire et ne peut être invoquée utilement. Il a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son maintien irrégulier en France, de l'absence de preuve d'une intégration particulière et de la possibilité de reconstituer sa cellule familiale en Géorgie. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Nord le 27 juin 2022. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant et que le moyen tiré d'une erreur de droit sur ce point était infondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés. La décision s'appuie notamment sur l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant le refus de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français et la mesure d'éloignement prise par le préfet du Nord. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de sa fille, condition requise par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que celui fondé sur la violation de la présomption d'innocence. En conséquence, la décision de refus de titre, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont été jugées légales.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 août 2024 par laquelle le directeur général de l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France a suspendu M. B de l’exercice de la médecine pour cinq mois, sur le fondement de l’article L. 4113-14 du code de la santé publique. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir apporté des éléments suffisants sur ses ressources et charges pour démontrer un bouleversement grave et immédiat de sa situation. En conséquence, l’ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d’injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi en référé suspension par Mme A, qui contestait le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de résident en qualité de conjointe de réfugié. La requérante s'est désistée de l'ensemble de ses conclusions. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 18 octobre 2024, sans examiner le fond du litige. La procédure est régie par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans titre des parcelles du domaine public ferroviaire à Calais. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, caractérisées par les risques pour l'ordre public et la sécurité des occupants eux-mêmes, en raison de l'absence d'hygiène et de la proximité d'infrastructures de transport. Le juge a écarté la contestation sérieuse tirée de l'atteinte à la vie privée et familiale, faute pour l'occupant d'établir des liens suffisants avec les lieux. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Ateliers A archidesign. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un marché de maîtrise d'œuvre, qualifiée d'anormalement basse par la commune d'Hénin-Beaumont. Le juge a estimé que l'écart important du prix proposé par rapport à l'estimation du pouvoir adjudicateur et aux autres offres, non justifié de manière satisfaisante, caractérisait une offre anormalement basse au sens des articles L. 2152-5 et R. 2152-4 du code de la commande publique. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension de la procédure et d'annulation des décisions.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant son pays de destination et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que les erreurs de fait alléguées. Après avoir entendu les parties à l'audience, la juridiction a estimé que les arguments de M. B n'étaient pas fondés et a donc confirmé la légalité des décisions préfectorales. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-23, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 27 août 2024 par lequel le préfet du Nord ordonnait le transfert de M. C, ressortissant géorgien, aux autorités allemandes. Le tribunal a retenu que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 n'avait pas été mené dans des conditions garantissant la confidentialité, en raison de l'absence d'interprète qualifié et de la présence d'un agent non habilité. Cette irrégularité a privé le requérant d'une garantie essentielle, justifiant l'annulation de la décision de transfert.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d’un réfugié. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières, notamment en raison du délai d’un an écoulé avant son recours et de l’absence de précisions sur l’aggravation de l’état de santé de son enfant ou sur les conséquences de sa grossesse. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. A, ressortissant tunisien, contestant les décisions du préfet du Nord l’obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant la Tunisie comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour d’un an, et l’assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du défaut de motivation, en estimant que les décisions étaient suffisamment justifiées et proportionnées. La solution retenue est le rejet des requêtes, confirmant la légalité des mesures d’éloignement et d’assignation à résidence. Les textes appliqués incluent les articles L. 612-6 à L. 612-10 et L. 732-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 279 du livre des procédures fiscales, était amené à se prononcer sur le refus du comptable public d'accepter une garantie hypothécaire offerte par M. A pour obtenir un sursis de paiement de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu. En cours d'instance, l'administration a annulé sa décision de refus et accordé le sursis de paiement sollicité. Par conséquent, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions relatives à la suffisance de la garantie. Il a en revanche rejeté comme irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision initiale et à la restitution de sommes, rappelant que son office se limite à apprécier les garanties et non la légalité de la décision du comptable.