33 598 décisions disponibles — page 699/1680
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord ordonnant le transfert de Mme C vers l'Italie. La requérante soutenait notamment que la décision méconnaissait les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a admis Mme C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 du règlement, relatif à l'information du demandeur, et a constaté que la requérante avait attesté avoir reçu les informations lors de son entretien individuel.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités belges. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en ce qu'elle visait le règlement (UE) n° 604/2013 et précisait que la Belgique était responsable de sa demande d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du même règlement, ainsi que des stipulations de la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, qui contestait un avertissement avant sanction de France Travail pour non-présentation à une action d'aide à la recherche d'activité. Le juge a estimé que ce courrier d'avertissement, acte préalable à une éventuelle radiation, n'est pas un acte susceptible de recours contentieux car il n'est pas dissociable de la sanction finale. En application des articles L. 213-11 du code de justice administrative et R. 5312-47 du code du travail, une médiation préalable obligatoire est requise avant tout recours contre la radiation. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mmes C et A, qui demandaient au juge de se prononcer sur le comportement du maire de Wignehies lors des "questions diverses" des conseils municipaux. La requête ne contenait aucune conclusion en annulation ou en indemnisation, ni l'exposé d'aucun moyen, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration ni statuer sur un simple comportement sans décision attaquable. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi par Mme A d’une demande d’annulation d’un refus d’aide à l’acquisition d’un véhicule peu polluant, s’est déclaré territorialement incompétent. La décision attaquée ayant été prise par les services régionaux de l’Agence de services et de paiement situés à Amiens, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif d’Amiens, en application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. D, ressortissant libanais, contestant les décisions de l'OFII de mettre fin à son hébergement et de cesser ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, en procédant à une substitution de base légale au profit du 2° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que les moyens soulevés (insuffisance de motivation, vice de procédure, défaut d'examen, inadaptation de l'hébergement à ses pathologies) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans faire droit aux demandes d'injonction ni aux frais d'avocat.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours à Lompret, ordonnée par le préfet du Nord le 3 septembre 2024. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que les dispositions des articles L. 732-7 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avaient été respectées. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, le tribunal ayant écarté l'ensemble des moyens soulevés, dont celui tiré de l'illégalité de la mesure d'éloignement sous-jacente.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A, ressortissant malien, contre un arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du président de l’université de Lille rejetant sa candidature en deuxième année de Master en droit international et européen. La requérante s’est désistée de sa requête par un acte pur et simple enregistré le 27 septembre 2024. Par ordonnance du 16 octobre 2024, la présidente de la 8ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par la société SDI d’une demande en paiement de 451 865,11 euros TTC contre la communauté d’agglomération Béthune Bruay Artois Lys Romane pour des prestations réalisées. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire du 29 août 2024. Par ordonnance du 16 octobre 2024, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. Aucun dépens n’ayant été exposé, il n’y a pas lieu de statuer sur ce point.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par une étudiante en odontologie contestant une délibération du jury l’ayant déclarée ajournée et refusant son passage en troisième année. La requérante a ensuite informé le tribunal de son désistement pur et simple. Par une ordonnance du 16 octobre 2024, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'entretien individuel prévu par l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 avait été mené dans une langue comprise par le requérant, et que les autres moyens soulevés (erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la rectrice de l’académie de Lille de lui accorder un allégement de service. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, tout en maintenant sa demande de frais de justice sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a toutefois rejeté la demande de frais, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre une somme à la charge de l’État.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 26 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et estime que la preuve de la tenue de l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 est rapportée par la production du compte-rendu signé. Il juge également que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, la décision de transfert est validée.
Le Tribunal Administratif de Lille annule partiellement le titre exécutoire n° 254131 émis le 19 janvier 2022 par le centre hospitalier de Douai à l'encontre de Mme D pour un montant de 2 188,47 euros. La requérante, atteinte d'une affection de longue durée (ALD), a démontré que son hospitalisation pour un érysipèle était en lien avec cette pathologie, justifiant une prise en charge à 100 % par l'assurance maladie. En application des articles L. 160-14 et D. 160-4 du code de la sécurité sociale, le tribunal retient que seuls le forfait hospitalier de 240 euros reste à la charge de Mme D, les autres frais médicaux devant être pris en charge par la caisse primaire d'assurance maladie. Le titre exécutoire est donc annulé en tant qu'il met à la charge de Mme D les frais médicaux et d'hospitalisation, hors forfait journalier.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête du GAEC des Rietz contestant le refus de subvention de la région Hauts-de-France pour des investissements agricoles. Le juge a estimé que les arguments du GAEC, portant sur des difficultés financières et la reprise de l'exploitation, n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour constituer des moyens de droit recevables. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement infondées ou mal justifiées.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme C d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la rectrice de l'académie de Lille refusant une bourse de collège pour sa fille. La requérante s'est désistée de sa requête par un acte du 10 septembre 2024. Par une ordonnance du 16 octobre 2024, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Baelden, qui contestait le refus du préfet du Nord de lui délivrer une autorisation de travail pour un salarié étranger. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière, la motivation suffisante, et que le refus était fondé sur des manquements graves en matière de sécurité au travail, sans qu'il soit besoin d'une condamnation pénale. La décision s'appuie sur les articles R. 5221-20 du code du travail et les règles de délégation de signature.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant l'Algérie comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et la violation du droit au respect de la vie privée et familiale. Il a jugé que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les conditions de notification étaient sans incidence sur la légalité de l'acte.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance des règlements européens (n° 604/2013) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et a écarté l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.