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Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme et M. B demandant l'annulation de l'arrêté du 22 mars 2022 par lequel l'adjointe au maire de Cysoing a refusé leur permis de construire tacite pour une maison individuelle. Les requérants contestaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs moyens, considérant que l'arrêté était légalement fondé sur l'atteinte au caractère des lieux avoisinants. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, et les requérants ont été condamnés à verser 3 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 30 septembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 5.5 et 17 du règlement Dublin III, ainsi que la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Lille a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions principales tendant à l’annulation du refus implicite de délivrance d’une carte de séjour par le préfet du Nord, ainsi que de ses conclusions aux fins d’injonction, après que la requérante a obtenu le titre sollicité. Il a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire, celle-ci ayant été accordée à titre total. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 800 euros à l’avocate de Mme B, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A B contestant la suspension de son revenu de solidarité active (RSA) pour mars 2024. La requête était manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, et le requérant n'a pas régularisé sa demande malgré une invitation du tribunal. La décision se fonde sur les articles R. 222-1, R. 421-1, R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le préfet du Pas-de-Calais pour une contravention de grande voirie reprochée à M. A B, armateur du navire "Le Précurseur", pour avoir déversé des poissons dans les eaux du port de Calais sans remise en état. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que le délai de notification du procès-verbal n'est pas prescrit à peine de nullité. Il a jugé la contravention matériellement établie sur la base du procès-verbal, qui fait foi jusqu'à preuve contraire, et a condamné M. B à une amende, en application des articles R. 5333-28 et R. 5337-1 du code des transports.
Aide sociale à l'hébergement (ASH) – Tribunal administratif de Lille – Rejet pour défaut de motivation. Le tribunal a rejeté la requête de l'association Atinord, curatrice de Mme B, contestant le refus implicite du département du Pas-de-Calais d'octroyer l'ASH à une date antérieure au 1er août 2021. Après invitation à régulariser, la requête restait dépourvue de tout moyen. L'ordonnance applique les articles R. 222-1 (4° et 7°) et R. 772-6 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été amené à statuer sur la demande de M. A, ressortissant comorien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a constaté que le préfet du Nord avait délivré à l'intéressé un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 20 février 2025, ce qui démontrait que l'administration instruisait toujours sa demande et que la décision implicite de rejet n'était pas encore intervenue. En conséquence, le tribunal a estimé que les conclusions à fin de suspension et d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l’arrêté du préfet du Nord du 19 septembre 2024 obligeant M. A à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car le requérant bénéficie déjà d’un recours suspensif de plein droit contre l’obligation de quitter le territoire français en vertu de l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ce qui exclut l’application de la procédure de référé suspension prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant la décision du 3 septembre 2024 par laquelle l'OFII lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait un défaut de motivation et une méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa vulnérabilité et de celle de son fils. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que la décision, fondée sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du même code, exposait suffisamment les considérations de droit et de fait, notamment le motif que Mme B avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, bien que l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle soit accordée.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant algérien, pour suspendre les décisions implicites du préfet du Nord rejetant ses demandes de renouvellement et de délivrance d'un certificat de résidence de dix ans. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'avait pas déposé un dossier complet, notamment en raison de l'absence d'autorisation de travail. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B C d’un recours en annulation contre le rejet de sa demande de carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement", décidé par le président du conseil départemental du Nord. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le département, estimant que l’absence de mention du domicile du défendeur dans la requête n’affecte pas sa recevabilité. Sur le fond, il a examiné les conditions d’attribution de la carte, prévues par les articles L. 241-3 et L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que par l’arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la justification par l’état de santé de la requérante d’une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied.
Le Tribunal Administratif de Lille, saisi par Mme A d’un recours contre le refus du département du Pas-de-Calais de participer aux frais d’hébergement de sa mère en EHPAD, se déclare incompétent. Il estime que le litige, qui porte sur la détermination des obligés alimentaires et le montant de leur contribution, relève de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 134-3 et L. 132-6 du code de l’action sociale et des familles. En conséquence, l’ordonnance transmet l’affaire au tribunal judiciaire d’Amiens.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé de M. A, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable car elle ne précisait ni les conclusions ni le fondement juridique invoqué, en application de l’article L.522-3 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de conclusions.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus du président du conseil départemental du Pas-de-Calais de lui accorder la carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, malgré une demande de régularisation restée sans suite. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, l'ordonnance rejette la requête sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, qui demandait l’annulation du refus de la CAF du Nord de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 2 490,84 euros. Statuant en plein contentieux sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le juge a examiné la situation de précarité du requérant. Il a estimé que le quotient familial de 990 euros par personne et par mois ne caractérisait pas une précarité suffisante pour justifier une remise totale ou supplémentaire de la dette. La bonne foi de M. C n’étant pas contestée, la demande a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation du refus de la CAF du Nord de lui accorder une remise de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 1 450,86 euros. Le tribunal a d'abord mis hors de cause la CAF, seul le département du Nord étant compétent pour défendre sur ce litige. Sur le fond, il a rappelé que la remise de dette peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, mais que Mme A n'a pas apporté d'éléments sur sa situation financière actuelle malgré une demande du tribunal. En l'absence de preuve de précarité, la demande de remise gracieuse a été rejetée, sur le fondement des articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A contestant le refus du revenu de solidarité active (RSA) par le président du conseil départemental du Pas-de-Calais. Le requérant avait invoqué des moyens de légalité externe et des violations de textes constitutionnels et législatifs, mais sans les assortir de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Invité à régulariser sa requête via le formulaire prévu à l'article R. 772-6 du code de justice administrative, M. A n'a pas donné suite dans le délai imparti. En application du 7° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée comme insuffisamment motivée.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Par un mémoire du 18 octobre 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 23 octobre 2024.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C, ressortissant colombien, contestant un arrêté du 23 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an, ainsi qu’un arrêté du 26 septembre 2024 refusant son admission au séjour au titre de l’asile et le maintenant en rétention. Le tribunal a soulevé d’office l’irrecevabilité des conclusions dirigées contre l’arrêté du 23 septembre 2024 en raison de leur caractère tardif. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés n’étant pas fondés, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.